‹ Le nord-est de la France (volume 2)Chapitre 146 sur 226 · BESANÇON. IL B · texte numérisé non relu

BESANÇON. IL B

Bcsaitçoii (250 m.) est une Ville très ancienne de 56055 hab., l'atte. capitale de la Franche-Comté et aujourd’hui le chef-lieu du départ, du Doubs, en grande partie dàns ûtte presqu’île entourée pàr la rivière de ce n6m, avèc une citadelle au S.-E., sur une hauteur att müiéü de l’ilthme (368 m.), et des forts détachés sur les hauteurs environnantes , ce qui en fait une place forte de 1” cl. C’est aussi le chef-lieu du command. du vn e corps d’armée, le siège d’un archevêché, d’une académie universitaire, d’une école d’artillerie, etc. Besançon est un centre industriel très important, surtout pour l’horlogerie, qui occupe ertv. un cinquième de sa population et fournit plus des quatre cinquièmes des montres vendues en France ou ênv. 450000 par an, représentant une valeur de plus de 20 millions de francs. Elle fabrique avec succès même le chronomètre et la montre bijou. Son commerce est également considérable, par suite de sa situation près de la Suisse, à la rencontre de plusieurs chemins de fer et sur le canal du Rhône au Rhin (p. 151). Ce canal sé confond ici avec le Doubs, sauf dans un tunnel de 380 m. sous la citadelle, qui épargne à la navigation un détour de 4 à 5 kil.

Besançon, Vesontio ou Bisontium, était la capitale des Séquanes lorsque César y vainquit, l’an 58 av. J.-C., Arioviate, roi des Suèves. Ce fut une cité florissante sous les Romains, grâce a son importance comme position stratégique, et elle fut la métropole de la Orande-Séquanaise. Plusieurs fois ravagée durant les invasions des barbares, elle appartint ensuite aux Bourguignons, puis aux Francs, fut successivement réunie aux royaumes de Bourgogne et d’Arles et à l’empire germanique , érigée en ville libre au xn e s. par Frédéric I er , Barberousse, qui y tint plusieurs diètes, cédée à l'Espagne par le traité de Westphalie (1648), prise, perdue et reprise par les Français au xvn e s., et elle appartient à la France depuis le traité de Nimègue (1678). Elle fut assiégée inutilement durant quatre mois par les Autrichiens en 1814. En 1870-71, elle servit de base aux opérations de l’armée de Bourbaki eontre celle de Werder assiégeant Belfort, mais elle ne fut pas attaquée. Besançon a vu naître le cardinal Granvelle, le maréchal Moncey, le général Pajol, Ch. Nodier, Victor Hugo, etc.

De la gars de la Viotte (pl. Ad), on se rend en ville en faisant un assez long détour à g., par le faub. de la Mouillère, où passent les omnibus, ou à dr. par le faub. de Battant. Dans le premier cas, on arrive par la rue St-Pierre à la place St-Pierre (pl. C2), que longe la Grande-Rue, et dahs le second, au delà du faubourg, àu pont de Battant (p. 185), d’ou part la Grande-Rue.

L 'église St-Pierre (pl. C2), qui a donné son nom à la place, est Un édifice peu remarquable du xvm e s. , renfermant dans le transept, à dr. une Pietà en marbre par Luc Breton, à g. Une Vierge avec l’enfaht Jésus par Clésinger, deux artistes de Besançon.

L’hôtel de bille (pl. C 3) en face, avec sa façade à bossages toute noircie par le temps , est du xtn e s. — Derrière est le palais de justice, aussi du xvi e s., jadis le siège du parlement de Franche- Comté, construit par H. Sambin (p. 170). Il a une jolie façade, et la grande salle des audiences renferme de belles boiseries.

Plus loin à dr., au coin de la rue de la Préfecture (p. 185), l’anc. maison des Carmes et la fontaine des Cannes, avec un Neptune

Cathédrale.

sous les traits, dit-on, du duc d’Albe, général de Cbarles-Quint et de Philippe II du temps du cardinal de Granvelle (v. ci-dessous), par Claude Arnould, dit Lulier (1570).

