‹ Le Nord-Ouest canadien, son évolution primitive et ses archives législatives [microforme]Chapitre 68 sur 178 · PIERRE PÉRONNE · texte numérisé non relu

PIERRE PÉRONNE

Assermenté devant moi à Pembina, dans le district susdit, le 27e jour de janvier 1823, A. BULGER, gouv. d’Assiniboine.

Témoins, Wm. Kempt.

Jno. Allez.

1 Archives du Canada, correspondance de Bulger, IT, M. 150, p. 409

* 11 s'agit de la punition infligée à un sauvage pour tentative de meurtre et des efforts des officiers de la compagnie pour empêcher les colons d'obtenir des indigènes des animaux et des provisions. La situation est déc'ite en partie dans une lettre du capitaine Bulger, en date du 14 décembre 1822 (correspondance de Bulger, IT, M. 150, p. 423) dans laquelle il dit: “La maladie m'a empêché de terminer ma lettre avant aujourd'hui, et maintenant il ne me reste plus qu'à vous recommander,

1° une cour et des magistrats nommés par le roi,

2° d'envoyer une compagnie de troupes pour supporter les magistrats et tenir les natifs en respect,

3° de faire circuler l'argent,

4° de trouver un marché pour le surpius de notre grain,

5° de décider si le conseil d'York est justifiable d'empêcher les colons d'acheter des peaux d'élan ou de daim pour confectionner des vêtements.

Si ce que je viens d'indiquer ne peut être fait, je dois vous conseiller, et peut-être pour la dernière fois, de ne plus dépenser l'argent de lord Selkirk à la rivière Rouge.”

8 Archives du Canada, correspondance de Bulger, III, M. 151, p. 19.

LEGISLATION PRI WITIVE

16. Mandat lancé par le go"verneur Bulger, en date du 27 janvier 18231

À John Allez, Lsquire, District d'Assiniboine, ( Terre de Rupert. l

Déposition ayant été faite aujourd'hui devant anoi, sous serment, par Pierre Péronne de Pembina dans le district susdit, qu'il a raison de croire que certains articles appartenant à la succession du comte de Selxirk qui ont été illégalement obtenus le ou vers le 20e jour du mois d'octobre dernier par Xavier Dugal et Alexis Trempe, sont maintenant cachés où déposés dans ln

maison d'un homme nommé “ P. pe 1 à » l : inner: ét « ge < s ayé”, à Pembina susdit: les présentes sont donc

Pour vous autoriser et vous enjoindre de vous rendre à la maison dudit “ Payé ” avec les assistants requis, de faire de strictes perquisitions à égard de ladite propriété et d'ordonner que celle-ci, si elle est trouvée, me soit apportée, Ordonnant par ces présentes à tous les sujets de Sa Majesté de vous aider ct seconder dans l'exécution de ce mandat, car autrement, ils auront à répondre à leurs risques et périls,

Donné sous mon seing et sceau à Pembina dans le district susdit le 27e Jour de janvier 1892. l

ANDREW BULGER.

Gouverneur d'Assiniboine.

17. Interrogatoire de John Dubach par le gouverneur Bulger, en date du 10 fév. 15232

Confluent de la rivière Rouge, Fort Douglas, 10 fév. 1923,

Interrogatoire de John Dubach, un habitant suisse de cet établissement, par A. Bulger, Esquire, gouverneur d’Assiniboine, en présence de M. John Allez et de M. Paui Reynberger.

Quest. —J’ai appris que vous aviez l'intention de quitter l'établissement de la rivière Rouge, est-ce vrai ?

Rép.—Oui.

Quest.— Quelles sont les raisons qui vous induisent à partir ?

Rép.—Parce que nous ne pouvons vivre ici. Dans le prospectus que nous avons vu en Suisse, il était dit que c’était un beau pays mais nous constatons qu’il n’en est pas ainsi. Le sol est bon et quand la saison est favorable nous pouvons récolter du blé, de l'orge et des pommes de terre, mais non pas du lin puisque nous l'avons essayé sans succès. Tous ;es légumes æèlent ici. Nous ne pouvons vivre avec des pommes de terre et de l'orge sans compter que les effets coûtent trop cher. Dans trois ou quatre ans j'aurai contracté des dettes plus que je ne serai jamais capable d’en payer. Je ne suis pas assez vigoureux pour parcourir les plaines afin de me procurer de la viande. Je ne suis pas habitué à ce genre de vie, J’ai encore quatre boîtes et un ballot qui sont restés près de la mer. Voici un état de ce que J'ai là et de la valeur. Je remettrai les clefs avant de partir.

