‹ Le Nord-Est de la FranceChapitre 18 sur 270 · FORE T · texte numérisé non relu

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à Pierrefonds. COMPÏÈGNE. 7. R. 1. 7

Grands appartements, du côté du parc, en commençant par le fond, à la suite des salles précédentes. — Salon des Fleurs, ainsi nommé d’après ses panneaux, par Dubois ; magnifique meuble en palissandre-, beau vaso «le la manufacture de Berlin (1901). — Salon de repos, plafond de Girodet , le Départ d'un guerrier, le Combat, la Victoire, et le Retour. — Boudoir vase de Sèvres, sur un support en marbre noir orné de camées. — Chambre à coucher des Impératrices: plafond par Girodet, l’Aurore-, panneaux par le même, les Saisons. — Salon de musique: ameublement Louis XVI; gobelins; au-dessus des portes, grisailles par Saurage. — Bibliothèque; plafond par Girodet, Minerve, Apollon et Mercure. — Chambre à coucher de l’Empereur: plafond par le même, la Guerre, la Justice, la Foree et l’Eloquence. — Salle du conseil: meubles dans le style Louis XV; table en mosaïque de Florence; tapisseries des Gobelins, le Printemps, l’Eté et l’Automne; vue du parc et de la forêt. — Salon de famille: meubles «le Beauvais; deux beaux candélabres en bronze doré, table en mosaïque de Louis XIV. — Salon des Aides-de-camp : ameublement du même genre; vases de Sèvres. — Petite salle à manger: deux Faunes en noyer servant de candélabres, d’un seul morceau; grisailles de Sauvage. — Salon d’attente, les Noces d’Angélique et de Medor, par Coypel. — Salon des Souverains étrangers, avec deux tapisseries des Gobelins, la Toilette de Vénus, et Vénus désarmée par l’Amour. — Ensuite, deux salons de Marie-Antoinette, avec tapisseries de Beauvais et des Gobelins, et vases de Sèvres. — Enfin chambre à coucher de Marie-Antoinette, avec un vase de Sèvres sur pivot, où est représenté le mariage du doge de Venise avec l’Adriatique.

Le *parc, pris sur la forêt (p. 8), est aussi ouvert au public. On y va, au sortir du palais, en prenant à g. jusqu’à la grille d’entrée. La façade du palais de ce côté, longue de 193m., est précédée d’une terrasse d’où l’on jouit d’une belle vue, grâce à une avenue de plus de 6 kil. de long dans le parc et la forêt, vers les Beaux- Monts (p. 8). 11 y a des statues originales et des copies d’après

l’antique, en marbre et en bronze. Le berceau en fer, construit sous Napoléon I er pour l’impératrice Marie-Louise, afin de lui rappeler sa treille de Schœnbrunn, n’existe plus qu’en partie: il avait 1400 m. de long et il aboutissait à la forêt. La terrasse du Palais se prolonge, sur un reste des anciens remparts, jusque près de l’Oise, par où l’on peut redescendre, et elle passe près du palais sur l’anc. porte Chapelle , construite en 1552 par Pliil. Delorme. Il y a encore des restes des fortifications de l’autre côté de l’entrée de la forêt.

Dans la partie O. de la ville, au delà de St-Jacques, en revenant du palais , se trouvent quelques vieilles maisons , surtout au coin de la rue des Lombards et de la rue Napoléon (où est la poste), et à côté sur la place du Change (maison qu’habita Jeanne d’Arc). Plus loin s’élève l 'église St-Antoine, des xn e et xvi e s., dont le grand portail, assez dégradé, est du style flamboyant. Elle a trois verrières de la Renaissance (à l’abside) et des vitraux modernes. Dans le collatéral de g., monument érigé en 1875 au cardinal d’Ailly (m. 1425).

La rue St-Antoine, à dr. en sortant, mène à une place d’où l’on redescend à g. vers l’Oise, par la rue Jeanne-d’Arc. Dans le bas, à g. , se trouve un reste de la tour de Jeanne-d’Arc, où fut enfermée la Pucelle. Elle est enclavée dans une propriété particulière

COMPÏÈGNE.

(n° 6), où il faut s’adresser pour la voir; mais elle est peu curieuse et l’on pourra s’en faire une idée du quai un peu plus loin à g.

Une petite rue neuve, sur l’emplacement d’un anc. prieuré, plus tard l’hôpital, mène de la rue Jeanne-d’Arc dans une rue parallèle où est la chapelle St- Nicolas, qu’on a conservée de cet établissement et qui a de belles boiseries des xvn e -xvm e s., des tableaux anciens remarquables et une belle Vierge du xiv e s. La rue St- Nicolas descend également vers le quai, près du pont.

La fob,êt de Compïègne a 14 509 hectares de superficie et plus de 94 kil. de tour. Elle est sillonnée par 354 routes et il y a partout des poteaux indicateurs. Des marques rouges y donnent la direction de la ville. On peut y faire bien des excursions intéressantes, en particulier jusqu’à Pierre/ omis, à l’extrémité S.-E. (14 kil. ; v. ci-dessous), et jusqu’à Champlieu, à l’extrémité S. (13 kil.; antiquités, v. p. 24): voit., v. p. 4; chemin de fer, p. 24. Un des plus beaux sites est celui du mont St- Marc, à l’E., non loin de la station de Vieux-Moulin (v. ci-dessous). Plus près, les Beaux- Monts (139 m.), but de promenade recommandé, à 3 / 4 d’h. de la ville, dans l'axe de la grande avenue du parc du palais de Compiègne (p. 7), et plus près encore, au N. de l’avenue, le mont du Tremble, à proximité de la station de Rethondes (v. ci-dessous).

Suite de la ligne de St-Quentin-Maubeuge , etc., v. H. 2 et 3.

Lignes de Clermont et Beauvais, d'Amiens par Montdidier et de Roye (Péronne), v. le Nord-Ouest de la France, par Bædeker. — Ligne de Crépyen- Valois, v. p. 24.

De Compiègne à Soissons: 40 kil.; 1 h. 10; 4 fr. 50, 3 fr., 1 fr. 95. Jusqu'à Rethondes (7 kil.), v. ci-dessous. On y laisse à dr. la ligne de. Pierrefonds et se rapproche à g. de i 'Aisne, dont on va remonter la jolie vallée. De l’autre côté, la forêt de Laigue (3805 hect.), qui offre de belles promenades. — 9 kil. Font-de-Rethondes, arrêt plus rapproché de la localité, qui est sur la rive dr. — 12 kil. Trosly - Brtuil , à dr. à la lisière de la forêt de Compiègne. — 14 kil. Lamotte - Breuil. A g., une grande fabrique de produits chimiques (1897). A dr. , Couloisy, avec une église romane intéressante, et plus loin, sur la hauteur, Croutoy et son château. — 17 kil. Atlichy, à 1 Kil. , sur la rive dr. de l'Aisne. — 19 kil. Jaulzy. Curieuse carrière de pierre dans les collines de dr. — 23 kil. Vic-sur- Aisne, à 1 kil. à g. — 5 arrêts et stations. — 37 kil. St-Christophe, faub. de Soissons, dont on aperçoit à g. la cathédrale et l’église St-Jean-des-Vignes. On contourne la ville et rejoint à dr. la ligne de Paris. — 40 kil. Soissons (p. 25).

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