Le palais Granvelle (pl. D 3), à l’autre coin de la rue de la Préfecture, a été construit de 1534 à 1540 par le cardinal de Granvelle, le fameux chancelier de Charles-Quint, qui était de Besançon et qui en fut archevêque à la fin de ses jours (m. 1586). Il est le siège des sociétés savantes de la ville, et il renferme provisoirement les collections de dessins Gigoux et Grenier, ainsi que les dessins encadrés de l'anc. collection, visibles comme le musée (p. 183). On traversera la cour de ce palais, qui est entourée d’arcades comme un cloître, et où l’on doit ériger la statue du cardinal de Granvelle, par Jean Petit, de Besançon. De l’autre côté se trouve la promenade Granvelle, l’anc. jardin du palais, où il y a des cafés et où se donnent des concerts, en été de 8 h. 1 / 2 à 10 h. du soir.

Un peu au delà du palais Granvelle, à g., l 'église St - Maurice (pl. D2), construite par les jésuites en 1712-1714. Elle a de belles boiseries et un riche autel tout doré, avec une grande gloire en bois sculpté représentant l’Assomption.

A quelques pas dans la rue à g. de cette église est la bibliothèqite (pl.D2), qui possède env. 130000 vol. et compte parmi ses 1850 manuscrits 80 vol. in -fol. des papiers d’Etat de Granvelle. Elle a aussi un médaillier, composé de plus de 10000 pièces, et diverses autres curiosités. La biblioth. est ouverte tous les jours de 1 h. à 5 h. en été et de midi à 4 h. en hiver.

Au n° 140 de la Grande-Rue, la maison où Victor-Hugo naquit en 1802, désignée par une plaque en bronze doré.

La porte de Mars ou porte Noire (pl.D2-3), vers l’extrémité de la rue , est le principal monument antique qui subsiste à Besançon. C’est, dit-on, un arc de triomphe érigé par Marc- Aurèle en 167, comme témoignage de ses victoires sur les Germains. Elle se compose d’une seule arcade et mesure env. 10 m. de haut sur 5 m. 60 de large. Son principal ornement consiste en huit colonnes disposées en deux étages. Elle est fort dégradée, et une partie qui tombait en ruine a même dû être refaite en 1820.

A côté se trouve le square archéologique (pl. D2), sur l’emplacement où l’on a découvert des ruines qui sont probablement celles du théâtre antique, auquel succéda un baptistère. Des colonnes entières ou en fragments et d’autres débris ont été réunis aux deux extrémités du square, où se voient aussi des restes du «podium» ou soubassement intérieur. Notre plan indique encore d’autres endroits où l’on a retrouvé des vestiges de monuments antiques, non entièrement déblayés.

La cathédrale, St-Jean (pl. E3), à l’extrémité de la Grande- Rue et de la ville, au S.-E., au pied de la citadelle, est le plus curieux édifice de Besançon. Elle manque en partie de dégagement et elle n’a qu'un portail latéral, 6ur la Grande-Rue, mais elle a deux

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Citadelle. BESANÇON. II. R. 32. 183

absides. Sa fondation remonte au iv e s., cependant la plus grande partie de la construction actuelle date des xi e -xm e s., sauf l’abside de l’E., rebâtie au xvm e s. Elle présente donc un singulier mélange de divers styles. La nef a des arcades et des fenêtres romanes, ces dernières précédées de belles galeries gothiques. La grande abside, à l’O., avec de mauvais vitraux modernes, est aussi romane.

