‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 43 sur 120 · ID0$TB1BI. 'S · texte numérisé non relu

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pîlepsie, et antres maladies qui sont encore Técneil de Tart. C'est un appât pour notre siècle et surtout pour la Franco , à faire trêve de malveillance contre les inventeurs et accorder à la plus précieuse des découvertes, sinon une protection positive, au moins un accueil dubitatif, motivé sur des considérations que goûtera tout homme impartial ; en voici Tabrégé*

« C'est la première fois qu'on nous présente une théorie régulière sur le problème de l'association, réputé insoluble, et sur le mécanisme d'harmonie des passions, considéré jusqu'ici comme une énigme impénétrable : si cette théorie est praticable, elle* nous donnera les biens que tous les siècles ont vainement rêvés, In cessation de la mendicité prévenue par concession d'un minimum à la classe pauvre, Tabolition convenue de l'esclavage et de la traite, le règne de la vérité et de la justice, fondé sur les bénéfices dentelles deviendraient la voie dans le nouvel ordre ; il est donc prudent d'examiner cette théorici en indiquer les côtés défectueux, inviter de plus habiles à la rectifier s'ils lb peuvent, et à défaut de ce, en faire l'essai bien exempt de risque, puisqu'elle ne roule que sur des travaux agricoles et domestiques évidemment lucratifs, par le régime do combinaison et d'économie qu'elle y introduit. » Sur ce, les beaux esprits répliquent : « On pourrait prêter l'oreille, si l'auteur savait se revé-

MS HOUYlAir BORDS

9 tir des formes usitées et rendre hommage k Tan* » gaste philosophie moderne. » Eh ! c*est la ruse de tous les sophistes ; un inventeur serait bien suspect s^il adoptait cette manière hypocrite; on serait fonde à penser quil n*est comme tant d'autres, qu*un charlatan de plus , cherchant i se mettre en scène perftu et nefas : tous ces contrebandiers scneatifiques savent prendre le ton académique, passeport des erreurs et des jongleries. Ici il s*agit d*évciller les beaux esprits sur leurs illusions et leur duperie ; de prouver qu*i1s sont les premières victimes de leur crédulité pour les faiseurs de systèmes.

Depuis vingt ans qu'on parle d'association, s'ils avaient pris des mesures pour atteindre au but, a la vraie association, s'ils n'avaient pas donné une folle confiance au sophiste Owen, ils auraient obtenu la vraie théorie ; un essai aurait décidé la métamorphose ; le chaos civilisé , barbare et sauvage aurait déjà disparu, les savans et artistes vivraient tous dans la haute opulence, et ne seraient pas ré* duits à déclamer contre la censure et l'obscuran^tisme (qu*ils exercent eux-mêmes à l'égard des inventeurs); ils jouiraient de la pleine liberté, de U fortune et des dignités, sans être sous la férule d*aucun Omar.

Pour les désabuser de cette duperie, de cette manie de choisir le rôle servile et la pauvreté , iaut-il que je me traîne à leurs pieds? ils me croiraient

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d'aataDi moins qne je let flagornerais plus. On a to rëcemment, à l'époque où les systèmes universels ëtaient à la mode, un sophiste éloquent prodiguer l'encens aux savans, tes louanger tous nominative* ment, et ne pas réussir à accréditer près d'eux son système universel, (dans lequel il avait oublié seu* tement Tanalyse de l'homme ou des passions et at* tractions, celle de S mécanismes, civilisé , barbare et sauvage, de leurs caractères permanens, successifs et engrenés; celle des turpitudes civilisées^ telles que le commerce mensonger ou concurrence ioTerse et circulation inverse ; il avait oublié aussi la théorie des destinées futures et passées, la théorie des cames en mouvement, etc., etc., etc. )

Les savans lui ont reproché à juste titre de ne rien dire de neuf, de répéter en d*autres termes ce que cent autres avaient dit avant lui. Je me ran* gérais dans la catégorie de ces beaux esprits faiseurs de systèmes, si je m'affublais de leurs formes académiques dont souvent l'on tire bien peu de fruit. L'auteur cité n'en a recueilli que le compliment asseï banal de savoir se faire lire en flattant les pubsances académiques.

