CONTENTION PAR LES INFIRMIERS (OBJECTIONS
tire de la locomotion et de la promenade en plein air, je fais néanmoins la part de ce que ces objections contiennent de vraiment sérieux et je vais en discuter la valeur.
Lie maintien de» agités par la main des infirmiers ne doit pas être posé en principe. — Il est incontestable que si le maintien des agités par les mains des infirmiers devait, en tout état de cause, remplacer la camisole, ce serait là un supplice tellement intolérable, que le grand promoteur du non-restraint en Angleterre donne parfaitement à entendre que la coercition au moyen de la camisole de force est préférable à la coercition opérée par les mains d’infirmiers vigoureux. Nous n’avons cessé de répéter, dit M. Conolly, que la substitution des mains des infirmiers à la camisole et que le choix de ces agents, basé uniquement sur Leur grande force physique, n’ont jamais constitué une partie du système non-restraint pratiqué à Hanvell. lt has been again and again explained that the substitution of the attendants hands, and the sélection of attendants, merely an account of their strength , has never formed any part of the System of no-restraint as pursued at Hanweil.
Si donc j’ai bien compris l’esprit du système de M. Conolly, je vais pouvoir en inférer qu’il ne faut en rien exagérer l’application des meilleurs procédés. Cet éminent praticien fait parfaitement la part de certaines difficultés imprévues et les conversations particulières que j’ai eu l’avantage d’avoir avec lui me confirment dans l’opinion qu’il ne lui viendra jamais à l’idée de blâmer les précautions prises dans les cas de légitime défense. On peut avoir à se préserver de la rage momentanée d’un furieux aux tendances homicides, ainsi que cela arrive parfois avec des aliénés épileptiques. J’ai dû, en ce qui me regarde personnellement, fixer sur son lit un malade suicide qui s’était fracturé les deux jambes et qui, malgré cette position critique, faisait les plus grands efforts pour se lever et défaire son pansement. J’ai préféré, dans ce cas, et les partisans les plus exclusifs du non-restraint ne pourraient m’en faire un reproche, maintenir ce malade en fixant mécaniquement ses bras et ses jambes plutôt que de le faire tenir par des infirmiers, dont la seule présence l’exaspérait.
On cite encore des cas où des malades, disposés au suicide ou à l’homicide, ont prié instamment le médecin de leur faire appliquer la camisole pour sauver les autres de leur fureur, et se pré-