Cette église est assez riche en œuvres d’art, surtout en tableaux, dont les principaux sont: près de l’orgue, la Vierge, l’enfant Jésus et des saints, de Fra Bartolommeo , avec le portrait de Jean Carondelet, archevêque de Palerme, le donateur; à g. de l’entrée, la Mort de Saphire, par Seb. del Piombo ou le Tintoret , au-dessus du tombeau de Ferri/ Carondelet , (m. 1528), archidiacre du chapitre, frère de Jean, qui fit faire ce monument à Bruges; au fond de la petite abside, une Résurrection de J.-C. par Carie Vanloo , et quatre scènes de la Passion, œuvres remarquables de Aratoire, sur les côtés de la même abside. A l'entrée se voient aussi, à dr., la statue du cardinal de Rohan (m. 1833), par Clésinger père; à g-, celle du cardinal Mathieu (m. 1875), par Bourgeois. Dans un local spécial, à dr. de la petite abside (porte au-dessous d'un cadran ; 25 c.), se trouve une belle horloge astronomique , œuvre moderne de Vérité, de Beauvais (1860): elle compte 72 cadrans et elle est surtout intéressante au coup de midi. Dans la nef est une chaire goth. en pierre, du xvi® s. Les antiquaires devront voir, au fond de la grande abside, un marbre rond décore de sculptures, l’anc. table d’un autel, peut-être du vi e s.

L 'archevêché, à côté de la cathédrale, possède aussi des œuvres d’art remarquables: scène de l’histoire de Venise par Paul Véronèse, Portement de croix par Cigoli, 2 paysages par Claude Lorrain, 4 marines par Jos. Vernet, 2 portraits par H. Rigaud, le dessin de l’Enlèvement des Sabines par Poussin, une mitre du xv e s., la croix processionnelle du cardinal de Granvelle, en argent, du xvi e s., etc.

La citadelle (pl.EF3), qui occupe l’emplacement d'un «castrum» romain, à l’E. de la cathédrale, a été construite au xvn e s., en grande partie sur les plans de Vauban. Les hauteurs voisines la dominent en partie, mais elles sont aussi fortifiées. On a de belles vues du versant du plateau rocheux qu’occupe la citadelle (368 m.) , de chaque côté duquel coule le Doubs , et des hauteurs environnantes, mais l’entrée des forts est interdite au public.

A peu de distance au N.-E. de la cathédrale, à l’extrémité de la rue Rivotte (pl.E2), se voient la maison Maréchal, construction goth. Intéressante de 1520, et la vieille porte Rivotte. — A env. l/ 4 d’h. de. là, au pied de la eitadelle et au bord du Doubs, est la Porte Taillée (v. pl. F 2-3), échanerure dans un contrefort de la hauteur de la citadelle, où passe maintenant la route de Lausanne. Elle remonte jusqu'au temps des Romains, qui la pratiquèrent pour y faire passer un aqueduc (p. 180), maintenant rétabli au-dessus. Belles vues en deçà et au delà.

A l’extrémité de la ville du côté du pont de Battant se trouve la place de l’Abondance, avec la halle (pl. B 2), bâtiment sans valeur architectonique, mais dont le premier étage est occupé par le musée.

Le müsék de Besançon est important pour la peinture (plus de 500 num.), et il comprend en outre une collection considérable d’antiquités. 11 est public les jeudi et dim. de midi à 4 h. et visible aussi les autres jours pour les étrangers. En bas et dans l’escalier se voient des débris de monuments romains.

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184 II. R. 32. BESANÇON. Muste.

