‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 122 sur 446 · DOUAI · texte numérisé non relu

DOUAI

ST-PIERRE; — MUSÉE. |i [R. 8. 1 "j — [T

li'jti'l des gdiivoriicurs, xvni puis à p.. clans la rue Fortier

s.: au n" 12, hnlcl Panuirl, de 1729),

le mus(''e.

Le Musée (i-n remaniomenl en l'JIO csl ouvcil au pulilic les Jeudi et diin., I. 1. j. aux étrangers, de M li. à 4 h. (jus(]u'à o h. en été). Dans lejardin, fragments lapidaires, statues, beau bac ou abreuvoir sculpté (xvie s.), en grés, provenant d'Anchin.

Rez-de-chaussée. — Vestibule musée lapidaire) : tombes, notamment la pierre ttDuiilaire de .Simon de Thiennes ixiv' s.', et celle de Claude de Carnin et de sa fenune iltJ30); borne autrefois érigée (1716) sur la place de

/?lte S. //. B(irth.OlXxi (ojiclcjui' Rue du Musée)

Galerie d ArcKéologie

5 Ê ïï Musée Berthoud.

Bavay pour rappeler les sept voies romaines qui en partaient; magnitiques chapiteaux antiques provenant de Bavay. — A dr. du vestibule, salle de minéralogie. — De chaque côté du vestibule sont les salles du musée Berthoud, remarquable et très importante collection ethnographique réunie parle savant de ce nom; les 3 salles à dr. contiennent, outre des vitrines d'ethnographie : des dessins, estampes, miniatures, médaillons et tableaux. La 3'' salle communi(|ue avec la galerie d'archéologie : mausolée de .Jean de Saint-Pierre-Mesnil et de ses deux femmes (xv'' s.); statues et luoiunnents funtraires des principaux membres de la famille de Lallaing (le tombeau de Charles I'"' de Lallaing, avec sculptures et statues en albâtre, attribué à tort à .Jean Bologne, a été exécuté au xvi^ s. par Georges Monoïer) ; meubles et crédenres, faïences italiennes et autres (le joueur de vielle, de Bernard Palissy ; coupe en terre cuite, ornée de si.x tètes, par le même): vieux grès flamands et allemands ; verreries; deux magnifiques vases en faïence de Delft ; clavecin

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du xvii" s. couvert, de peintures; bronzes antiques; objets d'orfèvrerie religieuse; ivoires: alljâtrcs du wi" s.; étoffes anciennes: ceps ou entraves du châloau do Montigny-cn-Ostrevant (xvi' s.); moulage des portes du Baptistère de Florence: poteries romaines, etc.

On rej,'agne le vestibule d'entrée pour visiter, à g-., les deu.v dernières salles du musée Bcrthoud, puis la j,'alerie do sculpture.

Galerie de sculpture, caractérisée par l'œuvre d'artistes nés à Douai ou dans le dép. du Nord : .Jean Bologne, Bra(surtout), Calot, Houssio, Laoust, etc.

— /. Holoynt' : '.', hautes vitrines lui sont consacrées, dont une abrite le seul Hercule étoulfant Antée, groupe en terre cuite: Samson massacrant les Philistins, autre terre cuite originale; '2 statues grotesques en pierre: statuette d'enfant en marbre; petits bronzes. — Bra. .lean Bologne: Ph. de Comines : moulages de la plupart de ses ouvrages. — David d'Angers. Merlin do Douai. — • Coulan. La Source. — Donaiello. Ecce homo. — ICscoula. Baigneuses. — Carrier- Bellause. La Russie, beau (§). — Hou.isin. Paul-Louis Courier. — Riiirjel iVlllzach. Beau (§) du D' Christian. — Quelques antiques i bustes principalement}, originaux ou moulages.

-V l'extrémité do la galerie on se trouve au bas de l'escalier montant aux salles de iieinturc. — Sur le palier : Vien. Mo'i'se.

1"' étage. — Musée de peinture. — V salle. — De dr. à g. : Chopin. Derniers moments de la l'amille de Cenci. — 353. Scrrur. L'Armée française quittant Mascara. — 160. Andrc Giroux. Vue prise à l'Arco Scuro, près de Rome. — 195. Jeanron. La Morte eau. vue du port d'.'Vudressclles. — 50, Brascassat. Paysage. — 'i'/S. Pasini. Cavaliers persans chassant devant eux ' des prisonniers. — 'il. Corot. Paysage lun des plus beaux du maître). — 148. Euij. Fromentin. Vue de Laghouat. — 175. H. Barpit/nies. La Petite Marine à Sorrente. — .10. Boilli/. Fcte des petits autels. — 76. Corâier. Prométhée et les Océanides. — 193. Isahey. Contrebandiers. — J. Adam. Derniers moments du duc de Berry. — 136. Eeckhonl. Laboureur surpris par l'orage.

