‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 64 sur 120 · CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-QUATRIÈME

Éducation de V enfance mixte.

Nous en sommes a la partie dâicate de rëdâcation, à Vâge de transition amoureuse , point sur lequel échouent toutes nos méthodes répressives qui ne sayent étahlir en relations d'amour que Thypocrisie universelle, dès le début comme dans tout le oours de la vie galante.

Il est fatigant d^avoir sans cesse des reproches d'impéritie à adresser aux sciences ; mais il est force d'en redoubler la dose en afiaires d'amour où elles se montrent plus inhabiles qu'en toute autre partie.

Sur les abus de l'administration , de la finance , de la chicane , les philosophes ont du moins essayé quelques antidotes ; mais rien en amour où ils doiyent pourtant être confus de leur ouvrage , car ils n'y ont établi que la fausseté générale et la rébellion secrète aux lois; l'amour n*ayant pour so satisfaire d'autre voie que la fausseté, il devient nn conspirateur permanent qui travaille sans relâche à désorganiser la société , fouler tous les pré* ceptes.

La nécessité d'abréger me réduit ici à donner seulement le sommaire du sujet qui est exposé assez amplement au Traité de TAssociation domestiqueagricole. J'y ai prouvé que la civilisation n'a sur l'amour que des lois inexécutables , assurant partout

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llmpimitë A lliypooriaie , protégeant lei infracteart en raison de leur audaoe.

An lieu de oes icandalet qa'engendre la légfelation eoércitiTe des oivilisës , il fant qne i*harmonie sache, d'une pleine liberté en premier amour , faire naitre :

!• L'entraînement des divers âges à l'industrie. % La ooncurrence de bonnes mœurs entre les sexes. S. La récompense aux vertus réelles.

4. L'emploi de ces vertus au bien public dont elles sont isolées en civilisation.

Attirer à l'industrie les S âges opposés , celui andessous et celui au-dessus de la puberté , tel est le plus important des rôles réservés aux premiers amours de l'état sociétaire. On y organise, dans la tribu des jouvenceaux et jouvencelles, deux corporations qui forment, comme les petites bordes et les petites bandes , concurrence d'instincts et de sexes. Je donne à ces deux corps les noms de

Vkstalat, contenant S/S vestales, 1/9 vestels.

Dawnsbll4t , 1;S damoiselles , 9/ft damoiseaux.

Le corps du vestalat pratique la chasteté jusqu'à un âge convenu, 18 ou 19 ans. Le corps du damoi- •ellat se livre pins tôt a l'amour : l'option est libre à efaaoun , l'on peut s'engager à volonté dans l'un ou l'antre corps , et en sortir à volonté ; mais il faut , tant qu'on y figure, en observer les coutumes ; virginité an vestalat , fidélité an damoisellat. Les har-

moniena ont sur ce point des garanties sufilsantes,

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même sor la fidélité des hommes plus sospeele encore que celle des femmes.

Les jeunes gens ont peu d'inclination à imiter le chaste Joseph ; il est dans Tordre qu'ils soient en minorité au corps du vestalat; encore faudra-t*il que ce corps présente de grands arantages , pour qu'on jeune homme se soumette jusqu'à 18 ou 19 ans , à une chasteté bien constatée. Dissertons sur ces avantages que présentera le rôle vestalique, et répétons que les usages que je vais décrire ne pourront pas s'établir au début de Tharmonie'; on ne les introduira partiellement qvH an bout de 10 ans, et pleinement qu'au bout de -40 ou 50 ans, lorsque la génération élevée dans l'ordre civilisé sera éteinte.

£n général, ce sont les caractères de forte trempe qui optent pour le vestalat et s'y maintiennent juaqu*au terme ; les caractères de nuance douce pré-, feront communément le damoisellat ou précocité en exercice amoureux. Pour la décence, une jeune fille, sortant du chœur des gymnasiennes, commence d'ordinaire par entrer au vestalat et y passer au moins quelques mois.

Les damoiselles et damoiseaux qui ont cédé à la tentation , sont obligés de déserter les assemblées matinales de l'enfance , car fréquentant l'une des salles de la cour galante qui tient séance de 9 à 10 heures du soir, ils ne pourraient pas se lever de bonne heure , comme l'enfance et le corps du ves* talat qui se couchent à 9 heures en hiver. Par suite

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de cette désertion et d'antres incidens, le corps da* moisel est déconsidéré parmi l'enfance qui ne révère que le corps Testaliqae. Tontes les jennes tribus ont pour les vestales Taffeotion qu'on a pour un parti resté fidèle après une scission. Les petites hordes envisagent les damoiseaux comme les anges rebelles de Satan, elles escortent le char des hautes vestales.

