‹ Le Nord-Ouest canadien, son évolution primitive et ses archives législatives [microforme]Chapitre 146 sur 178 · SH · texte numérisé non relu

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Prime sur les têtes de loups.

Les proces-verbaux de la dernière séance étant lus et à uvés le président fait remarquer qu'avant de soumettre au conseil le sujet spécial ur lequel cette séance a été convoquée, il désirait appeler 1 attention du conseil à lé crd de la loi autorisant le payement de primes sur les têtes de loups. I dit que cetti peut avoir été importaute et même nécessaire à l'époque où elle a été rendue, mai il croit que présentement elle n'est guère utile et que le ‘emps est arrivé où ile à propos de l'abroger,

Après quelque discussion à ce sujet il est proposé par le Bird, appuyé par M. Sutherland et adopté à ‘unanimité:

Que l'article XLIX des règlements locaux du oue avril 1282 ait maintenant ibrogé et que le payement de primes provenant des fon là publies pour les tôtes de leups soit par la suite aboli.

Pélilion du Porta

Le président informe le conseil qu'il ava ‘ principalement pour soumettre à sa considération une pétiti i int Portage-La- Prairie, qu'il avait recue dernièrement, Comm ie i +, non seules ment présente de grandes difficultés mais qu'el o € ‘ considérée comme très importante en ce qui concerne k ï ; en général, il a jugé à propos de la soumettre au conseil

La pitition ci-apres est alors présentée pra ‘A l'honorable gouverneur et au conseil d'As ï Manitoba, soumettons respectueusement à votre consid | t Vu les “déprédations dont nous avons souffert et dont “ouffr ' “; et “considérant que par suite de la rareté des } ns, i : pré- “dations augmentent en même temps que la = éd t u ie ce jour même de leur propre aveu, les sauvages ues membres “de leur tribu avaient commis le dernier n de e lons runinte-

nant faire mention, savoir: que durant la : dh le a té enlevé “de l'étable de MM, Hay et Sinelair et qu'il a nent sioux au “lac Manitoba ou près de cet endroit où il a L les citovens ont ‘suivi les traces sur la neige fraîchement : j lit campement “alors que la nuit leur fit perdre les trac e di r effet de changer ‘en certitude le soupçon entretenu jusqu que ir les auteurs des “nombreux vols de bestiaux commis dm ‘tabliss 1 citoyens du “Portage-La-Prairis se sont adressés au conseil du M obtenir justice, par “conséquent: Ce ‘-nseil, reconnaissant qu'il ne “oceuper de cette ‘affaire, vu que ces sauvages, la plupart d'entre . trouvent dans les “limites de la juridiction du conseil d'Assiniboine. « e sont des sauvages “appartenant au gouvernement américain, s'adres d'Assiniboine pour “obtenir de la protection où du moins de l'aide en cet rence #t 1} espère que ce “dernier pourra lui indiquer quelques mesures pour ob r réparat des dommages “déjà causés et assurer notre sécurité pour l'avenir. Le citoyens : en rapportent “à la loi et ne désirent commettre aucun acte précipité qui pourrait à out hasard et à leur propre péril mettre la sécurité en danger si toutefois ils sont “és d'agir. Et “comme ils désirent en même temps éviter toute action qui pourrait causer des embar- “ras au reste de l’établisse nent, qu'ils espèrent dans un délai rapproché la décision de

“l'honorable conseil d'Assiniboine. Considérant que cette question est de la plus grande

‘importance et qu'il ÿ à lieu d'agir avec la plus grarde proimptitude, nous espérons “que le conseil d’Assiniboine répondra à cette pétition aans les 10 jours qui suivront”. Par ordre du conseil du Manitoba.

(Signé) F. H. BIRD, Secrétaire.

Portage-La-Prairie, 16 décembre 1868.

Après avoir pris connaissance de la pétition le conseil reconnait unanimement que l'offense imputée aux Sioux est grave et qu'il est dangereux qu'elle ne se répète fré quemment, Il se rend bien compte aussi de ln dithculté de traiter avec les sauvagi généralement et de la grande importance d'adopter immédiatement les mesures requi-

; pour donner satisfaction aux parties lésées présentement, mesures qui devront satisfaire et protéger le publie en général en inspirant aux Sioux la crainte des consé quences de semblables déprédations à l'avenir. Après avoir entièrement considéré ce: sujet il est finalement arrêté à l'unanimité:

Qu'un magistrat de ce distriet sait requis de se rendre avee le shérif et 12 consta bles duns le voisinage de High Bluff où Poplar Point pour y rencontrer les parties intéressées à ln punition de l'offense dont on s'est plaint dans la pétition ou avee d'autres personnes du Portage: et de là e diriger en corps au campement des Sioux afin de se rendre compte des partieulurite, du eus et d'appréhender le délinquant ou les délinquants s'il est possible de les identifier,

Que cette résolution roit communiquée aux pétitionnaires et que ceux-ci soient requis de fixer la date et l'endroit précis à High Bluff ou ailleurs pour la rencontre des cficiers de Ia rivière Rouge après quoi ils devront informer le gouverneur de leur décision à cet égard afin de permettre à celui-ei de donner au magistrat et aux autres les ordres nécessaires.

Administration et tutelle,

M. Black fait remarquer qu’en vue de la protection des intérêts des parties intéressées dans les successions d’intestats et de mineurs, il est important de nommer immédiatement des administrateurs et des tuteurs dans certains cas. Et il soumet au conseil l'opportunité d'accorder l'autorité nécessaire à cette fin, Après quoi sur une motion de M, Black appuyée par l’évêque de la terre de Ruysrt, il est arrêté à l’unanimité:

Que dans tous les cas de ce genre, le juge qui présidera la cour pourra à sa disercétion faire les nominations considérées nécessaires pour la protection des intérêts en question. mais que la règle actuelle exigeant un intervalle de trois mois entre la date de la demande et celle où les lettres sont accordées, sera maintenue.

Le conseil s'ajourne,

MACTAVISH.

Procès-verbaux d'une séance du conseil d'Assiuiboine tenue le 28 janvier 1869, à laquelle assistaient William Mactavish, Esquire, gouverneur de la terre de Rupert président, l’évêque de Saint-Boniface, le juge Black, MM. McKay, Bannatyne, Dease, ireton Sinclair, Cowan, Bunn, Fraser, Sutherland, Esquires.

Charge du shérif.

Après la lecture des procès-verbaux de la dernière séance, le gouverneur expose qu'il a convoqué le conseil afin de nommer une personne pour remplir la charge de shérif, M. MekKenney ayant résigné dernièrement parce qu’il trouvait la rémunéra tion insuffisante. En exposant ce sujet au conseil le gouverneur fait remarquer ie M. McKenney s'est toujours acquitté consciencieuserient de ses devoirs de shérif « qu'il a raison de croire que ce pe Ta ee satisfaction à tous; que considérant sa 4 ‘ e. i que le tact ot l'habilité au:

a su montrer dans teens pa ses devoirs, il croit qu’il est guère ob de nommer une personne plus convenable et plus compétente et qu’il est en état de déclarer que M. McKennez ne consentira à reprendre cette charge que moyennant une augmentation considérable de salaire.

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