Le ton d'adulation n'est guères familier aux in-» venteurs ; au lieu de la souplesse oratoire, ils ont le caractère de droiture et de fermeté qu'Horace admire dans l'homme juste ; non civium ardar prava jubemtium memeqnaiUêolidA. Mon sujet ne comporte pas le ton adulateur; il s'agit de remontrer les

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hommes sur leur refus de foi en la providence, leur manque d'espérance et d'activité à rechercher le code diviii^ leur défaut de charité, leur insouciance sur une invention qui doit mettre subitement un terme à resclavage, à Findigence et au& misères de rhumanité*

Ici le seul ton convenable est celui de la chaire ; on n*exig^e pas que ies fiossuet , les Bourdaloue encensent un siècle pervers ; on les approuve quand ils tonnent contre les fausses doctrines qui nous égarent; et si je n'ai pas leur éloquence, je n'en dois pas moins adopter leur manière , dédaigner la souplesse banale des charlatans scientifiques, et mVn tenir au ton de franchise et de rondeur qui est le seul convenable a un inventeur étayé de preuves mathématiques et irrécusables.

Un écueil où le monde savant ne manquera pas de tomber, c'est la jalousie ; on yoit avec dépit qu'un intrus enlève la plus belle proie; et le premier mouvement de chacun est de nier , d'étouffer la découverte qu'il ne peut pas s'approprier, de foudroyer lo profane inventeur qui , en dépit du monopole de génie, veut s'introduire dans les rangs des privilé* gios , méconnaître la loi :

m Nul n'aun de Teipril que aotts et nof amU. »

Je sais que s'il s'agissait d'invention médiocre, il serait imprudent de violer cette loi : un poète mo-

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derae, Viottei k Duc, a fort bien dit : « S'il Toas ▼ient qaelque idée neuve ,

« Sachet la prctenter avec mi^nageraent ,

• Gomaie leur propre Idée arrangée anlrement.»

de iorte que pour passe-port de sa dëcourerte, Tauteor doit dire aux monopoleurs de génie : « C'est à » TOI vastes lumières que je la dois, c'est dans tos » doctes écrits que j'en ai puisé les élémens ; tous • avies créé tous les matériaux de cette nouvelle « science; je les ai mis en œuvre selon vos sages B méthodes ; je ne fais qu'acquitter ma dette en vous » dédiant une invention qui est la vôtre bien plus « que la mienne ; elle n'est qu'un fleuron détaché » de votre couronne, et que je dois y replacer. »

A ces mots le monde philosophique dirait : « voilà un ouvrage écrit avec sagesse, impartialité, l'auteur sait se (aire lire , son ton est décent , son style est fleuri , suave , marchand : jEra tnetei Sosiù, -^ A*"* gnm$ iMlrare in no9fro dodo corpore, »

Si je me présentais ainsi l'encensoir à la main, ce seraietromper le monde savant ; il vaut mieux, pour son intérêt^ lui dire franchement quels seront dans cette affaire ses bénéfices et les miens , assigner a chacun son lot.

Le leur sera immense ; aux bénéfices pécuniaires hidiqués précédemment , ils pourront joindre une moisson de gloire non moins immense. Je leur livre

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des mines vierges ; ma théorie leur ouyre l'entrée da nouveau monde scientifique, l'accès i vingt sciences que je ne peux pas traiter moi seul, pas même en partie ; je me réserve seulement celle deFattraction passionnée sur laquelle il restera beaucoup a dire après moi ; quant aux autres sciences , j'en livre la clé : celle de Tanalogie exigera plus de 200,000 articles fort étendus , j'en pourrai à peine donner 300, parce que je ne suis pas versé dans les trois branches de rhistoire naturelle : il m'eût fallu y employer trois ans d'étude exclusive ; je ne Fai pas pu et ne le pourrai pas.

