‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 116 sur 120 · P08TP1CB · texte numérisé non relu

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Je ni*«bstiendraisde réftitar cette chimère si ellen*eAt mis en scène que des bizarreries sans conséquence, commeeeilede son modèle W. pBMN,qui défend de metlre des boulons aaz habiu, et ne veut d*aulre couleur que du gris. Ces niaiseries morales ne causeront aucun préjudice au gttire humain; mais la secte Owen a jeté les modernes dans un é^^arement funeste, en lem* donnant le change sur l'important problème de TassocistioD , en persuadant que tout est fait en ce genre d^étudc , et qoe toute recherche serait inutile après M. Owen, génie sans pareil, foudre de pbilantropie, à qui on doit croire aveuglément sans aucun examen de ses moyens , sans tenir compte de Texpérieoce qui le confond depuis vingt ans, par le refiis d*adliésion des sauvages et des civilisées voisins , en Ecosse et en Amérique.

LMnfiuence de ce sophiste, la conBance qn^il a usurpée, étant le principal obstacle à Tessai du régime sociétaire naturel, il importe de le réfuter exactement. Je résume par deux argn* mens sur la déraison et les escobarderies de sa doctrine.

Il veut retrancher 5 parties d'un tout coUectivemeni «scfisiur, retrancher du régime civilisé, le sacerdoce, la propriété et le mariage. Le restant vaudra-t-il mieux après cette suppression? jugeons-en par un parallèle : qu'un homme soil atteint d'une contagion , peste ou fièvre jaune , sera-«e un moyen curatiF que de lui couper un pied, une main et une oreille, parce que ces parties sont infectées du virus? Chacun répond qu'il feut traiter le corps entier au lieu de feire une ampalation de trois parties qni n'aboutirait qu'à tuer le malade. 11 en est ainsi de la civilisation ; c'est dans son entier qu'elle est gangrenée, et non pas dans telles parties exclusivement; les autres portions, le comiiaeroe, la finanee, la judicatore, la police , la diplomatie , et même la Cour , ne sontpslles pas encroûtées de vices comme les 3 que proscrit M. Owen ? 11 feot donc purger l'ensemble au lieu d'en amputer trois portions* Si vous coupez quelques branches de l'euphorbe ou du nanccnillier, l'arbre n^en sera pas moins vénéneux ; il feut le rem-

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ptaMr par un antre d^espèce salobre. VoilA ce que ne peut promettre M. Owen : il ne connaît pas les sociétés supérieures à la civilisation zi. Il voit que le siècle raisonne oonfâsément d*a8socîation, et il bAtit sur ee mot une chimère sociétaire, on r^me tout monastique, étayé de quelques diatribes morales.

Un siècle judicieux lui aurait dit, vous voulez comme les agitateurs de 89, débuter par détruire nos coutumes , quelle garantie donner-vous de les remplacer utilement? vous parlez d*association , en avez-vous résolu les problèmes ; et d^abord les deux principaux, ceux d'attraction industrielle et de répartition proportionnelle aux 5 fiicultés, capital, travail et talent?

C^est ici qu*on reconnaît son plan d*escobarderie : quant à l*attraction , il répond ON TACHERA de rendre les fonctions «ttrayantes autant que possible ; mais tAcher n^est pas effeetuer; il y alSOOO ans qu'on tachr de rendre les hommes vertueux, et Von est moins avancé qu^au premier jour; il faut des moyens absolument neufs et plus sûrs qu^nne promesse de TACHKE. Yoyezces ressorts aux chap. Y et VI. (Les S pas« sions mécanisantes, appliquées h des séries échelonnées en double sens).

En se bornant è idcher, sans aucun moyen fixe , Bf . Owen a-t-il réussi à préserver ses disciples des vices généraux, tels quelegrivelage? non, car ses établissemens sont spoliés à tel point, qu'on ne dit mot du bénéfice, et que beaucoup d*aetionnaires en retirent leurs fonds. Cependant le profit et les économies devraient être copieux dans des réunions excédant mille personnes ; mais il parait que dans ces oommunaniiê 9toraleê, il se trouve parmi les gérans quelques philantropes un peu trop amis du bien commun, et mettant le bénéfice du e6té de Tépée. Faut-il s'en étonner? toute grande réunion industrielle qni n'est pas distribuée en Séries passionnées, est sujette k deux vices radicaux.

Médiocrité do produit, faute d'attraction induetriette ; GoapiUagey faute de garantie sur la gestion.

De là vient que les Owénistes ne font pas mention des béné-

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fices, ni des dividendes onnnéls, première chose dont ib i deTraient parler. Ils s^en tiennent à vanter les ebannes de la i phîlantropie , le bonheur d^étre utile à la communaalé dont quelques aigrefins soutirent les profits.

Reconnaissons enfin que pour associer, il fiillaît découvrir une théorie régulière , raathëmatiquenient exacte , et qn*on devait imposer des conditions; à défaut on verra vingt sophistes se flatter, comme M. Owen, qu*ils ont résolu le problème, et qu^on doit se fier aveuglément h leurs illnsions philantropiques. Il n*en est rien : j*ai prouvé que la vraie science , en mécanique sociétaire, est partout d^une exactitude mathématique ; notamment sur le problème principal, celui de la répartition, chap. 34 et 55 dont les Owénistes esquivent savamment la solution, au moyen de leurs dogmes de coMMumon.

Je pourrais ajouter beaucoup de preuves de leur impéritie et de leurs intentions suspectes; mais je crois avoir auffisammentdésabusé cette multitude crédule qui, lorsqu*on parle d*association, répond: Eh I c'est M. Owen qni fait l'oMociatioHf il faut lui parler de cela. On peut voir maintenant quel rôle il joue en ce genre , le même r61e qu*ont joué les alchimistes avant la naissance de la chimie expérimentale , ou les magiciens avant la naissance de la médecine. Toute science, dans son origine, est la proie des intrigans , jusqu^à ce qu^on ait substitué une théorie exacte aux charlatanertes. Faut-il s'étonner que la théorie sociétaire dont on ne s*occupe que depuis très-peu d'années, ait été , comme toutes les sciences, profanée dans sa naissance par les charlataneries !

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