Les tribus supérieures , âgées de âO , 80, ^0 ans , ont pour la vestalité et virginité réelle une considération fondée sur d'autres motifs; en sorte que le corps vestalique réunit au plus haut degré la faveur de renfoince et de Fâge viril. G est un ressort très« précieux pour le succès de l'industrie locale et des travaux d'armée.

La chasteté des vestales et vestels est d'autant mieux garantie qu'ils sont pleinement libres de quitter le corps en renonçant aux avantages du rôle ; d'ailleurs cette chasteté , qui dure tout au pins jusqu'à 19 ou SO ans, peut finir légitimement à 18 et 17 ans, si le sujet trouve une alliance con* venable dans son séjour aux armées dont je parlerai plus loin.

Les logemens vestaHques sont disposés de manière à donner pleine garantie sur les mœurs secrètes : la civilisation n'a de garantie que sur les mœurs visibles , corporation vestalique ne peut occuper que deux quartiers affectés à chacun de ses deux sexes. On ne voudrait pas se fier aux pères et mères sur cette surveillance ; ils sont trop aveu -

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gk» BUT les manœuvres de qui laît las flatter. Da reste les vestales et yestels fte soot point en réclusion hors Theure du coucher; la fréquentation jonrna-* Itère da monde est indispensable pour les vestalss, obligées de suivre leurs travaux habituels dans vingt et trente groupes d'un et d'autre sexe.

Elles ont leurs séances de cour et leurs poursuiyans titrés. Les vestels ont aussi leurs poursuivantes. IjC titre depùurmhaniadmiê procure Tavantage d*ètf« reçu i la proehaine campagoe, dans Tarmée où figu* rera la personne courtisée. Ce titre est concédé par le corps vestalique , assisté de dignitaires féminins et masculins de la cour d*amour. Si c*est un homme qui postule , sa conduite est scrutée ; on ne lui fait pas un crime de rinoonstance, car elle a son utilité en harmonie ; mais on examine si dans ses liaisons il n fait preuve de déférence et de loyauté avec lot femmes. Ceux qu*an appelle en France d'airaablos roués , faisant trophée do duper le sexe faible, se* raient refusés , et de même ces aigrefins moraux ^ dont la feinte discrétion nest qu'une ruse pour engeoler femmes et filles : ces caffards sentimentaux sont souvent pires que les roués ; ceux-ci ne cherchent que le plaisir, les autres en veulent k la bourse ; leurs vertus ne sont qu une comédie pour happer une riche héritière. Il est unitile d'ajouter qu'une femme sera soumise an même ei^amen , si elle sollicite le titre de poursuivante d'un vestel ; on n'y admettrait pas celle qui aurait fait de set

charmes nn trafic direct , où indirect selon la mode ewiUêée qui alloue le titre d'honnêtes et comme il faut^ à des femmes aussi vénales que les courtisanes.

Des beaux esprits vont répondre : « On laissera Tos réunions yestaliques s'il y règne tant de bégueulerie. Quel homme voudra se faufiler avec un comité de femmes qui se donneraient les airs de censurer en plein conseil ses actions , ses habitudes , son caractère? Le vaudeville ferait justice de leur prudotte synagogue, n Voilà des objections de civilisé; mais en harmonie un homme ne trouverait pas son compte â être mal dans Topinion des vestales ; il serait le lendemain rayé du testament d'une cinquantaine de vieillards de qui il attend des legs et portions d'hoiries : (voyez sect. Y les hoiries disséminées :) la viellesse fondera son bien-être et ses plaisirs sur Fappui de 4 corporations , vestales , petites hordes , faquiresses et fées sympathistes ; et comme elle ne sera pas tentée de retomber à la triste condition des vieillards civilisés, elle saura bien prot^er les quatre appuis de son bonheur. D'ailleurs, le lustre des vestales sera fondé sur le besoin d'idolitrie qui est une passion de tous les âges.

Les Romains, à part leur atrocité envers les vestales séduites, eurent une idée heureuse en faisant de ces prêtresses un objet d'idolâtrie publique , une classé intermédiaire entre l'homme et la divinité. Les harmoniens leur confient de même la garde du feu sacré, non pas d'un feu matériel , objet de vaine

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tuperstitioa « mais du fea vraiment sacré, oeliti des mœars loyales et généreuses et de Tattractioa industrielle.

