B) PÉNULTIÈME FAIBLE DE DACTYLE SUR LA 1'^ SYLLABE
772. — Si la première syllabe est une pénultième faible, et la seconde une finale de mot, l'appui rythmique se place sur cette finale.
Cette règle n'est que l'application du principe suivant, exposé plus haut : Une syllabe finale, surtout finale d'un mot dactylique, en conflit rythmique avec un accent tonique, attire sur soi l'appui rythmique, parce qu'elle est plus loîirde que l'accent (i); à moins, comme toujours, qu'une mélodie ferme, typique, ne réclame ses droits de stabilité :
Ant.
Simile est regnum.
Ant.
Medicînam carnâler*.
Ant.
Misericôrdia Dômini.
Ant.
Ilauriétis aquas.
Coni.
Amen dico vobis.
Ant.
Isti sunt viri.
A nt.
Qui vult venfre.
Oi
ne
éx-
pri-
mo
ma-
sed hà-
be-
Dô-
mi-
num
Pi"'*B
Miseri-côr-
di-
mi-
ni
con- fi- té-
Dô-
mi-
no
ex mi-
ni-
mis
mé-
is
fe-
stis
prae- cô-
ni-
glô-
ri-
si
Uil.
sum
ne-
get
sé-
met-
îp-
Fig- 437- (i) Dans notre leproduction du Graduel Vatican en notation moderne, en
773. — Exception eu faveur d'un type mélodigtce. — En rédigeant Ja règle précédente, nous avons formulé une réserve : « à moins que la forme stable, typique de la mélodie, n'exige l'appui rythmique sur la pénultième non accentuée » .
On pourrait en trouver un exemple dans l'incise suivante, qui est ainsi rythmée :
tra-
di- dit spi- ri-
Fis^. 43S.
tum
774. — Cette incise demande une explication particulière, parce qu'elle se présente dans l'édition vaticane sous une forme mélodique irrégulière : le tableau suivant nous aidera.
1909-1910, nous avons rythmé ainsi un passage de l'Introït Ego autem :
mi- se- n- cor-
di- a Dé- i
avec l'ictus sur l'accent de /V?, afin d'accorder quelque chose aux modernes partisans de l'accent au frappé.
Aujourd'hui nous ne le ferions plus ; car la pratique continue nous a révélé quelle grâce, quelle souplesse spirituelle contient le rythme suivant :
S— 'aLg:
mi- se- ri- cor- : di- a Dé- i ; mé- i
Fz]g: 440.
Nous sentons de plus en plus que le temps lourd, ictique, est vraiment la syllabe finale du mot misericôrdia. L'accent de Déi est ici presque entièrement sacrifié :
au point de vue mélodique, il est au grave; >• intensif, il est très réduit ;
» rythmique, il n'est guère qu'une note de passage.
Ant.
Cura accepisset.
Ant.
Cum facis.
Ant.
la patiéntia.
Cor mutidum.
A ni.
Deus a Lfbano.
Ant.
Due puer meus.
Ant.
Tu autem cum.
Ant.
Quid hic statis.
Ant.
Prophétae.
Ant.
Qui non côlligit.
Ant.
Oranes qui.
Ant.
Lev'âbit Dôminus.
Ant.
Lex per Môysen.
ex
ao\
trà-
ao
déx-
vi- scé-
sic- ut
et cu-