— 746. Jean Benncr. Sérénade à Capri. — 203. Knip, le .leunc. Grotte au ])alais des Césars, à Rome. — 760. David de Koninc/c. (Tcneviève de Brabant. — 750. /. Breton. Fille de pcclieur. — 749. E. Breton. Nuit d'hiver en Artois. — 761. Framai';. Sentier dans les blés. — 758. G. Couriet. La Réflexion.

Au milieu de la salle, modèle de la statue de Dupleix érigée à Landrecies.

2'= salle. — 1-231. L. de Vinci. Anges. — 781. ./. Bassan. .Vnnonciation aux Bergers. — '204. Lar/rcnée. Elisabeth de Russie. — 747. /'. de Cortone. La Providence commandant au Présent et à l'Avenir. — David. Mme ïallien.

— 363. B. Stro;ci. La V. entre St .Joachim et Ste Anne. — 1171. Muttoni. La Femme adultère. — 391. A. de Vue:. St François de Paulc au lit de mort de Louis XL — 1995. Deulb/. Orphée. — J121. Dandini. L'Union de la Peinture et de la Poésie. — ÏOSl. Caravar/e. Samson et Dalila. — 751. Paris Bordone. Vénitienne. — 116. Le Dominiquin. Neptune et Amphitrite. — 777. Panini. Ruines. — 1637. Bellini. Ste ramille. — 1088. Biliverti. Femme surprise par un homme armé. — 1-236. Le Dontinii/uin. Lucrèce. — 1169. Morandini. Descente de croix. -- 316. Le Guide. Sibylle Delphique. — 87-2. Malincornico. Enlèvement d'Europe. — 59. Ec. des Carraclie. L'Innocence. — 373. Valdès Léal. Les Chefs de St Pierre et de ."^t Paul. — 1163. Mazsuoli. Ste Famille. — 16. Le Guerchin. Mort de St François. — I."'9. L. Giordano. Triomphe d'.4.mphitrite. — 45. .ihr. Bo.ss. Intérieur d'une riche habitation.

— 318. Ec. du Guide. Lutte de deux Amours. — 1138. Ghirlandajo. Ste Famille. — 1989. H. Duhem. .Ste Geneviève de Brabant. — ISÎM. >'o>i. Marais.

— 1099. Caqnavci. Lucrèce. — 376. Vela:quez. (g). — 320. Ribera. Un philosophe. — '293. J. Romain. Enlèvement de Déjanire. — 1-233. Vii/nali. Ange apportant un pain au prophète Elie. — 174. Hunoteau. Coin de parc dans le Nivernais. — Dutilleux. Paysage. — 1143, 1141. /.. Giordano. Mars et Vénus; Enlèvement de Proserpiue. — 34. /s'c. de P. de Cortone. Eliézer et Rebecea.

— -230. .Martin des Batailles. Vue de Douai.

Au milieu de ia salle, projet d'un monument à (iambetta.

