‹ Le Nord, la Champagne et l'ArdenneChapitre 133 sur 446 · L.HermaTin,del · texte numérisé non relu

L.HermaTin,del

214 — [R. 9, A] Il DE PARIS A CAMBRAI.

ogyplion par Legrain et fi^rant les diverses professions des Egyptiens antiques) ; belle collection do statuettes égyptiennes, cylindres baliyloniens, etc. — 2'" salle : objets proliistorif[ues, haches de pierre, ototlcs égyptiennes; grand bas-relief du xv= ou du xvi« s. figurant un donaioui présenté à la V. par un cvèquo ; modèle en relief de la collégiale de Saint Fursy (xii" et xv" s.), démolie en 1807.

Escalier. — Au-dessous, statue antique de Caracalla; 2 plaques de cheminée du xYii" s. — Moulages de bas-reliefs assyriens; '2 tapisseries df provenances diil'érentes dont la plus grande est encadrée par la dcvist répétée : vaille oie vaillk LOits ?k vehka.

Palier : — Armes, poterie d'étain et de cuivre.

1''' étage. — l"'" salle (à g. du palier), i'einiure : 3 aquarelles hindoues. — Dciiinri/vnij. Paysage au fusain. — Bodebrrt. Nymphe des eaux. — Oudrij Chiens. — Giacomctli. Centaure enlevant une nymphe. — Stîiei. Conlidence — ./. Gariiirr. Au bain.

Grande salle ('en face du iiilier). iki.ntlue : Consultation chez un pro cureur de Cambrai au xvii* s., grisaille. — A. de Xeuville. Attaqiie de I. gare de Styring (bataille do Forbach. 6 août 1870); Taverne; Rendcz-voii de chasse (le peintre s'y est représenté ainsi que plusieurs habitants d^ Péronnci; Vieille maison do la rue Saint-Fursy. aquarelle; autres <euvre du même. — Cli. Michel. Son (g); l'ancien christ peint du tribunal; Madc leine. — Beau torse, par Palma. le Vieu.c. — Gamliarl. Sous le porche d' Saint-Gcrmain-l'Auxorrois. — Le Guide. La Piété filiale. — Tatter/ntin L'Epave. — Portraits de peintres du pays, par eu.x-mêmes. .— 4 anc. vue de Péronne. — Statues antiques de Mercure, Diane, Uranie. — Vitrine de médailles, manuscr., miniatures, étoffes.

3" salle (à dr. do la grande salle) : — Objets (surtout haches et colliers de l'âge du bronze; numismatique (remarquable classement des monnaie gauloises); verroterie et statuettes antiques; vases, céramique des xvii" e XVIII' s.; ivoires; peintures sur étoffes; canon delà fin du xiv" s.; ancienn bannière de Péronne; quelques fragments de sculptures en pierre du moye âge et de la Renaissance; beau meuble en bois sculpté de la Renaissance originaux de chartes royales, dont celle de 1209; tables et bureau du xviii" s.

Bibliothèque de 8,000 volumes.

Si, en entrant dans la Grande-Place, on tourne aussilùt à dr., o arrive à Vhôtel Saint-Claude, maison en bois et en pierre de 1 Renaissance, défigurée, en l'ace de laquelle, ù l'entrée de la rue d la Madeleine, se trouve une autre maison de la Renaissance, pareil lement défigurée, mais' en pierre. En avan(;ant dans la place, o voit du même côté, à l'angle de la rue du Vert-.Muguct, une maiso: beaucoup mieux conservée, en bois, avec deux statuettes, de corbeaux sculptés et une belle décoration végétale. Vers Tautr extrémilé de la place, à g., on est au pied de l'église Saint-Jean.

Saint-Jean (1509-1525) a une tour llanquee d'une jolie tourelle 6 ornée de sculptures remarquables

A Tint. : 3 nefs égales, dont deux terminées carrément, et celle do g. e pan coupé, avec de magnifiques clefs de vonte: chaire sculptée du xvir s. buffet d'orçfues du xvin° s. ; devant le chœur, sur toute la largeur de l'églisi belle grillé du xviii'= s.; dans la chapelle du bas-côté dr., peinture murale d 1601 (la Bonne Mort); dans le bas-coté g., chapelle .Saiiit-J-'ursi/ tableau si bois : St Louis assistant n la translation des reliques de St lùirsy): à l'entre de la pièce sous la tour, toile {Jésus crucifié) de Ch. Michel; au b.-c. g. d chœur, petit monument funéraire de 1583 et verrière moderne figurant u arbre de Jessé.

