SÔ
rum
Fig- 338.
Ainsi mélodie, rythme, chironomie, intensité, agissent de concert. Seulement, toutes ces nuances délicates doivent correspondre à la gravité solennelle de ce magnifique introït, c'est-àdire, être exprimées avec une retenue toute grégorienne, une grâce toute attique.
l'incise. — LES INCISES ORNEES. 445
(351. — En résumé, cette interprétation rythmique et chironomique est basée sur la direction mélodique de chaque groupe de sons, plutôt que sur la valeur propre à chaque syllabe ; ainsi aux divis descendantes 5, 6, 8, sont attribuées desthésis; dMpodatusl, et au torculus 9, d'allure ascendante, des arsis. Et néanmoins, ce faisant, V intensité c^i convient à chaque syllabe a été soigneusement maintenue.
ARTICLE 3. — GROUPES SUR LES SYLLABES POSTONIQUES SPONDAÏQUES ET DACTYLIQUES.
652. — Il n'y a jamais en latin plus de deux syllabes après l'accent :
mots spondaïques : une syllabe postonique, redémptor, mots dactyliques : deux syllabes postoniques, Dôminus.
La formule verbale suivante « Dôniimis est » suppose généralement un accent secondaire sur la dernière syllabe du mot paroxyton, et équivaut pratiquement à un double spondée.
§ 1. — Groupes placés sur la dernière syllabe des mots, tant spondaïques que dactyliques.
A. Groupes-temps.
653. — Si le mot est lié intimement à ce qui suit, soit par le sens littéraire, soit par le sens musical, le groupe qui orne la dernière syllabe est traité en groupe-temps, c'est-à-dire qu'il ne reçoit aucun appui rythmique sur sa dernière note.
Ce cas se présente très fréquemment :
soit entre dezix mots, à Vintérieur des incises; soit entre deux incises très liées.