Il DuLAi : — MUSKh: || [R. S, l"j — 179

3"= salle. — m. Van der Weyde». Triptyciuc. — 51. P. Breui/hcl. Tour de Babel. — -283. Van Orley. La V. et l'Enf. J. (dans lo jiaysagc formant le fond est représentée la Fuite on Kgyi)tc'. — 163. Van der Goes. Le Christ en croi.\ et les Stes Femmes. — -20. Jean IJelleçjambe. le Jeune. Antoine do Hénin, évèque d'Ypres, exposé après sa mort sur un lit de parade. — 44. Jérôme Bosch. .Job. — 18. Jean Beeck. St Jérôme. — 126. D'après A. Durer. Jlort de la V. (peinture en camaïeu sur marbre blanc). — 31. Vaast Bellegambe (?). Prieur des Dominicains à Douai. — 142. In-anck, le Vieux. Festin de Balthazar. — 19. Ah. Bfif/yn. Paysage. — 143, 144. Franck, le Jeune. Intérieur; Adoration des Mages (d'après Rubens). — 384. David Vinckeboons. Foire de village. — 361. Stevens. Halte do cavaliers. — 332. Rubens (?). Vocation de St Mathieu. — 132. Van Ihjck. (gi. — 80. /. Craesbeeck. Scène d'intérieur. — 150. Van Gaesbeeck. Atelier. — 246. Molenner. Maison rustique. — 14. Van Biielen. Ste Catherine. — 91. H. Declerck. Ste Famille. — 134. Ec. de Van Dijck. Prométhée. — 167. Adr. Gryff. Nature morte. — 116. Duchatel. (g). .— 205. Van Norirt. Adoration des Mages. — 763. Van Everdingeu. Paj'sage. — ■27. Jeun Bellegambe. le Jeune. Le P. Trigault, jésuite. — 1598. S. Franck. Adoration des Mages. — 192. Corn. Huysmans. Paysage. — 138. Van Everdint/hcn. @. — 25. Jean Belleç/ambe, le Jeune. -Jugement dernier. — 70. J.-B. de Champaigne. (g,. — 357. P. Snayérs. Entrée d'une forêt. — 389. Martin de Vos. ©. — Van Dyck. Ciirist et Anges. — 251. Josse de Momper. Grotte près d'Assise. — 184. Ec. de Hans Holhein, le Jeune. Luther. — 156. A. de Gelder. (g. — 362. Stevens. Marguerite de Parme. — Van der Meulen. Entrée de Louis XIV et cle Marie-Thérèse à Douai en 1667. — 141. Govaerl Flinrk. Duc do Brunswick. — 410. /. Wouwerman. Habitation hollandaise.

— Van der Meulen. (p) de Louis XIV, donné à la ville par lo roi en 1668. — 784. Rtihens. Pan et Cérès. — 11. Vun Artois. Paysage. -—325. Th. Rombouls. Ingénieur militaire. — 239. Van der Meulen. Siège de Lille. — 165. Van Goyen. Paysage. — 86. Gerrils Cuyp. Intérieur rustique. — 244. M. Mirevelt. (P). — 12. Van Asch. Paysage. — 228. God. Macs, le Jeune, (g) de f. — 194. Jans-^ens. Translation, par St Aubert, du corps de St Vaast. — 198, 199. /. Jordncns. Vieillards. — 252. Josse de Momper. Paysage, avec ligures par Michau. — 106. .46. Diepraam. Après boire. — 761. J.-C. Drooyslool. Passage de troupes dans un village. — 135. Ekels. Vue d'Amsterdam. — 197. /. Jordacns. ©. — 360. Van Staveren. Vieillard. — 341. Ec. de Rubens. Duc d'Olivarès. — 131. Van Dyck. St Placide et St Maur accueillis par St Benoît.

— 1S9. Melchior Hondekoeter. Paon et coq. — 181. Van Helmont. Réjouissances villageoises. — 790. Teniers, le Vieux. Sorcières. — 331. Rubens. Vendanges. — 87. Gerrits Cuyp. (gj d'enfant. — 182. Van der Helst. @. — 243. Miiiderkont. Marine. — 312. Ravestein. (g). — 748. Brekelenkamp. Portraits de la famille Govaert ï'iinck. — Van Orley. La F'olie. — 1052. Salomon Konhick. Oflicicr d'arquebu.^ers. — 84. G. de'Crayer. .J.-C, et la V. intercédant pour un pécheur. — 230. Martin des Batailles. Vue de Douai. — 183. Hollji'in, le Jeune. Portraits. — 330. Rottenhammer. Diane surprise par Actéon. — 254. De Momper. Paysage, figures de Michau. — 319. Ribera. Ste Femme en prière devant le Christ mort. — 350. Erhard Sclioen. Adoration des Mages. — 125. Van Orley. Martyre de St Pierre. — 234. Marinus. St .lérôme. —30. Vaast Bélleyambf {■!).' Va prieur. — 161. Van der Goes (?). La V.. TEnf. J. et Ste Anne. — 792. Inconnu. La Manne dans le désert. — 418. Zurbaran (?). Songe de .Jacob. — 286. Pacheco. (p) du iils du roi d'Espaa-ne Philippe IV. w K t,

-Vu milieu de la salle : — 2.'!. Jean Bellegambe. Volets d'un triptyque peint en riionneur de l'Immaculée Conception, terminé eu 1526, et placé dans l'église des Récollets Wallons de Douai. — 24. Jean Bellegambe. Volets d'un triptyque provenant de l'église de Saint-Jean-en-Ronville, à Ai-ras. — 408. Van der W'eyden. Tableau à deux faces : Apparition de la V. à un moine de Citeaux: Jugement dernier.

