LUXE
de la Madeleine, dont la coupole du xvii» siècle abrite de beaux tableaux de l'Ecole llamande, une Adoration des Bergers de Rubens. L'église Saint- André, légèrement postérieure (170:2) date aussi de l'époque française ; mais Saint-Maurice échappée, par miracle aux obus qui incendièrent sa toiture, est avec ses cinq nefs un curieux exemplaire du gothique llamboyant. On y remarque comme dans tous les édifices religieux de Lille de bcms tableaux llamands. moins beaux toutefois que l'admirable Martyre de sainte Catherine 'par Itubens, joyau de l'église du môme nom et qu'il faut y aller voir.
On admirera encore la magniflque porte de Paris élevée par les Lillois à la gloire de Louis XIV peu de temps après qu'ils furent redevenus français ; et l'on visitera avec intérêt la Citadelle construite par Vauban vers le même temps, véritable petite ville à part, dans la chapelle de laquelle furent enfermés les otages choisis par les Allemands : M" Charost, évêque de Lille, M. Trépont, préfet du Nord, M. Delesalle. maire de Lille, MM. Delory et Ghesquières. députés. Ses fossés furent témoins de l'exécution de plusieurs patriotes lillois, Jacquet, Maertens, Decoiiinck, Trulin' — un enfant presque encore, belge d'origine, — coupables d avoir caché et fait passer ensuite en Hollande des militaires français et anglais.
Mais du véritable régime de terreur qui pesa sur Lille, l'épisode le plus atroce fut assurément les
1 . Il faut ajouter à ces noms glorieux de héros lillois celui d'une jeune fille, M<i° do Balli^uies, qui rendit les plus grands Bcrviçcs à l'Enleiile et que les AllcmaiHlb aprôs l'avoir coudaninée à mort, rlt^porlèrenl en Allenia[,'ue où elle succomba à d'indi-.'nc!) traitements.
déportations de femmes, de jeunes filles et d'enfants commencées le 22 avril 1916.