L. — S. Rémi d'Auxerre (t
(Texte de Donat. Keil, vol. iv, p. 392, 2) : « Accentus in interjectionibus certi esse non possunt ut fere in aliis vocibus quas inconditas invenimus ».
(Commentaire) : <L In aliis vocibus i. in aliis partibus sive dictionibus s. barbaris et peregrinis quae incondite dicuntur i. incomposite, quia illorum régulas vel accentus ignoramus : « fere > autem dicit, quia quorum noticiam habemus, ut cristtts, scimus quem accentum habeant ; vel aliter : nuUus accentus certus est in interjectione... >.
La suite comme ci-dessus, au texte précédent.
/;/ Donati artein Co»ifnent. (Keil-Hagen, Anecdota helvetica, p. CXI. — Schoell, p. 199, clxv^).
Auteurs des XII% XIII^ s., etc.
M. — Frère Paul, XIP siècle.
Sur la personne et les œuvres du frère Paul, Prompsault {op. cit. p. 1041) nous donne les renseignements suivants : « Fratris Pauli monachi camaldulensis commentarius in Priscianum et Donatum. — Ejusdem introductionis in notitiam versificandi (Ms. Bibl. roy. n° 7517) >.
« Paul, moine camaldule, sans doute italien, qui a vécu au xir siècle... », dit de son côté Thurot, Notices..., p. 24.
« Les mots barbares sont accentués à la fin, dit le frère Paul, en parlant des mots terminés par h. Il parle encore des mots barbares accentués à la fin, en traitant de la finale en b, gow l ». C'est ainsi que Prompsault {op. cit. p. 992) résume son enseignement, sans rien dire de plus.
N. — Anonyme eistepcien, XIP s.
Voici un autre texte du xii^ s., mais cistercien; il se trouve dans un manuscrit anonyme (Montpellier, 322), à l'usage des moines de Citeaux :
<L Omnes dictiones que terminantur in b, g, h, j', x, in fine accentantur, ut Beelzebub, Oreb, Falcg, Magog, Joseph, Booz. Et omnes barbare dictiones que non declinantur, in fine accentantur, ut Caïn, Abel... Et omnes dictiones barbare que non ex toto declinantur, ut Adam, Ade, Abraham, Abrahe, Ihesus, Ihesu ».
Cf Thurot, Notices, p. 400, note 3, et p. 25.
Même règle dans le ms. 11277 de la Bibl. nat. de Paris, manuscrit du xiv^ s., mais ne contenant que des ouvrages antérieurs au xiii« (Cf. Thurot, Notices^ p. 400, note, et p. 13).