Il PÉRONNE. — VERMAND. || [R. 9, A] — 2\5

La Grande-Place estornée. depuis 1807, de la statue de Marie Fouré (par Fossé et Léon Roux). Au fond de la place, derrière la statue, à l'entrée de la longue rue Saint-Fursy, une curieuse maison en bois du xv" s. oiïre des statues de saints: au-dessous s'étendent des souterrains qui se prolongent sous une partie de la place.

Par la rue Saint-Fursy. on peut se rendre, en tournant à g., au n° 1, rue des Chanoines, où M. C. Boulanger a réuni une collection d'antiquités préhistoriques, et surtout de bijoux, armes, poteries et verreries du i" au x" s. (on est admis à visiter). A dr. de la rue Saint-Fursy, la rue Saint-Georges mène au cliùleau.

Le Château (entrée interdite) occupe un bastion faisant partie de l'enceinte, tout près de la porte Saint-Nicolas. De ses constructions du xni" s. il ne reste guère que (juatre tours en grès surmontées de toits coniques et llanquant la courtine qui fait face à la ville. Deux d'entre elles défendent la porte on tiers-point; une autre passe pour avoir servi de prison à Louis XI.

En sortant de Péronne par la porte Sainl-Nicolas, on trouve bientôt à dr. la promenade du Quinconce.

[De Péponne à Ham (^g Economique, 34 k. .S.-E.). — S k. Mons-en- Cliaussée iéglixe romane). — 12 k. At/iies (Atteia), sur l'Omignon. posséda un palais royal important où Clotaire I'''' fit élever Radegonde. sa future épouse. L'église, de l'époiiue de transition, offre un joli portail à statuettes du xiu'- s. — 13 k. Devise {château du xvn« s., avec donjon plus ancien), où l'on franchit l'Omignon. — 16 k. Moncliy-Layac/ie •église des xf, xii" et xvc^ s., avec chaire sculptée du xvu«). — ','3 k. lilatigny. — 28 k. ojfoy {église des xiC- et xiv» s.), y^ sur (10 k.) Nesle (V. p. 209) "par (2 k.) Voyenncs (église en partie romane). — 31 k. Ilam ( V. p. 210').]'

De Pcronnc à Albert, R. (5, 1°.

La voie remonte la Cologne. — 153 k. Doimjt (Pierre Fiche ou Pierre de Gargantua, menhir haut de 3 m. 20). — 157 k. Cartigny (église fortifiée des xn" et xv'' s.). — 160 k. T Incour t-Boucly. — 163 k. Marquaix-Hamelet (A'.-D. ds Moyen-Pont, pèlerinage, avec curieuses peintures et autel richement sculpté).

164 k. Roisel (hùt. du Cheval-Blanc), ch.-l. de c. de 1,796 hab. (à l'église, bas- relief sur bois, du xvi" s. : Ste Barbe).

[1" De Roisel à Saint-Quentin (^. 32 k. .S.-E.l. — 11 k. Yermand-^Jarleville. ■yermand ihôt. du A'oï-rf), ch.-l. de c. de 1,270 hab., sur un coteau dominant l'Omignon. Au-dessus du b. une enceinte retranchée marque peut-être l'emplacement de la capitale primitive des Véromandueus. Vermand s'est conservé à travers le moyen âge grâce à la possession d'une importante abbaye de Prémontrés fondée vers 1110. Dans l'église (piliers romans), statuettes en bois peint du xiv'= ou du xvi" s., et fonts baptismaux du xii" s. en marbre bleu de Tournai.

2ô k. Holnon-Savy (à Holnon. grande motte ou tumulus\ — Après avoir franchi le canal de la Somme, on joint à dr. la ligne de Tergnior. — 32 k. Saint-Quentin (R. 12).

