‹ Le nombre musical grégorienChapitre 418 sur 534 · Après l'étude des vwts isolés (ch. m, iv, v, vi · texte numérisé non relu

Après l'étude des vwts isolés (ch. m, iv, v, vi

après l'étude des incises (ch. vn, vni, ix, x), vient l'étude des membres et dts périodes ; et nous parvenons ainsi au terme de cette longue analyse.

835. — Nous parlons de mcjiibres; mais déjà on connaît ce qu'est le membre, car rincisc n'est qu'un petit membre, nous l'avons insinué plusieurs fois; et tout ce qui a été dit de V incise, de sa formation, de l'unité de ses éléments, s'applique exactement aux membres. Il n'y a pas à y revenir.

830. — Aussi bien s'agit-il désormais moins de l'étude intrinsèque des merhbres isolés, que de Vnnion des metnbrcs entre eux, dans la grande unité de la phrase.

On a pu remarquer en effet que, dans les exemples donnés dans les précédents chapitres, rien n'est achevé : sens littéraire, sens mélodique, développement dynamique, tout reste incomplet, en suspens ; tout demande un complément. A cela rien d'étonnant; nous n'avons étudié que des membres, des tronçons de phrase. Pour constituer la période, il faut réunir les membres entre eux et leur infuser une commune vie. L'être mélodique et rythmique se trouvera ainsi constitué dans son intégrité.

Avec la période, nous arrivons au faîte de Fédilice rythmique que nous nous efforçons de construire. Tout ce que nous avons étudié jusqu'ici : les temps premiers, les temps composés, le

(i) Le chap. xi est presque entièrement extrait du Vll'^ vol. de la Paléogr. Mus., pp. 244-249 et 258-297. Ces pages retrouvent ici leur vraie place; car, lorsqu'elles ont été écrites il y a vingt ans passés, elles étaient destinées au Nombre Musical; ce n'est que sur la demande instante de nombreux amis, à qui nous les avions alors communiquées, qu'elles ont été insérées dans la Paléographie^ comme complément à l'enseignement sur le rythme du mot latin.

rythme élémentaire des mots, le r3thme plus large des incises et des membres, tout cela n'avait qu'un but : nous conduire au setil vrai grand rythme, celui de la phrase et de la période.

837. — L'étendue de la phrase, dans le chant grégorien, est extrêmement variable : il y a des phrases longues, très longues, d'autres courtes, très courtes.

Nous disons très courtes, car un membre, une simple incise peut, à elle seule, constituer une petite phrase. Mais ce n'est pas l'ordinaire : la phrase grégorienne se compose le plus souvent de deux, trois, quatre, cinq membres et plus.

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