I re salle, De g. à dr. : 76, d'après Cignani , Chasteté de Joseph; 247, Oigoux , de Besançon, Pygmalion et Galathée; 451 et, plus loin, 450, Snyders , Fleurs et fruits; 343, Sf assit no , Loth et ses filles; 353, P. van Mol, Vénus implorant Jupiter pour son fils Enée ; 8, J. d'Arthois , Entrée d’une forêt; 328, Leprince , la Place Louis XV (Concorde), à Paris; 428, d'après Rubens, Jésus montant au calvaire; 53, 54, Urueghel de Velours et tan Païen fftgures), Ste Famille, Apparition de Jésus à la Madeleine; *968, Bern. tan Orley , Notre-Dame des 8ept-Douleurs, magnifique triptyque d’un oratoire du palais Granvelle, longtemps attribué à Durer ; 490, d’après P. Véronite, Assuérus congédiant la reine Vasthi, plafond ; 251, Oigoux, le Père Leconr, un vigneron ; 409, Ribera, portr. d’homme ; 13, Baron, de Besançon , le* Noces de Gamache ; 437, Ary Scheffer, portr. du gén. Baudrand, de Besançon (m. 1848) ; 1(6, Courbet, portr. de l’artiste ; 280, le Ovide, Lucrèce ; 473, C. Canloo, Thésée vainqueur du taureau; 246 Oigoux, Mort de Léonard de Vinci, meilleur tableau de l'artiste.; — 1KJ3, Français, le Miroir de Seey (Doubs), paysage; 366, 355, Ant. Moro, portraits; 468, L. van Uden, Une vallée en Belgique-, 499, PMI. Woutcerman, Halte forcée; 425, Rottenhammer, Jésus crucifié entre les deux larrons; 66, PMI. de Champaigne, Un vieillard;

286, Adr. liane eman , Un abbé, chancelier de l’ordre de la Toison d’or; 153, école flamande (xvm e s.), Ecce Homo; *57, Bronzino, Déposition de la croix, supérieure à la répétition qui est aux Offices de Florence-, 469, L. van Uden, Vue de Flandre; 501, J.-M.-J. Wyrsch, l’Enfance de la Vierge; 1, J. -A. Achard, les Bords de l’Ain; 62, B. Strozzi , dit Capuceino, Mort de. Lucrèee; 240, Qaetano, portr. du cardinal de Granvelle; 326, Fr. le Moyne, Tancrède rendant les armes à Clorinde (le Tasse); 472, Valentin, Querelle de joueurs dans un corps de garde ; 291 , d’après Bolbein le J. , Erasme lisant; 270, Grimou , David venant de A tuer Goliath; 211, école italienne (xvi e s.), Homme d'Etat dictant une dépêche; 129, le Dominiquin, paysage; — 248, Oigoux , la Veille d’Austerlit*. — Au milieu, de Perraua, Vénus fustigeant Cupidon, groupe inachevé. 747, Dalou, buste de Courbet.

II e salle. De dr. à g. : 407, d’après Ribera, Un astronome ; 479, attrib. à Velasquez, Une dame -, 236, 23o, Franck le F., Passage du Jourdain, Passage de la mer Rouge; 108, R. Coypel, l'Auteur et sa fille; 406, Ribera, Philosophe cynique; 408, d’après Ribera, Un géomètre; — copies de Poussin, de Rubens; 371, Otto Venius, le Temps et l’Amour, la Sagesse et Vénus; — 52, Brueghel de Velours, Fuite en Egypte; 299, R«6ei»*, la Tête de St Jean- Baptiste, répétition; 493, J. Victors, Cuisine hollandaise; 278, le Querchin, tête de femme; 170, école hollandaise, le Vieillard à la loupe. — Au milieu,

287, B arpignies. Vallée de l’Aumanee.

III e sallb. A dr., 461, 462, Th. van Thulden, St Jean-Baptiste prêchant ; le Matin de Pâques; 322, Largilliére , Une Dame de la cour de Louis XV; s. n°, Giacomotti, portr. du sculpteur 8oitoux; 226, Gov. Fli net. Hollandais tenant un papier; 244, Oiacomotti, Martyre de St Hippolyte; 254, le Giorgion. Un patricien de Venise; — 90-38, Boucher, Scènes chinoises, modèles de tapisseries exécutées pour la Pompadour; 128, le Dominiquin, 8t Jean- Baptiste enfant; — 208, éeole de Jules Romain, Sévérité de Mare-Aurèle; 106, O. Courtois, Dante et Virgile aux Enfers, cercle des traîtres à la patrie; 439, Schidone (f), Adoration des bergers; 207, Jules Romain, Justice de Trajan. — Au milieu, des tableaux modernes: divers paysages; 438, Am. Scheffer, Démonstration des Ligueurs de Paris (1689) ; 41Ô, Th. Ribot , Charbonnière.