Les savans ont donc à se louer, dans cette afifatre, de ce que la proie échoit à un homme qui ne peut pas la dévorer, et qui est obligé de leur en laisser la majeure partie , en se réservant seulement l'honneur d'invention. Le sort les a bien servis en me livrant la mine scientifique : un homme plus instruit que moi , aurait pu tout accaparer pour loi seul*

Après cette franche explication, il reste à les pré* munir contre leur penchant à la détraction et la jalousie, dont ils seraient dupes dans cette conjonc* tare : je vais faire parler des hommes plus en crédit que moi , qui leur reprochent d'être aveuglés par l'orgueil et la petitesse. Gondillac leur dit : « des » sciences neuves qui seraient traitées avec une » grande netteté, une grande précision, ne seraient » pas a la portée de tout le monde; ceux qui n'aa-

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» raient rien la les entendraient mieax qae ceux qui » ont fait de grandes études, et sartoat que ceux qui 9 ontbeaucoupecrit.il

Voilà pour Vorgneil et la jalousie qui les areuglent au point de prétendre que la science de Tattraction passionnée traitée avec une grande netteté, une grande prédeiony n^est pas intelligible. J*ai tu des demoiselles de 15 ans comprendre à merveille le mécanisme des Séries passionnées, expliqué par les S causes et les 8 effets, selon les cbap. V et VI; et des savans exercés prétendront que cela est obscur; c'est qu'ils ne Tculent pas comprendre. Si j'étais mort et qu'on pût exercer le plagiat sans obstacle , ils sauraient trop bien comprendre et tra- Testir ma théorie, essayer de se l'approprier en ràiTii , car personne ne pourra tenter de la piller en totalité. Mdi prise de possession est trop bien constatée par les insultes des contemporains , déclarant qu'il nepeuipas exister de découverte en théorie d^ attraction : pourquoi n'ont-ils pas opposé à Newton , cette savante décision? que ne faisaient-ils excommunier Newton comme on excommunia Chr. Colomb, que la coor de Rome se hâta d*absoudre quand elle fut mieux avisée: ainsi feront les antagonistes de la théorie sociétaire, ils ne tarderont guères à démentir leurs actes de vandalisme.

Condillac cité plus haut a signalé l'orgueil qui les irrite contre les sciences neuves ; un autre va signaler leur petitesse; je transcris ses expressions,

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Bur Toutrage CaU à an homme célèbre par les Zoiles de son temps.

« Bacon dont le génie prophétique se fit contem- » porain du 18« siècle, Baoon qui arait ouvert dans n ses écrits un trésor inépuisable de vérités, eut le 9 tort de prendre un vol trop élevé ; et de planer à » une si grande hauteur sur les hommes et tes » idées de son temps , qu'il n'exerça sur eux aucune » influence. » /ouy.

Même chose a lieu aujourd'hui; ma doctrine, comme celle de Bacon, n'est point trop élevée, mais notre siècle est , comme celui de Bacon, trop petit pour y atteindre , sauf quelques personnages d'exception qu il s'agira de rencontrer ; pauci sed boni. Je ne recherche que ces hommes qui, tels que Bacon et Condillac donnent à leur siècle le sage conseil de refaire l'entendement humain , d'oublier faut ce qu'on a appris des sciences pkUosaphiques plus obscurantcs encore qu'au temps où Jésus-Christ leur reprochait leur obscurantisme en disant : « malheur » à vous scribes et pharisiens qui vous êtes saisis de » la clé de la science, et qui n'y étant point entrés » vous-mêmes, l'avez encore fermée à ceux qui n voulaient y entrer, n (St.-LcG, ohap. XL)

Les scribes de nos jours sont encore ce qu'ils étaient au temps de J.-G. Nevrton leur a donné la çlé de la science, en attraction ; ils l'ont saisie , et n'ayant pas su y entrer, s'avancer plus loin que Newton, étudier les branches que ce géomètre n'a-

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?ait pas traitées, ils veulent aujourd*hai en dérober la connaissance, et diffamer Tinventeur qui a apporté au monde la suite du calcul Newtonien , la théorie de Tattraction passionnée et de Tu ni té so» ciétaîrc; science à défaut de laquelle toutes les autres ne sont qu'un opprobre pour la raison ; car que nous servent ces trophées scientifiques tant que la multitude privée du nécessaire est au-dessous da sort des animaux sauvages, qui vivent heureux dans la liberté et l'insouciance*

« On convient de cela, disent les critiques, mais ■ il eût fallu dans votre théorie ménageries sciences » révérées , comme la fendre morale, douce et pure > amie du commerce. » Eh ! c'est par son alliance avec le commerce et le mensonge qu elle est devenue méprisable ; elle a apostasie à ses derniers momens ; elle était excusable dans ses erreurs, quand elle prêchait le mépris des richesses, en se fondant sur ce qu'il est presque impossible de les gagner on civi* lisation par la voie de la justice ; elle a perdu ses droits à l'estime en transigeant avec l'esprit mercantile : si elle l'eût attaqué par une recherche du r^ime véridiqne, elle se serait ouvert une belle issue do civilisation , une brillante carrière de progrès social ; elle a cédé lâchement au vice heureux, elle a embrassé le culte du veau d*ory comment peutelle prétendre à la considération ?

