‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 58 sur 120 · SIXIÈME NOTICE · texte numérisé non relu

SIXIÈME NOTICE

ÉducaiioH de moyenne, haute et mixte enfance. Concurrence des imHncts et des sexes.

PatASBcu. Je me suis étendu assez longuement sur l'éducation de P** phase ou basse enfance, parce qu'elle sera le côté fort de la phalange d'essai, le point où elle pourra briller d'emblée, n'étant que peu contrariée par le préjugé : il n'aura pas encore circonvenu les enfans de 3, 4, et même de 5 ans ; ils seront moins imbus de morale, moins faussés que

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ceux de 10 et IK ans, on aura plus de facilité à déployeif francbeitient leur naturel et apprécier eil eux la justesse de Fattraction.

Dès Vkge de 5 ans , la civilisation commence i leur meubler Tesprit de saines doctrines qui travestissent leur caractère, surtout celui des filles. Dé lé vient que la phalange dressai aura beaucoup de peine a classer les caractères, discerner le plein et le demi-titre. Assurënient elle n*y réussira pas dès la première année.

Nous passons aux phases 2*, S', 4* de l'éducatiùh:

S* phase, la moyenne enfance compreAd les â tribus de chérubins et séraphins, âge, 4 1/2 à 9 ans.

S* phase , la haute enfance, comprend les 2 tribus de lycéens et gymnasiens, âge, 9 a 15 1/â ans.

4« phase, la mixte en&nce , tribu des jouven* ceaux et jouvencelles , âge 15 1/2 à 19 1/2 ou 20 ans.

Les liâdites d^âge seront moins élevées au début ; d*ailleors elles ne seront pas les mêmes pour les 2 sexes.

Je traiterai cumulativement des phases 2 et 8, parce que le système qui y règne est le même quant au fond, sauf à observer qu'en 2* phase on doit cultiver plus activement les facultés matérielles, et en 8", les spirituelles.

Ce n*est que dans la 4* phase que le sf stèma

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d'éducation doit subir des changemeits, parce que

r«iuo«r y intenrient : il convient donc d étudier

Conjointement les â" et 3" phases, et isolément

la4«.

Il faudrait, non pas 4 chapitres , mais vingt ùù.

Inoins pour traiter convenablement le sujet : c^est pourquoi je ne puis pas même en promettre rabrégé^ inâis seulement l'exposé, l'argument ; je renverrai souvent au traité qui contient des détails circonstanciés sur l'édjucation des 2®, 3*^et4* phases d'enfance barmonienne.

On va voir que la morale a manque toutes les bases d'opérations relatives à ces 3 phases , et placé selon son usage au rang des vices, tous les ressorts que la nature veut employer à créer deà vertus.

Pour établir la lutte des inètincts et des sexeé qui enfante des prodiges en industrie et en vertu , on divise toute la haute et la moyeimé enfance, les 4 tribus de gymnasiens , lycéens , séraphins et chérubins, en deux corporations d'instinct, ce sont:

Les petites hordes affectées aux travaux répugnanà pour les sens ou l'araour-propre.

Les petites bandes affectées au luxe collectif.

Ces deux corporations, par leur contraste, emploient utilement les instincts que la morale cherche en vain à comprimer dans chaque sexe, le goût de la saleté chez les petits garçons, et de la parure chei les petites filiesi

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En opposant ces goàtSjFëdacation sociétaire conduit Tun et l'autre sexe au même but par diFcrses voies ;

Les petites hordes au beau par la route du bon.

Les petites bandes au bon par la route du beau.

Cette méthode laisse aux enfans l'option, la liberté dont ils ne jouissent pas dans l'état actuel où l'on veut toujours les obliger a un même système de mœurs. L'état sociétaire leur ouvre deux voies oontrastées favorisant les inclinations opposées, parure et malpropreté.

Parmi les enfans, on trouve environ â/S de garçons qui inclinent a la saleté ; ils aiment à se vau** trer dans la fange, et se font un jeu du maniement des choses malpropres ; ils sont hargneux, mutins, orduriers, adoptant le ton rogue et les locutions grossières, aimant le vacarme et bravant les périls, les intempéries, etc., pour le plaisir de commettre du dégât.

Ces enfans s'enrôlent aux petites hordes dont l'emploi est d'exercer, par point d'honneur et avec intrépidité, tout travail répugnant qui avilirait une classe d'ouvriers. Cette corporation est une espèce de légion à demi sauvage qui contraste avec la politesse raffinée de l'harmonie, seulement pour le ton et non pas pour les sentimens, car elle est la plus ardente en patriotisme.

L'autre tiers de garçons a du goût pour les bonnes manières et les fonctions paisibles ; il s'enrôle aux

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petites bftndeéf ■< fÊ0 tàffMfmm îHntp4|MW*Mlfe8 qniiont des inethml—i inàlet et qa*mk Motme jlètites garçonnièlet, ctami è m bufilér dans lèt jêik des garçons doaft on ievr niterdit la fréquentation : ce tiers de filles s'eorNeam petites hordes. Ainsi le contena de 2 eoqM>rations est :

Petites hordes, 2;S de garçons, 1/3 de filles.

Petites handes, 2/3 de filles, 1/3 de garçons.

Chacan des 2 corps se subdivisera en 3 genres è[u*il faudra dénommer : on adoptera pour les petites hordes 3 noms de genre poissard, et pour les petites bandes 3 noms de genre romantique afin de contraster en tout point ces 2 réunions qui sont des tevicrs de hante importance en attractioii industrielle.

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