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CHAPITRE VI

2e SECTION. — MOTS SPONDAIQUES, DACTVLISES, COMPORTANT DEUX NOTES SUR LA SYLLABE ACCENTUÉE.

362. — Les touchements rythmiques, avons-nous dit, se comptent à partir de la dernière syllabe du mot.

Or il arrive souvent que la pénultième accentuée est doublée, ou chantée sur deux notes dictinetcs, podatus ou clivis :

C'est alors à partir de ce groupe^ ou de cette note double^ que sont places les ictus rythmiques ; c'est dire que tous sont reculés d'une syllabe.

S'il y avait trois notes ou davantage sur la syllabe tonique, le recul s'opérerait de la même manière.

Quant aux accents, tonique et secondaires, ils demeurent fixes, comme dans la l^^ série.

303. — La comparaison du mot-type le plus long', 1^^ et 2e section, fera bien comprendre le jeu des ictus dans l'un et l'autre cas :

l^e Section

ju-

sti-

fi- cà-

ti- o-

2e Section T

ju-

sti-

fi-

cà- ti-

Fl'g. I2Ç.

3G4. — Ce recul des touchements produit aussitôt dans tout le mot la rencontre des ictus et des accents, ce qui est tout aussi conforme aux lois générales du rythme que leur séparation. Ce qui est contraire à ces lois, et surtout à la beauté comme à la variété du nombre grégorien, c'est la rencontre constante, obstinée, de ces deux éléments sur le prétendu « temps fort ». Seule, la mauvaise musique tient à ce procédé.

365. — Les arsis et thésis chironomiques sont dessinées cidessous d'après les principes exposés dans la l^ section, — mais appliquées cette fois à la deuxième :

iO lâ- bor

16 es tu

il dé te

Il la- bô- ra

lâ- bo- râ-

. la- bô- ra- vf- sti . tu es spes mé- a

lâ- bo- râ- ve- râ- mus

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