CHAPITRE \ III
Section A
ba ■
2) An/.
Transeûnte.
Dô-rai-no, ;
cla-
ma- bat '
caé-cus
ad :
um
fi
3) Anf.
Antequam.
conve-ni-
renl, in-
vén-ta
est
\Ia-
ri- :
4) AtU.
Sunt de hic.
stânti-
bus qui
non gus-
tà-
bunt
môr-
te m
TT
3) An/.
Pi
Ecce puer.
mé- us
lé- ctus,
quem
lé-
gi
6) An/.
.\dm6niti.
Mâ-
ici in
som-nis
ab
àn-
ge-
lo
/- yr
y) An/.
Bedti.
pa-ci- fi- ci.
be-
il- ti
mùn-
do
côr-
de
S) An/.
Euge serve.
ne, in
mô- di-
; co
fi-
dé-
lis
9) An/.
Clarifica me
Pâ- ter
a- pud
• te-
met-
psum
10) An/.
SL-nectù- tis
et
.-.té- ri-
: li
Jo-
ân-
■ nés
l'incise. — LES INCISES SVLLABIQUES.
Section B
^ Fm
U) A ni.
Oui viih Vf nfre "
post
me,
âb-
ne-get semet-
psum
12) Af,i.
Tradétur enim.
gén-ti-
bus
ad
il- lu-
dén-
du m
18) A ni.
CiiTTi inHii- g
cçrGtît .
Cuni indû-cc-iont
pi'i- c-
rum
Jé-
su m
14) Anl.
vo-câ- bi-
tur
nô-
men
jus
15) A)iL
mi- ni-
strat,
me
se-
quâ-
tur
ft
de- si- de- r a- tus
cûn-
ctis
gén-ti-
bus
^fm
17) Ani.
fi
é- :JUS
gnus
ni-
ve
^fm
18) Anf.
Uo-mi- : nus
sé-
dem
Dà-
vid
vm - /
^^^,Tn.
19) An/.
■ RM
In cratîcula.
et ad
ignem
• applicâ-
: tus
Section C 7 (i .S I 3
20) A?it.
Herôdes.
i-râ-
tus
oc-
ci- dit
tnûl-
tos
pli- e-
ros
iî« .
21 ) Ant.
Cum immûn
dus.
spi- ri-
tus
ex-
rit
ab
hô-mi-
ne
22) Ant
De quinque.
pâ-ni-
bus
et du-
pisci-
bus
rr
23) Ant.
Qui me con-
féssus.
fù- c-
rit
co-
ram
ho-
mi- ni-
bus
Section D
24) A7it.
Dum conturbâta.
25) Ant.
Tu auteni.
261 Ant.
Cum facis.
27) Ant.
Cum accepi'sset.
lî« ,
fû- e-
rit
a- ni-
ma mé- a,
Dô-mi- ne
o-râ-ve-
ris,
in-tra
in cu-
bi- eu- lum
Hi ;..!
e-leemô-sy-
nam,
né-sci-
at si-
nistra tù- a
rm .- '
a-cé-
tum,
di- xit :
con- suni-
ma- tum' est
Fis:. 217.
l'incise. — LES INCISES SYLLABIQUES. 353
Il serait trop long et d'ailleurs inutile d'étudier à part chacune de ces 27 incises : il suffira d'en choisir quelques-unes pour en expliquer et justifier le rythme.
515. — Incise n° 2. — Le lecteur qui s'est familiarisé avec toutes les précédentes explications, sera porté à )ythmer les mots de cette incise, comme il suit :
.. Dô- mi- no cla- ma- bat caé- eus ad é- ura Fig. 3j8,
En sol, ce rythme est bon, justifiable, irréprochable même; il est conforme aux règles ordinaires, et, pour l'oreille, le résultat en est excellent.
Il en va de même pour les quatre incises suivantes, rythmées d'après les mêmes principes :
Incise n. 5. ^ j ■' ' ffr^^^-' ■ ■ ( r^^-f
mé- us e- lé- ctus quem e- lé- ci Ma- gi in sôm-nis ab An-ge- lo
6 ri 4 3 î 1
Incise n" >.
be- a- ti m un- do côr- de
Incise n. 9. ^=^^^ë=?^^^^^~7==^^P^F3t
Pà- ter a- pud te- met- i- psum
Rythme Grég. T. II. - 12
Et cependant, des doutes sérieux peuvent être formulés contre cette interprétation. Cette incise musicale, en effet, adaptée à certains textes, reçoit des modifications, légères à la vérité, mais révélatrices de sa vraie marche mélodique et de la valeur rj'thmique et tonale de chacune de ses notes. Voir le tableau précédent,
516. — La plus significative de ces modifications est la réunion, ou synércsc, du si [y et du la en une seule clivis avec épisème sur la première note : ^, dans les exemples 11 à 19 (section B), sauf 13. Cette synérèse exige un ictus rythmique sur le si-} et par suite sur le sol. Les sons mélodiques fondamentaux et ictiques sont donc jr/t7, sol, fa :
Incise n" 12.
... gén- ti- bus ad il- lu- dén- dum
Fig. 220.
et le la n'est qu'une note de passage, qui ne doit pas porter d'ictus. Or dans les incises 2, .5, 6, 7, 9, telles que nous venons de les rythmer ci-dessus en ne nous basant que sur la loi de l'enchaînement des mots, le la reçoit un touchement ; et dans les incises 5, 6, 7 et 9, le sol en est privé.
517. — Cette absence d'ictus sur le 5^/ est condamnée encore par un autre fait mélodique non moins significatif que la synérèse des notes 4 et 5. Lorsque le texte, très court, ne concède à la corde récitative sol qu'une seule S3^11abe, la mélodie s'accorde la fantaisie de doubler ce sol, comme on peut le voir dans les exemples 13 à 19. Habituée à se poser, à s'étaler à l'aise sur cette note, elle ne peut se contenter dun seul temps simple, et, au détriment dn « style oratoire », elle se permet une pose de deux temps.