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doit songer au soin de ses biens et de ses affaires, que son absence peut mettre en péril. Il charge alors quelqu’un d’y veiller pour lui, de le représenter tant qu’il sera absent, et ce jour-là le mandat est fondé. »
Dans la période primitive, la personne choisie pour représenter l’absent est un ami. Cicéron (1) dit en effet : € Non enim possumus omnia per nos agere. Idcirco amicitiae comparantur, ut commune commodum mutuis officiis qubernetur. » Aiïnsi, c’est de l’accomplissement des devoirs de l’amitié qu’est né le mandat ; aussi le mandat, en raison de cette origine, est-il essentiellement gratuit ; et, à cette époque, l’idée actuelle de représentation d’une personne par une autre n’existe pas encore.
C’est de ce caractère d’amitié qu’on a tiré l’étymologie communément admise du mot mandat : ( mandatum », le terme latin, viendrait de « manu data ». Le mandataire avait coutume de mettre sa main, symbole de fidélité chez les anciens, dans celle du mandant, quand celui-ci lui abandonnaït la gestion d’une affaire. Les théâtres de Plaute et de Térence témoignent déjà de cet usage.
Mais, en prenant de l’extension, le mandat change de caractère, et le mandataire, au lieu d’être un ami qui rend un service, est le plus souvent un étranger qui fait une affaire. C’est alors qu’apparaît le mandat onéreux ou salarié. Cependant, Pothier (2) s’inspirait encore du droit romain, lorsqu'il écrivait : &« Le contrat de mandat est un contrat par lequel l’un des contractants confie la gestion d’une ou de plusieurs affaires,
(1) Pro Roscio, n° 38.
(2) PoTHiIER : Du mandat, n° 1.
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pour la faire en sa place et à ses risques, à l’autre contractant qui s’en charge gratuitement et s’oblige de lui en rendre compte. »
Emploi du mandat en matière notariale