AVANT-PROPOS. XI
Enfin dans \2i troisième partie , celle qui va nous occuper dans tout ce second volume^ ces mêmes principes sont appliqués aux textes liturgiques grégoriens.
•On voit dès lors que celui qui voudrait aborder ce second volume sans avoir une connaissance approfondie des deux premières parties^ surtout de la première, courrait le risque de ne rien comprendre, ou à peu près, à la troisième, car elles se tiennent, s'enchaînent logiquement. Nous engageons donc nos lecteurs à se bien pénétrer des théories de la première partie, avant d'aborder la troisième; cela fait, il y a lieu d'espérer que l'étude de cette dernière sera facile et très fructueuse.
Dans ce second volume, consacré à l'influence du texte latin sur la rythmique grégorienne, une très large place est faite aux questions d'ordre grammatical ou philologique; c'était nécessaire, moins encore pour répondre aux objections qui nous sont posées, que pour établir, de façon irréfutable, d'après l'histoire même de la langue latine^ le rythme du mot latin, et de la mélodie latine, étroitement liée au mot latin.
Si les pages consacrées à ce sujet sont un peu longues — et nous les avons allégées en rejetant à la fin, en appendice, la discussion des textes des auteurs — on verra que tout notre exposé musical (ch. vi-xiv) repose sur ces notions historiques comme sur sa base, et n'est pleinement compréhensible qu'avec elles.
Quant aux musiciens qu'effrayent les discussions purement grammaticales, nous leur conseillons vivement de iie pas se laisser rebuter par l'apparente aridité de ces études; ce n'est que par elles, et à leur lumière, qu'ils comprendront et sentiront vraiment, dans toute sa plénitude, la richesse rythmique et musicale des mélodies grégoriennes.