IV e sallb. De dr. à g. -, portr. de l’école française; 72, Th. Chartran , de Besançon, Une martyre aux catacombes de Rome ; 169, école flamande, manière de Brueghel le V. ou le Drôle, l’Ingratitude filiale; 456, Spada , Mariage mystique de Ste Catherine, petite répétition d'un tableau de Parme; s. n°, Brouillet, l’Amour aux champs; 46, Brascassat, Rivière torrentielle; 483, Jos. Vernet, marine; 460, Teniers le J., Tentation de St Antoine: 86, Cormon, Jalousie au sérail; 337,338, Mabuse (Gossaert), Eece Homo, J. Carondelet (v. p. 183); 444, Fr. Schommer , 6te Madeleine; — 238, Fr. Francien, Jésus portant sa croix; 50, Brueghel S'Enfler, Incendie de Troie; 47, Brauicer (?), Une tabagie; 168, école flamande. Gentilhomme du xva e s.; 202, école italienne. Prise d’Athènes par Mlnos-, 309, Kalfl, le

Promenade s. BESANÇON. ît. R. 32. 185

Bénédicité; 51, Brutghcl le V ., le Paradis terrestre; 517, Zurbaran, St François d' Assise ; 9, Baille, Fune'railles de St Sébastien ; 201, école italienne , les Amours de Pasiphaë; 369, It. van Ottade, Patinage; 159, école flamande (xvnes.), Ste Madeleine; 296, IV. Clouét, dit Janet, portr. du sire de VieiUeville; 210, école italienne, Jules II; 344, Afassys, Pensée de là mort.

V e salle : tableaux, médailles, terres cuites et reproductions de basreliefs. Tableaux: 104, Courbet, l'Hallali du cerf; 22, N. Berlhon, Un enterrement en Auvergne; 453, Solimena, Gttdefroi de Bouillon blessé; 35, Besson, les Zuccati, mosaïstes de Venise.

VI e salle, importante collection archéologique composée d'antiquités trouvées à Besançon, dans le lit du Doubs, dans diverses sépultures bnrgondes, dans les ruines d'Epomanduodurum (p. 179), à Alaise, village au §., entre Besançon et Salins, oit l’on a voulu retrouver l’emplacement d’Alesia (p. 163), etc. Il y a des étiquettes. l re vitrine, au milieu: statuettes, bronzes, verres, etc. 2® vitrine: poteries et verres. 3 e vitrine: fragments d'inscriptions, fibules, belles statuettes de divinités, bustes, etc. Au milieu de la salle, sur une grande mosaïque et entouré d’amphores, un taureau d’airain à trois cornes (autre à Autun, p. 254), de style gallogrec, l’ünc des pièces principales de la collection. Puis des antiquités gallo-romaines, dans 4 vitrines. Au fond de la salle, la momie d'un grandprêtre d’Ammon et des sareophages égyptiens. Du côté des fenêtres, aussi des reproductions de sceaux et des médailles, etc. Armoires et vitrines en face des fenêtres, à partir du fond de la salle: antiquités gauloises et gallo-romaines (petits bronzes, fibules, etc.); antiquités burgondes; objets du moyen âge et de la renaissance.

Derrière la halle est le temple protestant (pl. B 2), anc. église du St -Esprit, en partie du xn e s., et à g. de là une maison qui a, dans la cour, un curieux balcon en bois du xv e s.

De l’autre côté du pont de Battant se trouve V église Ste- Madeleine (pl. B 3), du xvm e s., par Nicole, près de laquelle on a érigé en 1884 la statue de Claude de Jouffroy (1751-1832), véritable inventeur des bateaux à vapeur, bronze par Ch. Gauthier.