J'avoue que tant qu'on a ignoré la théorie de l'attractioaou développement harmonique des passions,

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on a dik s'en tenir à la méthode rëpresstve dite morale ; mais elle devient dés ce moment inutile, et on ne lui doit pas de capitulation honorable , parce qu'elle a repoussé la lumière , la théorie sociétaire qui seule peut garantir une récompense à la vertu , et parce qu'elle a de tout temps manqué à ses deroira, tels que l'analyse franche de la civilisation et de ses caractères (section 6°), et la recherche du mode commercial véridique. Elle n'a spéculé que sur la vente de systèmes que chaque année voit éclore au nombre d'une quarantaine , pour le bien du com merce de morale. ^

Nauê n'af?(ms eu cette année que 17 traités de morale^ disait un journal de 1803, qui s'appitoyait sur la mo* dicité de cette récolte. Il ne parlait que de la France : en y ajoutant les autres états qui font le commerce de morale ou la fabrique de morale , très-active en Angleterre , Allemagne , Italie , les traités doivent s'élever au moins à une quarantaine par an, même dans les temps de disette : et comme tous ces traités sont contradictoires, chacun renversant celui de la veille, il faut changer de conduite et de mœurs au moins quarante fois par an pour être docile aux leçous de la morale douce et pure; il Coiut avoir en outre beaucoup d*argent pour acheter ses innombrables controverses, beaucoup de temps et de patience pour les lire, et beaucoup d'intelligence pour les comprendre , car leurs auteurs ne se comprennent pas eux-mêmes. Nous expliqueront-ils

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oomment on peut être à la fois ami du commerce el ennemi des ricliesses perfides ! ce sont la deux dogmes de morale, aussi judicieux, aussi homogènes que tons les antres. £n est-il un qui ne soit regardé en pitié par ses auteurs mêmes? Sënèque tout en nous prêchant de renoncer aux richesses, dès aujourd'hui, sans attendre à demain, et d'embrasser sana délai la philosophie, accumulait une fortune de cent millions de francs. Ainsi la morale n*a jamais été qu'une jonglerie oratoire et un masque d'ambi^ tion. Tout hypocrite qui médite quelque fraude s'affuble soigneusement de moralité.

On répond qu elle n'est pas moins bonne en ellemême quoiqu'elle serve de manteau à Thypocrisie : non; elle est vicieuse, et par double raison ; Tune est qiCelle conduit à sa perte celui qui essaie de pratiquer exactement ses doctrines, tandisqu'elle conduit i la fortune celui qui la prend pour masque et son pour guide ; l'autre est que ses dogmes sont contradictoires et la plupart impraticables, comme celui qui ordonne d'aimer et soutenir l'auguste vérité : qu'un homme aille dans un salon y dire l'anguste vérité sur le compte des personnes réunies, dévoiler les grivelages de tel financier présent , les galanteries de telle dame présente , enfin la oondoite secrète de tous les assistans , il sera honni de toutes voix : qu'il s^avise de publier la vérité, toute la vérité sur le gaspillage des déniera publics, et compromettre de hauts personnages,

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il Terra où conduit la pratique de l'auguste Teritë. Tous les dogmes de la morale sont également impraticables.

D'ailleurs n^est-il pas avërë qu'elle a constamment produit des effets opposés a ses promesses , et que plus une nation enfante de traités de morale, plus elle s'engouffre dans la dépravation ? Yoilà donc uno science trompeuse par le fait comme par les doctrines toutes contradictoires. Elle a mal Gni, elle s'est prostituée sur ses vieux jours, en s'alliant à l'esprit mercantile, source de tous les vices : la religion ne s'est pas souillée de cette infamie.