Aux 1'^ et 2'- étages est installé le Muséum d'histoire naturelle (col-

180 — iR. 8, 1"] Il DE PAIUS A LILLE.

loction de concliylioloî,^ic, une des plus complètes do France: tronc fossii'' trouvé dans les mi nés de houille d'Anzin ; herbier provenantdulcKsThihesar'

La Bibliothèque (au 1' étage), fondée en 1767, possède plus do OO.OOu vi (loin :iijr) iiiLuiiabIcs, et 1.800 manuscrits depuis le viii"= s. Ou y signale ; livre iï Ueufi's de 'l'Iioinas Morus, sur lequel il traça, avant daller au supplice, quelques lignes de dédicace à son ami Fishcr; le manuscrit original Aes A ri liai es Vedasliui (Annales île St Vaastj: un recueil manuscrit de Lnltrfs de St Bernard; les documents diplomatiques relatifs à la mission du cardinal Poole en Angleterre, sous Henri VIII, etc.

A la l)ibliothéque sont joints une riche collection de dessins et d'estampes, ainsi i|u'un mi'daiUier assez important.

Le Musée Douaisien (à g. dans la cour) renferme un vaste plan en relief de Douai exécuté en 1660, réparc eu 1770; une série ûe portraits, et quelques tableaux, estampes, souvenirs locaux.

Au N. du Musée, des établissomenls militaires et le lycée constituent un enseml)le (•onsidéral)le de constructions. Le lycée a été bâti en 184U sur l'emplacement du collège d'Ancliin, dont il reste la chapelle (belle voûte du xvn" s.). Sur VEsplaitade s'ouvre VArscnal, créé par Louis .\1V en 1669.

Un peu au delà de TEsplauade, au fond de la rue du Temple, il subsiste, de l'ancienne maison des Templiers, fondée en ll.j.') et occupée, de 1314 à 1762, par les chevaliers de Saint-Jean-de-.lérusalem, une entrée gothiciue et (juel([ues bâtiments <iui ont été remaniés ainsi que la porte.

[^ 2 k. N.-N.-O.. château de Wai/nonville, en grande ])artie de 15-2Ô (porto du XV' s. flanquée de tours; chapelle gothique remaniée), et appartenant à la C'« des mines de l'EscarpcUe; le parc est arrosé par l'Escrchieux. — @ -2 k. O.-N.-O.. château de Ciiinci/ (xviii'^ s.; collection de tableaux et d objets d'art; archives précieuses: à Cuinci/, pèlerinage célèbre à la chapelle de N.-D. des Affliycs). — î@ 6 k. .s.. Gœulsin : château, bien restauré, du xvH' s. (magnifiiiue galerie gothique; parc). — @ 8 k. N.-E., ruines du château féodal de Lallaing et, dans le v., beau château moderne (dans le parc, pierre tuniulairc d'Antoine de Lallaing, xv s.).

1" De Douai à Aniehe '@ et ^^ sur route, \'à k, E., par Dechy, Guesnain (houille), Leicarde (château de Vésiynoii, xviii" s.), et Aubcrchicourt l'R. 9, li). — Pour Aniehe, \'. R. 9, fi.

2" De Douai à Orehies f^g Nord. 21 k. N.-E.). — On suit jusqu'à (5 k.) Pont-de-la-l)eùle la ligne de Lille. — 9 k. Haches (église moderne de Saint-Lvonnrd. i>éUTinage). — 13 k. Flines-lës-Raclies, 4,;?1'-' hab. (concess. houillère de -2,850 hect. ; petit lac 1res profond, dit Mer de J-'lixes: à l'église, fonts baptismaux de 1554), siège, avant la Révolution, d'une importante abbaye de Bénédictines fondée en l'2IU par Marguerite, comtesse de Flandre. — 19 k. Faubourr/-d'ffrchies. — -21 k. Orehies (R. 11;.

3° De Douai à Pont-à-Mareq i^^ Nord, o3 k. N.). — On suit la ligne de Lille jusqu'à (5 k.) Pont-de-la-Deùle. — 7 k. Jioost-W'arem/in, iJiOS^ hab. (château de Bernicourt. du xvu'- s., avec avenue d'arbres séculaires). — 8 k. Baimbuaucourl. -2,936 hab, {ci/lise des xiii" et xiv s.).

