Le râle économique de Dankerquc
De création récente dans sa majeure partie, le port faisait et doit faire encore de Dunkerque une grande cité du travail, une ville tenlaculaire. La paix de Versailles qui lui redonnait droit à l'existence demeurait une simple promesse, une possibilité de relèvement longtemps entravée par la Révolution et les guerres de l'Empire. Inférieur à 200.000 tonnes dans la première moitié du xix" siècle, son trafic dépassait o. 000. 000 de tonnes en 1913. Le bond en avant se produisit aux environs de 1880 dès le commencement des travaux prévus par le programme Freycinet. A sa ruine passée Dunkerque dut de ne point se voir embarrassé par les installations surannées, de pouvoir se moutrer dans son port aussi froidement moderne qu'il restait bonne vieille ville de Flandre sur ses places et ses rues. On n'y trouve guère de ces quais devenus à la longue curiosités historiques ou même archéologiques comme le vieux port de Marseille où abordèrent les Phocéens, comme « la Fosse » a Nantes