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ACTE TROISIÈME

STEPHEN, le pistolet à la main, au Constable.

Au nom de nos frères massacrés à Boston par les vôtres, ne donnez pas un ordre, monsieur! Ce serait le dernier.

LE CONSTABLE. sélançant. suivi de ses soldats.

Hurrah pour la vieille Angleterre !

LES MILICIENS. LES FEMMES, LES COLONS Vive la libre Amérique !

Choc et commencement de mêlée.) Mr O'KEENE, armant tranquillement son rifle.

Vous venez d'agir à la légère, Constable.

VAUDREUIL, apparaissant au fond, 1 epée à la main.

Eh ! Stephen ! ne commencez pas sans moi ! (H se jette

dans la mêlée

MARY, fendant la foule et mettant des pistolets à la ceinture du chevalier de Vaudreuil.

Voici tes armes, Henri!

STEPHEN. terrible, faisant prisonnier le Constable.

Rendez-vous !

// lui met le pistolet sur le front.) VAUDREUIL, faisant sauter l'épée de 1 Officier anglais.

Allons donc !

(Quelques coups de feu.)

Harris et les miliciens ont entouré les soldats anglais au moment où ceu.v-ci allaient faire tisane de la baïonnette. Ils les serrent au point de paralyser tonte défense.

Après un moment, ils arrachent aux soldats leurs mousquets. Vaudreuil a saisi corps ri corps l'Officier et le fait prisonnier.

WASHINGTON, à part.

C'en est fait! Tout est fini, maintenant, entre nous et l'Angleterre.

^fonlrant les prisonniers.)

Qu'on les dirige sur la prison de Wiliiamsbourg.

Mistress ANDREWS, pendant le mouvement et le silence qui suit.

Et cet Indien qui a disparu!... Bas à Moscone, très vite.) A cheval ! Et sans repos ! A Boston ! Tu avertiras lord Cecil de 1 insurrection. Tu lui donneras cette bague. Il te croira. Prends ce Bob Upfill pour émissaire entre les deux armées. Trois cents guinées, entends-tu, pour toi ! Autant pour lui! Vous me retrouverez au milieu de leur camp. Voici cinquante livres pour la route. Va! vite! vite!

MOSCONE, de même, tressaillant.

Trois cents guinées ! — A bientôt, mistress Andrews !

(77 s'enfuit.] Mistress ANDREWS, à part, pendant qu'on emmène les prisonniers.

Ainsi, j'attirerai, tôt ou tard, lord Cecil dans quelque embûche militaire où, certes, il laissera la vie... non pas seul, toutefois, Ruth Moore ! — Le triomphe ne sera que dans le choix de l'instant.

LE CONSTABLE, au fond de la scène, s arrêtant avec l'escouade.

Malheur à ceux qui répudient leur vieille patrie !

Un silence

WASHINGTON, grave, se découvrant et montrant du doigt la terre.

Voici la Patrie !

(A ce mot, un hurrah terrible et comme longtemps comprimé éclate; tous se jettent dans les bras les uns des autres. — On pousse des cris de joie. Plusieurs embrassent les arbres.)

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