‹ Le non-restraintChapitre 33 sur 53 · DES INDICATIONS SUPÉRIEURES DU NON— RESTRAINT · texte numérisé non relu

DES INDICATIONS SUPÉRIEURES DU NON— RESTRAINT

dre supérieur, et je n’ai pu que les faire entrevoir. Elle constitue le traitement tout entier de ces malades. Ce traitement est individuel et en même temps il est général. Je ne pourrais, sans faire un livre sur la matière, signaler les indications thérapeutiques que l’observation individuelle des aliénés peut suggérer aux médecins afin de ramener le calme et la tranquillité par le rétablissement préalable des fonctions organiques chez ces êtres malheureux. Et, quant à ce qui regarde l’ordre et la discipline d'un asile, la classification des malades, leur hygiène physique, l’organisation du travail manuel et intellectuel, celle des jeux et exercices que l’on doit leur procurer, la pratique des devoirs moraux, le réveil des sentiments religieux, toutes choses qui concourent si puissamment à l’harmonie de l’ensemble dans un asile, je me vois pareillement dans la nécessité de renvoyer aux ouvrages spéciaux qui traitent de ces importantes matières. Comment serait-il possible à un médecin de veiller à tant d’indications diverses s’il n’était aidé dans ses fonctions par le zèle et le dévouement de tous ceux qui l’entourent, depuis les agents du service médical qui sont les dépositaires les plus immédiats de sa pensée, jusqu’au plus simple infirmier !

Le système de non-restriction n’a de chance de prévaloir et d’être comme le couronnementdes moyens de l’ordre physique, intellectuel et moral qui doivent le faire prospérer, qu’à la condition que le médecin sera aidé par un entourage dont le zèle et le dévouement soient à la hauteur de ses vues. « Si le médecin est bienveillant et éclairé, dit M. le docteur Conolly, si ses aides sont sûrs et dignes de confiance ( faithful and trustworthy), s’il a toute autorité sur eux et sur le personnel, une pareille entreprise est relativement facile, et tout asile d’aliénés deviendra un séjour de bienêtre et de paix ( the abode of comfort and peace). Je ne puis assez remercier, ajoute cet éminent médecin, les magistrats du Middlesex qui pendant dix ans n’ont cessé de me prêter leur concours et de m’honorer de leur confiance pour faire triompher le grand principe du non-restraint. J’ai pareillement à rendre grâce à beaucoup d’excellents employés qui se sont consacrés à vaincre bon nombre de difficultés incidentes, ainsi qu’il arrive dans toute tentative de réforme. Mais je n’ai pas oublié, d:un autre côté, que le succès des efforts humains pour accomplir le bien dépend d’une protection supérieure. Si j’ai réussi dans mes entreprises, j’en remercie celui vers lequel a toujours été dirigée ma pensée,

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