SEDAN
T)e Reims
Sedan est une ville de 20292hab. , un chef- lieu d'arr. des Ardennes et une anc. place forte, sur la Meuse, fameuse par la bataille et la capitulation des 1 er et 2 sept. 1870 (v. ci-dessous). Son origine n’est pas très ancienne; elle appartint assez longtemps aux ducs de Bouillon (p. 72), et l’un d’eux ayant voulu se rendre indépendant Henri IV l’assiégea et la prit au bout de trois jours, en 1591. C’est une ville assez bien bâtie et prospère, grâce à son industrie, la fabrication de draps fins très célèbres; mais elle offre peu de curiosités aux étrangers. Ses fortifications sont aujourd’hui en partie démolies et remplacées, sur les bords de la Meuse, par des quartiers neufs qui ont de très belles maisons.
De la gare, rebâtie plus au S.-E. , près de la Meuse, part à dr. l’avenue Philippoteaux , qui traverse le fleuve et un des quartiers neufs et passe à la place d’Alsace- Lorraine , à l’extrémité S. de la ville , à V 4 d’h. de la gare. Là se trouvent aussi des constructions neuves: en face, le collège ; à g., l 'établissement Crussy, qui comprend un asile et un petit musée, et en deçà un temple protestant.
Le musée n’est ouvert que le 1 er et le 3 e dim. du mois, de 1 h. à 4 h., mais on peut toujours le voir en s’adressant au pavillon de gauche.
Dans l’ entrée se volent les sculptures, surtout des plâtres, les modèles des statues de Chanzy et de Méhul par Croisy, du monument de Oaribaldi à Nice par Dtloyc , la Revanche de Galatée, par le même-, Rêverie, par Asbach, et des débris de sculptures romaines, etc.
Dans l’escalier, un grand tableau de J. Blanc , la Prise d’Athènes.
I er étage. • — l re salle, peintures: à g., F. Philippoteaux (de Sedan), Prise de la Grande-Redoute (Moskova, 1813) ; Robert 11 de la Marck rapportant ses deux fils morts de la bataille de Novare (1513); de l’autre côté, Philippoteaux, Rentrée triomphale de la milice scdanaise après la bataille de Ilouzy (1585); quelques beaux portraits. — Salle de or., par rapport à l’entrée, curiosités diverses : manuscrits, éditions sedanaises du xvii e s., armes antiques et autres, autographes et encore des peintures: Ed. d'Otfmar, Chez le rétameur; E. Damas, la Veille du marché-, portr. du cardinal Gousset, archevêque du Reims; paysage (bords de la Meuse); médailles, verres et vases gallo-romains; faïences, sceaux, etc. — Salle oe G. ou de l’autre côté: gravures, plans et cartes, manuscrits.
La place Crussy, qui longe le collège, où l’on remarque, au-dessus d’une porte, un bas-relief représentant Turenne endormi sur un affût de canon, relie la place d’Alsace-Lorraine à la vieille ville. A g. à l’extrémité est la rue Qambetta, la grand’rue, qui mène à la place Turenne (v. ci-dessous); à dr., la place d’Armes, avec 1 ’eglise paroissiale , qui n’a rien de curieux. La l re rue à g. dans le fond de cette place, puis la l re à dr. nous conduisent vers le donjon et l’anc. château, du xv e s., qui sont peu remarquables. Les fortifications de Sedan 11 e sont encore qu’en partie démolies de ce côté, où le terrain se relève rapidement. Il y a derrière, dans le haut, des boulevards d’où l’on a une assez belle vue. On en redescendrait à la place cidessous en prenant à g. en deçà de l’hôpital militaire qui y subsiste.
La place Turenne est décorée d’une statue de Turenne, en bronze, par Gois, érigée en 1823. Le célèbre maréchal, né à Sedan en 1611 (ni. 1675), était fils de Henri de la Tour-d’ Auvergne, vicomte de Turenne et duc de Bouillon, qui fut mêlé à tous les complots de la
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à Metz.