Chez déjeunes filles de 16 i 18 ans, rien ne commande mieux Testlme qu*une TÎrgiuité non douteuse , un dévoûment ardent aux travaux utiles et aux études. Quant aux travaux , les vestales sont coopératrjues des petites hordes , excepté pour la genre immonde ; mais Iorsqu*on sonne le ban d*urgence , comme pour enlèvepiept de récolte par imminence d orage , le corps vestalique et les petites bordas sont les premiers au poste.

Chaque phalange sWorce de produire les plua célèbres vestales, et pour mettre en évidence les divers genres ie mérite , on les distingue en viergoa :

1® D*apparat ou beauté. 3® De talent.

i^ De charité ou dévoûment. 4^ De faveur.

Sur cet assortiment , les moralistes diront qu*oa ne doit rien donner à la faveur ; c'est en ne lui accordant rien que nos lois aboutissent à lui tout donner. Il faut, avec la faveur, agir comme avec le feu , à qui on fait sa part dans un incendie , afin qu'il ne dévore pas tout. L'harmonie aura même des trônes, donnés spécialement ii la faveur. Ceux qui préten* dent Texclure sont bien ignares en mécanique de passions.

Chaque mois les vestales élisent un quadrille de présidence qni occupe le char dans les cérémonies; et fait aux jours de gala les honneurs de U phalange,

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dans les rêpâs ti lisseinblëcfs trëtiqueCtê. Lorsqu'on monarque y arrive , on se garde bien de l'obséder coiBine ûheK nous par nn envoi de discoureurs gla* cials, pérorant sar les beautés du commerce et de la ehMTte, sur leurs transporta d'amour pour les pen*aioAs et les sinécures* Au lieu de cette escorte insl«> pide, chaque phalange lut députe ses plus aimables Tcstales qui vont le recevoir aut colonnnes du ter* ritoîre, ou ses vestels si c'est une princesse.

Lors du rassemblement d'une armée, ce sont les Testales qui lui remettent Toriflamme et qui y tiennent le premierrang dans les fêles, comme dans les séances d'industrie : la réunion des plus fa«> meusea Testales est une des amorces qui attirent les jeunes gens à ces armées, où le travail eiécuté sous tente mobile n'a rien de fatigant. Comme on j donne chaque soir des fêtes magnifiques, on n'a pas besoin d'y amener les jeunes gens la chaîne an cou , à l'instar de nos conscrits fiers du beau nom d'homme libre. L'armée industrielle étant composée par tiers de bacchantes, bayadères, faquiresses, païadines, héroïnes, fées, magiciennes, et autres emplois féminins, on trouve pour ce service beaucoup pins déjeunes gens et de jeunes femmes qu*onn'en Tent. Cest pourquoi l'admission est une récompense et les vestales sont le premier corps qui doit y participer. On y admet toutes celles qui sont à leur S* année et même à la V^ en cas que la phalange y iroîe matière à spéculation.

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L'an des aerrices rendus par le corps vestaliqae , est de faire brigaer Tadmission à Tarmée :. la se décident les choix et unions avec les ponrsuivans, ou avec des monarques de divers degrés, masculins et féminins, qui viennent a l'armée pour y faire choix d'une épouse ou d'un époux à leur goût; car les monarques ne sont pas esclaves en harmonie comme en civilisation où on les marie oppressivement , selon la mode chinoise , à femme ou homme qu'ils n'ont jamais vu.

Recommandé par tous les titres à la faveur de l'enfance et de l'âge mûr, il n'est pas étonnant que le corps vestalique soit l'objet d'une idolâtrie sociale, d'un culte semi-religieux. Le genre humain aime à se créer des idoles, et par suite de ce besoin général, le corps vestalique devient en masse l'idole de la phalange : il a rang de corporation divine, ombre de Dieu, Les petites hordes qui n'accordent le premier salut à aucune puissance de la terre , inclinent leur drapeau devant le corps vestalique révéré comme ombre de Dieu , et lui servent de garde d'honneur.

Les plus belles carrières ouvertes à cette cor* poration sont les sceptres gradués , et l'hérédité princière; j'en vais donner une définition succincte.

1° Les sceptres gradués^ L'harmonie en a de tous degrés , depuis les couples régnant sur une seule phalange, jusqu'à ceux qui régnent sur le globe entier : cette échelle nécessaire eu équilibre de pas-

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BÎonSyfonnelSdegrésdesouTeraiaetë. (lâetle pivotai : (Yoyes le Traité de TAss. dom. -agricole.)

Si dans chacun des 13 degrés Ton n'établissait qu'on couple de monarques , ce serait exciter les fureurs de Tambition, comme dans l'état civilisé ; il faudra pour satisfaire cette passion, au moins seize et peut être vingt-quatre couples de souverains dans chacun des 13 degrés.