18 k. Mons-en-Pévèle. au 8.-E. d'une colline de 107 m., dite le ■■ Mons ou le « Mont > de Pévèle, fort grandiose de loin à cause de son isolement dans une grande plaine, doit son surnom au petit pays de Pévèle [Pabula), région de terrain éocène au milieu des alluvions uniformément plates de la Flandre. C'est là que fut remportée par Philippe le Bel sur les Flamands, en 1304. la célèbre victoire de Mons-en-Pévèle.

f.ARVIN. — SEGLIX. — LILLE. || [R. 8, 1'^] — 181

-.7 k. Meriffnies (boa,n château). — 33 k. Pont-à-Marcq {Y. ri-dessoiis)]. De Douai à Somain et à Valcncionnos, R. 10, A.

En quittant Douai, la voie franchit la Scarpe et Ini verse le faubourg industriel de Dorignics, avec port sur la llaute-Deûle.

221 k. Poiit-de-la-Deûle, station au milieu de houillères et de corons, ^' sur Orcliies el Pont-à-Maroq (K. ci-dessous).

On franchit le canal de la Deùle. près des houillères (4,721 hect.) et usines de l'Esearpelle. — • 225 k. Leforeal, 2,2.35 hab. (château des xvi" et xvii" s., à bastions et tourelles, entouré d'eau; houille).

228 k. Ostricourt (houille), M sur llénin-Liétard et Lens (p. 140). — A u-., Oublies, 4,0.50 hab. (houille).

231 k. Libercourl, ^' sur (4 k. 0.) Carvin (but. : Moderne, de Rome, du Cygne, de France), ch.-l. de c. de 10,730 hab.). Uégiise (haute tour) date de la fin du xvn" s. A Eiiinoy, la chapelle Saint- Druon est le but d'un pèlerinage (lundi de la Pentecôte).

De Carvin à Bauviil et à Hénin-Liétard. V. p. 1 10.

235 k. Phalempin, à g. (église avec épitaphes des xiv" et xV s.; bâtiments du xvni° s., restes d'une collégiale). A dr., forêt de Phalempin (8S3 hect.), fréquentée par les Lillois, (jui y viennent en excursion au bain, du Plouich.

239 k. SecHn (hùl. des Voyageurs), ch.-l. de c. industriel de 6,982 hab., relié par un canal à la Haute-Deùle. — Eglise du xii" ou du xm" s., avec crypte où coule la fontaine de Saint-Piat, réputée contre la lièvre; statue funéraire (xni" s.) de St Piat. — Bel hôpital, en partie du xni'' s., fondé par Marguerite de Constantinople, comtesse de Flandre et de Hainaut (f 1280), dont on y voit la statue, par Crauk.

[De Seclin à Don-Sainghin (^ Nord, 13 k. O.). — 4 k. Gomhcourt. — 7 k. Allennes-les-.\f<irai.i. — 8 k. AnnœulUn, 5,'281 liab. [église de 1574). — On franchit le canal de la Haute-Deùle. — 13 k. Don-Saingiiin [V. p. 143).

De Seelin à Tempîeuve (^ Nord, 15 k. E.). — 6 k. 5. Avelin (statue de M. des Retours, ancien député). Pondant le siège de Lille, en 1708, une simple servante de cabaret d'Avelin, Marguerite Collier, se dévoua pour pénétrer dans Lille et porter à Boufflers un avis secret. Ayant accompli sa mission, elle obtint d'être admise, sans que son sexe fût connu, dans un régiment de dragons et fut tuée à la bataille de Denain.

9 k. Pont-à-Marrq. ch.-l. de c. de 8'.i7 hab., sur la Marcc|, affl. dr. de la Deùle [yl sur Douai, \'. p. 180). — 15 k. Templeuvc, où l'on joint la ligne de Lille à Valenciennes (R. 11). j

243 k. Wallignies-Templenxars. A g., Wotlignies, 2,810 hab. (dans Ycglise, des xn% xvi" et xvn" s., croix émaillée donnée par Blanche de Castille à l'abbaye de Flines, et retable du xvi' s.; restes d'un chàleau du xiv-" s.). — La voie traverse Fives (usines métallurgiques), avant de pénétrer dans l'enceinte forliliée de Lille, à l'E.