La rue de la Préfecture, qui longe la promenade Granvelle (p. 182), croise près de là 1a rüe St -Vincent, où se trouvent, dans la partie de g. (pl. D 3), le théâtre, de 1778-1784; l’é^iise Notre-Dame, des xvi® et xix e s., et l 'Académie, où il y a un musée d’histoire naturelle intéressant, public les dim. et jeudi de 1 h. à 4 h. et visible aussi les autres jours.

La préfecture (pl. CD 4) est l’ancien palais des intendants de la Franche-Comté, du xvm e s. A dr. de ce palais, V arsenal (pl. C3), là où était le cirque romain. Plus loin, entre un canal et le Doubs, la promenade de Chamars ou du Champ-de-Mars, aussi du xvm e s. et décorée d’une statue en bronze du général Pajol (m. 1844) , par 6on fils, qui fut aussi général (m. 1891). Près de là encore, V hôpital St-Jacques (pl. C3), qui a une belle grille en fer forgé, de 1686-1703, par Chappius, et dans la 1”* rue à g., le lycée Victor-Hugo (pl. B 3), anc. collège des jésuites.

La promenade Micaud, à l’opposé de celle de Chamars ou au N., près de la gare de la Mouillère (p. 180), est petite, mais jolie et bien ombragée. On y a de beaux coups d’deil sur la citadelle et les autres hauteurs fortifiées autour de la ville.

Bains salins.

Les bains salins, dans le quartier de la Mouillère (p. Cl), près de la gare de ce nom, sont un établissement de création récente, fort remarquable, avec hôtel (p. 180), casino, etc. L'eau est fournie par la saline de Miserey (p. 177), à 7 kil. au N.-O., sur la ligne de Vesoul. Elle contient, dit-on, près de 300 gr. de matières minérales par litre, dont près de 1 gr. 20 de bromure de potassium, et encore davantage s’il s’agit d’eau mère (323 et 2.26), ce qui la mettrait au 4 e rang des chlorurées sodiques fortes , après celles de Rheinfelden (Suisse), de Lons-le-Saunier (p. 201) et de Salies-de-Bearn. Le bromure de potassium, qu’on ne trouve en plus grande quantité que dans les eaux mères de Salies , est très important dans le traitement du lymphatisme et de la scrofule. L’établissement, qui est nouveau, est naturellement des mieux organisés, ainsi que ses dépendances , l’hôtel et le casino (restaur. , salles des fêtes et cercle), et ce sont de fort belles constructions, en partie du style de la renaissance.

Tarifs. — Bains (en été ou du 1 er mai au 1 er oet. ; moins chers en hiver): B. minéral: i re cl.. Sfr. ; 2 e cl., 2; 3 e cl., 1.25; abonn. de 20, 48, 32 et 20 fr. ; B. ordinaire, 1.50, 1.20 et 80 e., linge compris; autres bains, v. le tarif affiché; douche simple, 1 fr., 75 et 50 e. ; douche écossaise, 1 fr. 50, 1 fr. et 50 c. ; douche dans la baignoire et douches locales, 50 e. ; sudations, hydrothérapie, électrothérapie, aérothérapie, massage, gymnastique médicale, cures de lait, de petit-lait, de lait de Champagne et de kéfir, v. aussi le tarif affiché. — Casino (l« r mai-30 sept.)-, entrée, 50 c. le jour et 50 c. le soir, 1 fr. le dim. et aux fêtes de nuit; abonn., 10 fr. pour un mois et 20 pour la saison; abonn. de famille, 20 et 30 fr. — Théâtre: 1 fr. à 3 fr. 50, y compris l’entrée au casino; abonn., 30 et 75 fr., etc.

De Besançon à D6le et Dijon , à Gray et Chalindrey, à Vesoul, etc., v. K. 30; à Neuchâtel, R. 33; à Lyon, par Bourg, R. 36.

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