‹ Le nombre musical grégorienChapitre 195 sur 534 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

Ne pouvant nier les principes qui viennent d'être exposés, on contestera peut-être Y application que nous en faisons aux mélodies elles-mêmes.

Nous confessons très simplement que, sur ce point, la contradiction est plus aisée et la réponse plus délicate, car il s'agit de détails. 11 est des cas, et ce sont les plus nombreux, où l'application des principes est indiscutable ; il en est d'autres qui soulèvent des hésitations. Dans ce cas, nous disons nos préférences, en laissant toute liberté pour un choix différent du nôtre. Qu'il y ait parfois une part de conjecture dans quelques-unes de nos décisions, nous l'admettons; mais n'en est-il pas ainsi dans toutes les restitutions antiques? D'ailleurs on peut toujours corriger.

Quoi qu'il en soit, ceux qui repoussent notre théorie au nom de Vhistoire auront désormais à prouver qu'aux temps grégoriens on ne chantait pas la musique liturgique comme les auteurs et les monuments de cette époque nous la présentent, comme toute l'histoire littéraire et musicale nous l'enseigne manifestement. Nous attendrons longtemps cette démonstration.

Pour ceux de nos lecteurs qui n'auraient en main que le second volume du Nombre musical grégorien, il ne sera pas inutile de rappeler brièvement le plan de l'ouvrage entier.

Dans une première partie, t. i, p. 25-128, nos recherches ont été dirigées sur Vorigine, sur Vessence dt(^ rythme. Là, nous avons exposé les lois générales qui dominent toute Rythmique, et par suite, la Rythmique grégorienne.

Dans une seconde partie, t. i, p. 129-410, ces lois générales ont été appliquées à la mélodie grégorienne pure, sans texte, sans paroles. C'est toute la question de la notation neumatique et de son influence sur le rythme qu'il fallait alors élucider.

Page 1