‹ Le nombre musical grégorienChapitre 94 sur 534 · Off. Tollite · texte numérisé non relu

Off. Tollite

introi

jr

îft

introi- bit Fig. 164

Encore ici, équivalence mélodique et rythmique parfaite. L'échange entre accent grave et accent aigu se produit sur le la accent grave, troisième note du torculus ligne première, et le la virga première note du pressus, deuxième ligne.

242. — Un dernier exemple de ce genre : trois notations équivalentes.

I^. G. Qui sedes.

Eins. 121

et ve-ni.

Verceil 124

et ve-ni.

et ve-ni.

i^iT^

Fig. 165

L'attention doit se porter seulement sur les quatre premières notes du dernier groupement /a mi fa sol, et surtout sur ces deux dernières y^ sol.

Première ligne, ces deux notes sont représentées par deux punctums.

Deuxième ligne, par deux virgas dont la première appartient au porrectus précédent.

Troisième ligne, par un podatus (accent grave et virgd).

243. — De tels exemples fourmillent dans le répertoire grégorien, ils prouvent avec évidence que l'usage des virgas, des punctums, des accents graves, est de nulle valeur dans la question rythmique grégorienne.

§ 5. — Remplacement des punctums par des virgas dans la notation des séquences avec ou sans paroles.

244. — On sait que les premières séquences étaient composées de longues vocalises qui prolongeaient la dernière syllabe du Graduel. Quelques auteurs, Notker surtout, ne tardèrent pas à y adapter des textes, avec cette particularité que chaque note des mélismes soigneusement conservés, correspondait à une syllabe. Le même procédé fut aussi appliqué aux vocalises des versets alléluiatiques.

Or il est intéressant de constater que la notation mélismatique et la notation syllabique de ces mélodies ne suivent pas les mêmes règles dans l'emploi dits punctums et des virgas. On retrouve ici les habitudes graphiques des copistes déjà signalées plus haut à propos de l'antienne Prudentes virgines (IL 217, 219, 220).

Dans les chants syllabiques, les ascensions et les retombées mélodiques se font toujours au moyen de virgas.

Dans les chants mélismatiques au contraire, les progressions et les descentes mélodiques se font toujours à l'aide de punctums.

De là, entre les deux écritures d'une mélodie identique, un contraste perpétuel, un échange continu tnXxt punctu7n et virga.

245. — Tous les exemples suivants sont empruntés à la séquQncQ /oannes fesu Christi {Coà. Bamb. lit. 5), excepté l'ex. B

qui appartient à la séquence des SS. Innocents : Laus tibi Christe, cui sapit, même codex — cf. aussi Saint-Gall 546.

sùsci-tas

amo-re

Sîî

If

iTÎ

Tî

effu-si- ône

^Sè

testimô-ni-0

Je-su Christo

atque cu-ratn

S^i^-^ULÏ

sacra meru- isses Fis. 166

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