ARTICLE 3. - LE TEMPS ET LE MOUVEMENT
7. — Le Temps est la mesure du mouvement et de l'arrêt. Par lui-même, le temps ne peut se servir de mesure, ni produire sur nous aucune sensation. C'est seulement par les choses qui se passent, qui se meuvent en lui que nous sommes mis à même de l'évaluer ; d'ailleurs il n'existe pas en dehors d'elles.
8. — Le Mouvement est la condition qui, en divisant le temps, rend appréciable à nos sens son invisible et silencieux écoulement.
9. — La faculté de percevoir les mouvements qui divisent la somme des moments dont se compose le temps est surtout réservée à deux de nos sens : à la vue et à Xouïe.
Uœil saisit ces divisions, ces instants par les mouvements visibles des corps ; ainsi, par la marche de l'aiguille des secondes sur le cadran d'une horloge ; par les mouvements des danseurs, etc.. : c'est le mouvement local ou visible.
Voreille les perçoit par les vibrations sonores de l'air, par le son et la succession des sons : c'est le mouvemetit sonore — - instrumental s'il est produit par les sons d'un instrument ; — vocal s'il est produit par les sons de la voix qui parle ou qui chante.
C'est de celui-ci que nous nous occupons plus spécialement.