250 k. LILLE (@ ù la gare; V. V Index), V. de 205,602 hab., ancienne capitale de la Flandre Française, cli.-I. du dép. du Nord, place de guerre, (|uartier général du 1" corps d'armée, siège d'une Universit(% est bâtie à 23 m. d'alt., sur la Deiile canalisée.

182 — R. 8. 1'] Il DE PARIS A LILLE.

Entourée de remparts et située en plaine, la ville ne s'annon( r pas do loin par les édifices ou les clocliers qui, généralement, dislinguent les cités anciennes de son imporlance. Mais elle possède de beaux monuments modernes, de nombreuses colleclions d'art ou te(hni(|ues, notamment un admirable musée de peinture: c'est la princiiialc attraction de Lille, qui est avant tout une ville de travail, un centre industriel el commercial très considérable, et aussi, depuis un demi-siècle, un centie intellectuel.

Le plan de Lille a la forme d'un triangle éqnilatéral fortement échancré au N.-O. par la citadelle, et au S.-H. par la gare.

Les quartiers neufs du centre sont dignes d'une grande o: moderne, notamment les rues Faidherbe, Nationale et Solférinn, les boulevards de la Liberté cl Yauban. Les quartiers Saint-André et Saint-Sauveur, situés aux deux extrémités opposées (à l'extrême N. et à rexlrème S.), se font seuls remarquer, peut-être, par une physionomie particulière. Le premier, séjour de l'aristocratie lilloise (notamment la rue Royale), est percé de ruée plus larges, plus calmes et plus propres ([ue le reste de la ville: le second est le refuge des ouvriers et des pauvres.

La place de Lille forme un camp retranché d'env. 50 k. de tour, défendu par 11 forts. L'enceinte, con.struite en briques et en terre, est percée de 12 portes ordinaires, de 3 portes d'eau, et de deux entrées spéciales pour le ch. de fer: elle enveloppe quelques parties subsistantes de l'enceinte du moyen âge. notamment la .\oble- Tour (14.39), dont il ne reste que le soubassement. Parmi les portes du xvir s. qui ont été conservées, la plus remarquable est la porte de Paris (p. 196). Les portes de Gand (1617) et de Roubaix ou Saint- Maurire (1622) ont été construites sous la domination espagnole.

Principales curiosités. — Musée 'p. 188): — Bourse ,p. 184,; — Graniif.- Place (p. I84i: — ÉGLISES Saint-Maurice ip. 184i, Saintk-Catherine (tableau de Rubens: p. 18"), Saint-André (p. 187), N.-D. de la Treille (p. 186): —

CITADELLE ET PROMENADES ENVIRONNANTES (p. 187): — PORTE DE P.\RIS (p. lî'6) ; — .MAISONS ANCIENNES (p. 184 et 185).

Histoire. — Lille, dont le nom était souvent encore écrit au xviii'' riste ou l'Ile, était en cflet. au xi'= s., une bourgade, d'orisrinc féodale, entourée par des bras de la Deùle et bâtie au pied du cliâteau du Bue. dont remplacement est auj. occupé par la basilique de N.-D. de la Treille. Lille fut toujours une possession directe de« comtes de Flandre. <|ui lui accordèrent sa charte en 1235. Détruite de fond en comble par Philippe Auguste, en 1-213. reconstruite par Jeanne de Constantinople. comtesse de Flandre, assiégée et reprise par Philippe le Bel, en 1297. Lille participa à la révolte des Flamands contre le g'ouverneur Gui de Chàtillon. Ses milices furent battues à Mons-en-Pévèle ;1304). et le roi réduisit de nouveau la place. En 1312. un traité signé à Athies donna Lille. Douai et Orchics à la ÎFrance. Mais Charles V ayant, en 1369. cédé Lille à Louis de Maie, celui-ci transmit ses droits ( 1383"! à sa fille Marguerite, qui avait épousé en secondes noces Philippe le Hardi, duc de Bourgogne. Sous les ducs de Bourgogne, devenus ainsi comtes de Flandre, et principalement sous Philippe le Bon. qui en lit une de ses résidences habituelles et y tint les premiers chapitres de l'ordre de la Toison-d"Or. Lille jouit d'une grande pi-ospérité. Sou.< la domination espagnole, en 1559, la ville fut sauvée, par le courage d'une cabaretièrc, Jeanne Maillotte, d'une attaque des Hurlus, bandes de pillards qui ravageaient les Pays-Bas. En 1667, Lille se vit assiégée par Louis XIV

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