‹ Le nombre musical grégorienChapitre 367 sur 534 · Brève analyse · texte numérisé non relu

Brève analyse

a) Dôminus. — La mélodie suit la direction naturelle du mot ; de là les deux arsis du début 1 et 2.

La thésis placée sur le troisième temps composé sera mieux acceptée, si l'on sait que d'excellents manuscrits indiquent sur la syllabe ;/// un fléchissement mélodique, auquel correspond la thésis rythmique et chironomique :

tni- nus

Fig 336-

b) Universôrum. — Temps 5 et 6; prolongement de l'ondulation thétique, suggéré par l'inclinaison mélodique des clivis.

Temps 7. — Au contraire, la montée du pes liquescent sollicite une légère arsis rythmique, suivie immédiatement

Temps 8. — d'une thésis qui s'appuie fermement sur l'inflexion mélodique d'une clivis épisématique.

Fermement, disons-nous, car si l'accent perd ici son caractère arsique, il conserve néanmoins sa force ; sur cette clivis en effet repose, selon nous, l'accent principal de toute cette incise.

Temps 9. — Il y a lieu d'hésiter pour ce groupe. D'une part, la syllabe finale rum semble demander une thésis; elle serait déposée faiblement, et tout le torculus thétique, discrètement élargi, serait chanté avec douceur :

u- ni- ■ ver- so- rurn tu

Fig' 337-

D'autre part, la mélodie, jusque-là très réservée dans son allure, s'élève soudain gracieusement d'une tierce, après l'émission de la syllabe rum. N'est-il pas opportun que le rythme appuie cet élan mélodique par un élan (arsique) correspondant? Qu'on ne craigne rien : la déposition de la syllabe finale n'aura pas à en souffrir ; le véritable artiste a des ressources géniales pour tout accommoder : il déposera cette syllabe avec la même douceur que dans l'hypothèse précédente, puis aussitôt il enlèvera en arsis les deux dernières notes du torailus élargi, en les renforçant légèrement, pour retomber en thésis forte sur le monosyllabe tu :

ni-

ver-

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