‹ Le nombre musical grégorienChapitre 3 sur 534 · ARTICLE 2. - LES ARTS DE MOUVEMENT · texte numérisé non relu

ARTICLE 2. - LES ARTS DE MOUVEMENT

5. — En conséquence, la musique, la poésie et la danse recevaient le nom d^arts musicaux ou arts de mouvement. Tous les trois étaient soumis aux lois d'une même Rythmique. Une même terminologie servait à en expliquer la théorie ; une même mimique — gestes du pied, de la main, des doigts, du corps tout entier — était destinée à guider, souvent à la fois, les chanteurs, les instrumentistes et les danseurs. En un mot, il n'y avait o^'un Rythme qui pouvait simultanément informer trois matières, le son musical, la parole et l'orchestique.

6. — Or, bien que la rythmique grecque et la rythmique latine se séparent sur plus d'un point de la rythmique des mélodies grégoriennes, néanmoins les différences ne peuvent être que secondaires ; car, nous allons le voir, il n'existe qu'une seule rythmique générale dont les lois fondamentales, établies sur la nature humaine, se retrouvent nécessairement dans toutes les créations artistiques, musicales ou littéraires, de tous les peuples, dans tous les temps.

Les manières variées d'appliquer ces lois, ou même de s'y soustraire pour un temps, expliquent la multiplicité des systèmes rythmiques.

L'exposition de ces lois générales, puis leur application théorique et pratique aux mélopées liturgiques, tel est l'objet de ce livre.

t^i) Gevaert, Histoire et théorie de la Mtisiqiie de P antiquité, I, p. 22-23.

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