2" De Roisel à Hargieourt i^, 8 k. E.). — La voie remonte le vallon supérieur, auj. dessérin-, de la Cologne. — 1 k. Templeux-le-Guérai'd. [cloc/fir du xv« s. . — .S k. Iliirgicourt (tombclle).j

De Roisel et d'Epeliy à Velu et à Acbiet, p. 127,

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Quillant la Cologne, la voie s'élève au faite du plalcau enlre Somme et Escaut.

172 k. Epehy (!-' sur Velu, p. 127). — On descend par un petit viillon vers la vallée de TEscaut. — 178 k. Goiizeaurourl. — 181 k. ViUcr^-Plouirh (vaste souterrain-refuge : énorme pierre qui servait de limite entre l'Artois, le Cainhrésis et la Picardie). — On franchit ri'jscaut canalisé.

187 k. Marcoimj (hùt. dos Voyageurs), ch.-l. de c. de 1.928 liab., sur la rive g. de rEsc.iut canalisé que Ton y franchit et qui reçoit TEauctte (souterrain du moyen âge à galeries en maçonnerie): — ;' sur (2 k.) Mamll-res, 'l.'iM hah. (souterrains-refuges: belle église de 1800, style du .vin" s., avec tour du xV s. à llèche moderne ajourée, épitaphe du xm" s. et beaux vitraux; verrerie à bouteilles, une des plus anciennes du Nord).

[@ 6 k. S. de Masnières. cloître et autres restes de l'abbaye cistercienne do Vaucelles. fondée en 1131; le cliœur de l'église, dont on voit quelques débris, avait été bâti vers \-2iù sur les dessins du célèbre Vilard do Honnecourt (,né dans lo voisinage) et de Pierre do Corbie.j

De Marcoing à Bapaume et à Achiet, V. p. V21.

La voie s'éloigne de l'Escaut. — 189 k. KumiUy. 196 k. Cambrai (F. ci-dessous, B).

B. Par Busigny-

^ Nord, 207 k., en 3 h. iy à 4 h. 20 par express. - 23 fr. 20, 15 fr. G5, 10 fr. 20. — Voie la plus rajjide.

181 k. de Paris à Busigny @, par Compiègne, Noyon et Saint- Quentin (R. 12). — La ligne de Cambrai se détache à g. de celle de Maubeuge à 3 k. de Busigny. — 184 k. Maurois, à la source de l'Erclin (beau calvaire de 184.")). — 187 k. Bertry, 3,081 hab. (tissages).

191 k. Caudry-Nord. — Caudry, à 2 k. N. de la gare (hùt. de l'Europe, r. Gambetta, 33, omn. 40 c. déj. ou din. avec vin 3 fr., ch. 2 fr.). 11,060 hab., est une cité industrielle occupée surtout à la fabrication des tulles et guipures, dentelles et broderies mécaniques. — Belle église gothique moderne; au croisillon dr., châsse de Ste Maxellende, en cuivre doré {w s.), avec statuettes en argent. — Château de 1770.

De CaudrY à Denain (^^ du Cambrésis, 32 k. X.). — 4 k. Caudr^'-Canibrésis, station du ch. de fer de Cambrai au Cateau( V. p. 225)- — "i k. Béiheuconrt. — 10 k. Quii^vy, 3,21(3 hab., sur l'Erclin (tissages de laine). — 12 k. Saint-Bilairf-lùs-Camiirai, 2,406 hab. (fabr. de batistes et linons). — 13 k. Saint-Vaast (cimexièro dans une ancienne enceinte fortiliéc: fabr. de batistes). — 13k. 5. Saint-.\ubert-Sucrerie. — 14 k. .Çaù(/-ylM/(fcî-.V'j/'rf. station desservie aussi par le ch. de fer de Cambrai à Solesmes ( V. p. 224). — 14 k. 5. Saint- Avbert-Cambî-ésis, 2,315 hab., sur l'Erclin. — 17 k. Villers-en-Cauchies. — 20 k. Avesnes-le-Sec (clocher avec flèche en pierre, du .\v« s.). — 25 k. Xoyelle-sur-SeUe. — 2'/.k. Bouchij, 3,074 iiab. (mines de houille). —28 k. Vieux-Lourches. — 19 k. Bessemer. — 32 k. Denain (\'. p. 224).] De Caudry à Saint-Quentin, II. 12.

