Deux autres exemples
Eins. 121
R7. G. Tollite
cor- de
cor- de
i^ig- 159
Eins. 121
Oflf. Benedixisti
tu- am ; aver-tisti
tu- am ; aver-tisti Fig. 160
235. — Presque innombrables sont les exemples de cette sorte : les notateurs sont libres, dans les cas semblables, de noter un punctum OU une virga : leur but est de faciliter la lecture mélodique ; chacun use du moyen qui lui semble le meilleur, le plus clair ; l'un choisit le punctum, l'autre la virga, et la question de durée, de force, de rythme en un mot, est totalement étrangère à leur choix.
B. Même liberté dans la composition des groupes.
236. — Cette liberté des copistes s'applique, non seulement à ces deux signes employés isolément, mais elle s'étend jusqu'à la composition, à la forme intérieure des groupes. Ceux-ci, en effet, offrent de nombreux exemples de ces trocs entre accents graves ou punctums et virgas.
237. — Voici les manuscrits de l'École de Saint-Gall qui font usage de trois écritures différentes pour les deux premières notes du groupe sur la syllabe tu .
R7. G. Jacta
cogita- tum tu- Eins. 121 - S. G. 37G, 375, :^40
cogita- tum tu- Bamb. lit. (î //
' - fi
Slt
cogita- tum tu- um
Fis:. lài
Première ligne nnpodatns.
Deuxième ligne deux punctums.
Troisième ligne deux virgas.
238. — Autre exemple du même genre : échange d'un podatus pour deux virgas.
Introït. Puer
Eins. 121
impé- ri- uni .//
impe- n- um Fig. 162
C. Même emploi libre dans les relations des groupes enti'e eux.
239. — Il y a plus encore : non seulement ces échanges se produisent sur des notes isolées ; non seulement ils ont pour théâtre l'intérieur même des groupes ; mais leur influence se fait sentir jusque dans le commerce des groupes neumatiques entre eux ; les trocs entre puncUims et virgas modifient les groupes, les réunissent, les divisent et produisent le phénomène de \ enchaînement et de la fusion graphiques des groupes, dont on parlera longuement plus loin.
Les exemples suivants vont expliquer ces expressions :
240. — Cadence très fréquente dans les Traits du deuxième mode.
Fig. 163
La divergence entre ces deux notations n'implique aucune différence, ni mélodique, ni rythmique : elles sont entièrement équi-
valentes, et cependant il y a trois groupes dans la première ligne, et deux dans la seconde.
En outre, première ligne, deuxième groupe, podaius : le fa est un accent grave, parce que le rapport mélodique s'établit avec la seconde note, sol, du même groupe :
Deuxième ligne, la note correspondante à cet accent grave se rattache comme dernière note au porrectus précédent, la relation s'établit dès lors rétro avec le mi, et \t fa devient une virga.