Mais pourquoi cette boutade contre "la tendre morale? C'est que les hypocrites s'étayent de la mu* raie pour dénigrer la théorie de l'attraction. Ils sont jaloux de voir naître une science qui va donner les biens que promettait l'astucieuse morale , établir le règne de la vérité, de la justice et des bonnes mœurs , conduire à la fortune ceux qui les pratiqueront , et conduire a la ruine et au déshonnear ceux qui essaieront de pratiquer la fausseté.

Quelques-uns de ces détracteurs veulent aussi s*affubler d esprit religieux , prétendre que la théorie de lattraction n'est pas en pleine harmonie avec la religion ; ce n*est pas moi qui répondrai à ces tartufes, c'est l'Evangile ; c'est la parole de Jésus*Ghrxst qui les confondra. Je traiterai ce sujet dans un article spécial.

C'est parce que ma théorie marche en tout point

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dans le sens de la religion , qa*elle doit discorder avec ces scribes et pharisiens modernes , ces mora* listes insidieux, ces saltimbanc[ues de vertu que Jësus*Christ démasquait si bien y et qu*il maudissait comme obscnrans, comme sophistes vandales, feignant de chercher la lumière , et lignés pour Tétonffer à son apparition. Ils sont encore aujourd'hui ce qu*ils étaient an temps de Jésus-Christ ; manque* raient-ils à diffamer le chef-d'œuvre de la sagesse divine , le code d'unité sociétaire et d*harmonie des passions appliquées i Tindustrie?

Si les moralistes sont de bonne foi , et tiennent à paraître tels , que n'acceptent-ils un défi , un essai, afin que l'eipérience prononce entre leur science et la mienne? S'ils augurent bien de leur métltude et mal de la mienne , ils doivent souhaiter qu'une épreuve me confonde authentiquement , ce sera pour eux un triomphe éclatant; mon but est le même que celui où ils feignent de tendre , c'est d'établir le règne de la vérité , de la justice et des vertus réelles ; on verra bien vite laquelle des deux méthodes arrive au but.

Si la mienne est juste , elle doit décider le procès en six semaines de plein exercice ; la leur a eu non pas six semaines , mais trente siècles d'exercice en de nombreux empires ; il n'en est résulté que le progrès du mal ; en outre ils ont fait obtenir au moins vingt épreuves à la fausse méthode sociétaire, celle de Rob Owen ; à force de la prôner dans les

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journaux , ils ont procuré à son auteur des souscriptions pour une grande quantité d'établissemens , qui ont avorté comme on le sait, puisqu'aucun propriétaire d'esclaves ne Ta adoptée pour les n^^res, aucune horde ne s'y est soumise.

Ils se sont donc abusés en systèmes d'association, comme en systèmes de morcellement industriel ; leurs moyens sont évidemment illusoires , c'est une présomption favorable pour une théorie opposée aux leurs , et opérant en quelques semaines. S'ils n'acceptent pas le défi ce sera faire preuve d'insigne mauvaise foi, et d'insouciance complète pour lo véritable progrès social.

Avertissons-les sur la fausse position où ils se placent. Un incident les réduira tous à une palinodie subite : dès qu'un écrivain notable et désireux déjouer un grand rôle, se prononcera duhUaHvement pour l'examen et l'essai , les Zoîles compromis, opineront à se rétracter en toute hâte , sans attendre l'épreuve qui les couvrirait de ridicule. Ceux de Colomb furent confondus, lorsque le confesseur d'Isabelle, plus judicieux que les sa vans, opina à l'examen ; aussitôt la débâcle des détracteurs fut complète.

Ici le rôle dubitatif est bien plus sûr pour un écrivain ; car avec Colomb il restait deux risquea , naufrage en mers inconnues , et danger de fausae route, de recherche infructueuse : mais en essai de l'attraction industrielle, on aura , au lieu de risque,

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une garantie de bénéfice énorme dans tous les cns. £q proposant cette épreuye , un écrivain appuyé du précepte de Desei^tes, doute et EXPÊniEVCi, obtiendra le plus brillant succès. Il sera en politique ce que fut St.-Augustin en religion ; il renversera les faux dieux scientifiques, le caduc édifice de la philosopbie ; il sera Tapôtre de la métaniorpbose sociale : je reviendrai sur la baute fortune que ce rôle vaudra à Torateur.

nOCnAD HORDB

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