Il GAUDRY. — CAMBRAI. || [H. 9, B] — 217

193 k. Fontaine-au-Pire, 4,260 hah. — 197 k. Caitenicres. — 199 k. Wainbaix.

207 k. CAMBRAI ® {V. VIndex), ch.-l. d'arr. de 27,8:î2 hab., archevêché, sur la rive dr. de l'Escaut, dont le' bras principal est canalisé. Naguère place de guerre. Cambrai a été démantelé, et s"est entouré de (|uarliers neufs en briques; il n'a gardé de ses fortilications que trois portes et l'ancienne citadelle bâtie, à \'E.. sur une légère éminence.

Le sol de Cambrai est formé d'un banc de pierre calcaire blanche, exploité depuis l'antiquité. Ces carrières, (jui s'étendent à une vingtaine de m. au-dessous du sol, où s'ouvrent de larges puits d'extraction et où coulent plusieurs fontaines, ont, dit-on, servi de refuge pendant les guerres.

Principales curiosités : — Eglises Notre-Dame ;p. •2-2Û) et Saint-Géry (p. 222); — Musée (p. 220); — Porte Xotrè-Dame (p. 223); — IIotel de Ville {p. 218).

Gares : — Care Centrale, reconstruite en 1907 (omnibus pour la ville et les liotols'l. au N.-E. de la ville, sur la place de la Gare ; — Gare Annexe, sur la lifjne de Somain ; — Gare du Cambrésis (réseau d'intérêt local), près de la gare Centrale, sur le boulevard Vauban.

Histoire. — Cambrai {Cameracton) devint une ville importante au temps •de l'invasion des Barbares. Clodion s'y établit en 445, en lut chassé en 447; en 481, un ctief franc. Ilagnacaire. s'y était rendu indépendant: mais Clovis trouva le moyen de le tuer et de s'emparer du petit état. Ses évoques, dont le premier. St Vaast, siégea de 499 à 540. obtinrent des Mérovingiens la souveraineté temporelle de leur cité; cependant, après plus d'un siècle de luttes sanglantes, les bourgeois conquirent leur charte communale en 1227. Lors des guerres de François î''. de Henri II et de Louis XIV, la place de Cambrai fut une des plus chaudement disputées : elle n'appartient définitivement à la France que depuis le siège dirigé par Louis XIV en personne, en 1677. C'est à Charles Quint qu'est due l'érection, en 1559, de l'évcché de Cambrai en archevêché. Plusieurs traités ont été signés au .wi» s. à Cambrai; celui de 1510. qui constitua la « Ligue de Cambrai ». unissait le pape Jules II, l'empereur Maximilien, les rois Louis XII et Ferdinand d'Aragon contre les Vénitiens; celui de 1529, entre François l" et Charles-Quint, fut signé par Louise de Savoie, mère du roi de France, et Marcuerite d'Autriche, tante de Charles-Quint, d'où son nom de « paix des Dames ». Un grand congrès européen eut lieu à Cambrai en 1724; mais les plénipotentiaires des divers pays se séparèrent l'année suivante sans avoir rien conclu. Le siège épiscopal de Cambrai a été illustré, de 1695 à 1715, par Fénelon ; mais il fut déshonoré, quelques années plus tard, par l'indigne cardinal Dul.'ois. De 1802 à 1841, Cambrai ne fut plus qu'un simple évèché, relevant de Paris.

(ambrai a vu naître : le général Dumouriez (1739-1833); les sculpteurs Pierre de Franquevillc (1548-1615), Gaspard Marsy (1624-1681) et son frère Balthasar Marsy (1628-1674).

Industrie. — Cambrai est renommé pour la fabrication de la batiste (plus de 1,200 ouvriers), tin tissu de lin qui y fut inventé, dit-on. par un nommé Baptiste au xiii" s. Il y a encore une teinturerie i600 ouvriers) travaillant les étotfcs de laine fabriquées au Catcau. à Fourmies, à Reims, à Paris; une blanchisserie renommée établie au faubourg Saint-Roch ; des fabr. ronsidérables de chicorée, des moulins pour le blé, d'autres à huile alimentés par le colza et l'œillette du pays; des savonneries, des brasseries, des ateliers de construction, des fonderies de fer.

