‹ Le nombre musical grégorienChapitre 409 sur 534 · S II · texte numérisé non relu

S II

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mi-

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2' cas. — Le premier mot est spondaïque.

795. — Alors, comme toujours, la finale de ce spondée attire volontiers l'appui, qui se trouve alors sur la 2"^ note.

Pourtant, la solution rythmique est souvent très délicate : il faut examiner la forme mélodique, les notes modales, le contexte musical, etc. ; et, même après cet examen, la décision peut rester facultative.

Pour chacune des incises suivantes, il faudrait un commentaire; il nous est impossible de nous arrêter à ces détails, quelques brèves indications suffiront.

Ant. Sfmilc est.

î De manu.

» Ecce véniel.

«lA

est

: ré-

gnum cae- lô-

rum

be-

râ-

vit nos Dô-

mi- nus

Ri*™-

vé-

ni-

et

Dé-

us et hô-

mo

796. — Ex. Sùnile est. — Rien n'empêche ici de r3i:hmer le spondée régnnm, c'est-à-dire de placer l'ictus sur la deuxième syllabe : les quatre notes récita tives à l'unisson ne révèlent aucune préférence mélodique.

Ce rythme vaut mieux que le suivant :

est

ré-enura cae- lô- rum

Fig. 461.

Rien, il est vrai, ne proscrit absolument ce dernier procédé; mais il manque de souplesse, d'envolée; 1 "allure récitative et naturelle du premier est préférable.

797. — Il arrive parfois qu'il y a pour la même incise plusieurs rythmes aussi légitimes l'un que l'autre. C'est le cas des deux exemples suivants, De manu et Ecce véniet.

Ces deux dernières cadences Aont nous servir à compléter notre pensée et notre enseignement sur la place des ictus.

798. — Ex. De inami. — Le premier mou\ement de l'artiste grégorien qui possède bien son répertoire sera, en face du mot iiberdvit, une réminiscence de la cadence si souvent citée dans les pages précédentes ; et il rythmera le mot Uberdvit comme le

mot adjiUor :

ad- jù- tor mé- us li- be- râ- [vit]

Fig. 462.

La mélodie elle-même, par sa chute sur le mi, l'invite du reste

à cette marche rythmique ; il peut très bien suivre cette impulsion.

Par ailleurs, aucune loi positive ne proscrit le rythme binaire :

li- be-

râ-

vit

nos Dô-

■ : mi-

nus

qui semble indiqué par la forme dactylique liberdvit nos, et fait bieYi ressortir l'idée exprimée par le mot 710s. — Il y a liberté; mais au point de vue artistique, nous préférons de beaucoup la première.

799. — Ex. Ecce vé)iiet. — Le rythme de cette incise est au moins aussi douteux.

Conformément à la règle des mots-rythmes, l'ictus a été mis sur la deuxième syllabe du mot spondaïque. Soit !

Cependant, nous le répétons, il y a, dans certaines conjonctures mélodiques, plusieurs manières très légitimes de rythmer la même incise, sans qu'il soit possible de déterminer d'une façon certaine quelle est la meilleure. Cela dépend du point de vue où l'on se place. Et c'est ici le cas.

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