Quest.— Quand vous êtes-vous décidé de quitter ce pays?

Rép.—L'automne dernier.

Ques.—De quelle facon prétendez-vous partir?

Rép.—Louis Nolin a promis de me condti"> avee ma femme, mon enfant, mon père et ma mère, au Mississipi pour la somm= de deux cents dollars. Descombes doit se rendre avec nous et je n’en connais pas @aut 3. J'ai entendu dire que Scherman devait partir mais je n’en suis pas certain. lai donné en paiement à Louis Nolin

1 Archives du Canada, Correspondance de Bulger, III, M. 151, p. 20. 2 A -hives du Canada, correspondance de Bulger, IIT. M. 151, p. 26-28, LZ

tout ce que j'avais, du drap, des hurdes, une vüches et du foin et il ne me reste plus rien maintenant, J'ai recu quelques-uns de cos irticles, ÿ compris la colonie, Je n'aurais pas vendu ma vache, si les vivics avaient été fournis à ma famille durant la première année comme on nous l'avait promis où si l'on avait apporté durant : cette année les effets qui sont restés près de la mer, J'ai dépensé durant le dernier hiver quarante-trois louis d'or atin d'obtenir des provisions pour ma famille, J'ai payé pour des provisions différents prix à M. Bird de la compagnie de la baie d'Hudson. J'ai payé à l'automne un French crown pour dix livres de viande séchée, Au printemps j'ai payé un crown pour cinq livres de viande séchée et la même somme pour quatre livres de graisse, J'ai pavé aussi en bièces sonnante: à M. Bird la somme de dix shillings pour un demi-minot de pois, un crown pour dix petits poissons et deux crowns

pour une livre de tabac, J'ai Dax eu tout à la compagnie de Ja baie d'Hudson environ ä vingt-cinq louis d'or.

vache, de la

Ques— Quand avez-vous l'intention de quitter l'établissement de la rivière Rouge { Rép.—Je partirai le printemps prochain aussitôt que Louis Nolin : Mon père est âgé de cinquante-neuf ans. ma mère de cinquante-deux et j'ai une femme Ÿ eù un enfant de trois ans environ. (C’est bien dur pour nous de nons trouver dans l'obligation d'entreprendre un Voyage aussi dangereux. C'est un grand imalheur pour nous d’avoir été trompés à l'égard de ce pays. Nons NiVols Que nous devrons supporter bien des peines pour en sortir, Nous pouvons Mourir en chemin, mais je préfère cela à une vie de misères vontinueiles.

Quest.—Que ferez-vous au Mississipi{ D'aprè- ce que je connais de cette région, je suis à peu près certain que vous ne pourrez vivre à cet endroit. Rép.— Nous n'avons pas d'autres ressources et nous aurons recours à la charité, J’ai des parents à Pittsburg sur l'Ohio et je tâcherai de me rendre à cet endroit, Si je n'aime pas cette région je n'eforcerai d'y füire un peu d'argent pour reconduire Ma famille dans notre Propre pays. [x à maintenant trois ans que mes parents n'ont écrit de me rendre à Ohio et j'avais l'intention d'aller Les rejoindre lorsque j'ai pris connaissance du prospectus de M. de May à l'égard de la colonie de la rivière Rouge et je me suis alors décidé de venir ici. Ce Prospectus a fait tant de bruit en Suisse que toute la population serait Partie pour cette région si elle avait eu le temps suffisant 1 pour vendre ses propriétés. J'étais fermier moi-même; je possédais dix-huit vaches, un cheval, dix moutons et d'autres animaux domestiques. J'ai tout vendu à l’encan pour venir dans ce pays. Jai pavé à M. de May près de cinquante livres en argent { pour le transport de ma famille et de mon père et de ma mère à la rivière Rouge, M. de May voulait que je lui donne un louis d’or mais j'ai refusé.

sera prét.

18. Procès-verbaux du conseil d'Assiniboine., en date du 18 février 15 LÉ

’'rocès-verbaux d’une séance du conseil qui eut lieu le 18e jour de février 1823 à l'établissement de la rivière Rouge dans le district d'Assiniboine.

Présexrs :

Andrew Bulger, #ouverneur d’Assiniboine.

Thomas Thomas, conseiller d’Assiniboine.

John Pritchard, conseiller d’Assiniboine.

Le capitaine Bulger désire faire connaître qu'il a été informé que quelque

des colons suisses? sont sur le point de quitter la colonie de 1

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