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ITINÉRAIRE. — De la place de la Gare 'gSgT pour la pKu «< «J'Arnics, 10 c), plusieurs courtes rues conduiseut au boulevard Faidherbe cl au boulevard Vauban (-iare du C.aintircsis; vaste ciilU-iif), Irai-és sur reui|>lar-(Mii(Mit di'.- anciens remparts, bordés de jolies lialiilalions neuves en bri(iues et qui longent rextrémilé N. ili' l'Ks|)l,iiiade.

L'Esplanade setend, en pente légère, entre la ville cl l'ancienne clladelU- devenue la caserne Villars; elle olTre de belles allées de jiiands arbres et un parc anglais où sont disséminés un kiosijue de concerts, plusieurs sculptures on bronze et les deux statues de pierre de Baplislc, l'invenleur iirésurné ilu tissu qui [lorte son nom, et du cbroniqueur Monstrclei (14011-1453), qui fut prévùt de Cambrai. A rextrémilé 0. de l'Esplanade, on voit à dr. dans des jardins une maison en pierre du xv" s.

De l'entrée de l'Esplanade, on pénètre dans l'ancienne ville par la rue de lu Porte-Robert, continuée par la rue de la llerse et la rue des Trois-Piiieons, (|ui longent la place au Bois et aboutissent à la place d'Armes.

La place au Bois, en partie plantée de marronniers (marché aux bestiaux), rst avoisinée [lar les principaux hôtels et cafés, ainsi que par la Bibliothèque, rue Gambetta, établie dans la chapelle de l'ancien liùpital Saint-Jean (40,000 vol.. 1,230 manuscr.).

On y remarque, parmi les livres, un assez g:rand nombre d'incunables ci d'ouvrages à vignettes et à figures ; le plus curieux est une JUble de Schœler imprimée en 1472. Le manuscrit le plus ancien est une Historia Francorum de Grégoire de Tours ( n" 024) : on le 'croit du vu* s. Nous signalerons encore n" 619, Canoiies hibernici (viii« ou i.\" s.); n° ÔH, Libri lectionum, en entier écrit en lettres d'or et d'argent sur vélin pourpré (x" s.); n" i93. Seruion vtdgarcs. ouvrage fort curieux au point de vue do l'histoire des mœurs à lu fin du xni" s.; n" 88, Heures de la Ste Croix, in-1". vélin, du xiv<' s., avec lettres à personnages; d"* 1,025 et 1,077, LiOri catenali, ainsi nommés à cause de la longue chaîne <iui servait à les lî.xer dans la librairie du chapitre métropolitain; n" 572. Novella D. JoUannis, etc., in-folio, vélin, à lettres historiées, avec deux peintures précieuses (xiv s..; n" 56o, Concnrdantia dis cordantium canonuin, magniticjue in-folio, note comme important pour l'élude de la société au xv s. : n" IM. Breviarium antiguum. avec miniatures bouf fonnes: n" 690. un recueil de lettres autographes de Vauban, Louvois ci autres personnages du xvii'' s.

La place d'Armes on Grande-Place, fort vaste, est bordée d'un côté par l'Hôtel de Ville, rebâti de nos jours d'une façon grandiose avec un avant-corps à colonnade corinthienne et fronton sculpté. Sur le fronton s'élève un camjjanile, au-devant du(iuel sont deux anciens jacquemarts, de 1510, Martin et Martine, vètusd'un costumr (iricntal. Le cabinet du maire est orné de (juatre beaux panneauN (le hante lisse ou « verdures ■■, fabritiués h Cambrai en 1752.

Au S. de la place d'Armes, on prend la rue Saint-Martin, où b Beffroi, haut de 61 m,, est la tour, seule yjartie conservée, di l'ancienne église Saint-Martin. La partie inférieure date de 1447 le haut a été reconstruit en 1736. Sur le tympan de la porte d'entrée un bas-relief représente la Charité dr SI Martin. On monte 211 marches avant d'arriver au logement du guetteur, (jui s'appelle è Cambrai un « gallu » ou •- gallus ■■.

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