‹ Le nombre musical grégorienChapitre 332 sur 534 · Qui perseq7tcbâ}itur jùstuJH · texte numérisé non relu

Qui perseq7tcbâ}itur jùstuJH

Malgré cette concordance, la version mélodique de ce dernier texte ne répond pas à celle des deux premiers. Le compositeur s'est contenté d'adapter ce texte à une autre formule bien connue du septième mode :

hS

Ec-ce

ap-pa-

ré-

bit

Qui per- se- que- bân- tur jû- stum

Le si, groupe 3, de l'édition vaticane, sur la syllabe ////' (tableau K, 28) est fort douteux.

l'incise. — LES INCISES SYLLABIQUES. ^^

Des observations analogues pourraient être faites sur les intonations suivantes 29 et 30 du tableau K, mais elles appartiendraient plutôt à un traité de composition grégorienne. Faisons cependant, à ce propos, une remarque générale.

546. — De tels exemples doivent nous apprendre à être larges, à ne pas ériger en système des règles, certaines sans doute, mais qui ont néanmoins leurs exceptions. Au premier abord, ces exceptions paraissent capricieuses, illogiques, leur raison d'être se dérobe à nos premières investigations. Mais bientôt une étude plus attentive, plus large, nous livre les secrets de composition qui se cachent derrière ces irrégularités, et celles-ci, bien comprises, sont des indices d'un goût musical exquis.

Avant tout, restons vrais, objectifs, et prenons les faits tels qu'ils se présentent dans les manuscrits grégoriens.

547. — Pour nous en tenir aux intonations régulières, séries A à G, nous devons conclure que, dans ces formules, la stabilité évidente de la mélodie et du rythme contraint les mots à se mouler sur un cadre musical et verbal préétabli; ceux-ci d'ailleurs se soumettent avec la meilleure grâce, en se prêtant, tantôt à être rythmés, tantôt à être enclavés dans les limites étroites d'un temps composé.

Une double erreur doit être évitée :

a) ne faire attention qu'aux accents toniques pour Xç.s, frapper ;

b) vouloir à tout prix rythmer les mots, enlever les accents, pour appliquer la loi de X enjambement des mots.

Le résultat de l'une comme de l'autre de ces erreurs serait d'amener infailliblement, avec la multiplicité des rythmes, un bouleversement tonal de toutes ces incises, dont la beauté principale repose sur leur tranquille uniformité.

548. — On voudra bien reconnaître comment notre théorie, si large et si souple, de l'accent latin s'accorde parfaitement avec les faits de composition grégorienne ; seule, la liberté de V accent ^ tantôt au levé, tantôt au frappé, permet d'accorder les droits de la mélodie avec ceux des mots; que la musique les traite en rythmes ou en temps composés, presque toujours ils conservent l'une ou l'autre de leurs qualités naturelles, tout en s'abandonnant aux entraînements de la cantilène.

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