Encore parmi ces couples , établit-on des régies très-disttnetes , de manière que le sexe masculin n'empiète pas sur les attributions du féminin, qu'une Reine, une Impératrice, une Gésarine, une Omniarque, ne soient pas souveraines de nom , et esclaves de fait, comme en civilisation où elles n'ont ni commandement , ni pouvoir positif ; elles sont réduites an rôle servile de Sollicitbosss, rôle que dédaignerait des femmes harmoniennes élevées au véritable konneur, à la vraie liberté. Chez nous madame la présidente ne préside rien, madame la maréchale ne oommande rien ; leur rang n*est qu'une fumée honorifique. Une harmonienne exerce les fonctions qu'indique son titre; une présidente préside tel conseil, telle cour ; une maréchale commande telle armée. Les femmes figurant en tiers aux armées industrielles, si la réunion est de 800,000 légionnaires, il s*y trouve cent mille femmes^ bacchantes, bayadères , paladines , fées , magiciennes, etc., qui ne yenlent point d'hommes pour les commander ; elles ont leurs maréchaleset officières de tous degrés.

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Il en est de m^me dant les 16 coaples de Boateraîneië échelonnée en ISdegrés; sur ces postes dont J 4 sont électifs, Tun appartient au corps vestalique. Ainsi une vestale, pendant la courte durée de aa chasteté, peut être élue en degré flupréme, Onri a»- ^QB du globe ou En 1**" degré ÂocesTi,)régnant sur un tiers da globe;

3« degré Gésaiiiib, sur un IS* du globe;

9* degré iHPÉaATBiGB, sur un 48* entiron ;

4* degré Galifb, sur un 144* environ ;

6* degré SouaâWB, sur un 676* envinm ;

6* degré Rbirb, sur un 1728* environ ;

7* degré Gaciqob, sur un 691S* envtroo. Ces divers sceptres comportent de beauK traite* mens et offrent de vastes chances de gloire à une Testale. Les sceptres de 8*, 9*, 10*, 11* et 12* degré devenant trop nombreux , n*ont de traitement que celui des frais qui sont presque insensibles, maigfffë le faste énorme des dignitaires. ( i }

(1) Comment un faste énorme eoAcera-t-ît fort peu de «bote quand on voit la «ivilisaiion dépenser énormément pour nn tete mesquin? e*6st que le U$xt toeiétaire est eombioé avec riadttstrie dont il est isolé ai^ourd^hui ; par exemple , dans toute phalange, les vestales primates vont en char à 19 chevaux blancs , trijugués, et panachés de rose ,avecnn cortège brillant de fonfiires, cavalerie et chars; elles portent les pier> reries du trésor, ftirmédes dons que loi £iit en mourant chaque tociétalreopulent; leur cortège, qns je ne m*arré<e pas k décrire, est plus i«stiieux que celui d*un roi de Franoe , allant an Tb Dbum en voitures de gala.

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S^ UkèrMUè princière, le rôle de gënitrice choisie par un prince de Tun des treize degrés.

Les princes en titre familial , qui sont les mêmes que nos rois et seigneurs actuels, se rendent à l'ar* mëe pour y faire choix d*une génitrice , ou d'un génitCNir si c'est une princesse. D'ordinaire c'est aux Testâtes et vestels qu'ils donnent la préférence, quoique bien libres dans leurs choix. ( Voyez S* section aux harmonies de paternité, pourquoi ils sont tenus

Cependant il en coûtera fort peu : cet attirail, au sortir de là, sera employé au travail ; des cheraux blancs travailleront aussi bien que des noirs ; cette borde brillante, ces fequirs et paladins^ qui forment le cortège, seront une beure après aux jardins, aux ateliers. Le monarque même qu*on est allé recevoir, s*entremettra dans ceux des travaux pour lesquels il est passionné; il voudra connaître les procédés de cette phalange oà il séjourne , les comparer avec ceux de sa phalange.

Quant à la dépense d*apparat, chars et costumes, cVst one portion du mobilier de la phalange : un beau char servira consécutivement à toutes les vestales; on n^est pas obligé, comme en civilisation , d*acheter un mobilier d^apparat pour chaque individu, tenir des chevaux , des gardes et des valets oisife hors desmomens de représentation. Nos eou' tames ne créent que des oisils payés chèrement par le penple; en harmonie, les fonctionnaires sont productifs, ce sont tous gens qui, au sortir d*un cérémonial très-court, exercent et soutiennent des travaux utiles pour lesquels ils sont passionnés eabalistiqnement; de là vient qu*on créera vingt fois pins de dignitaires qu*en civilisation , au lieu de les supprimer selon Tavls de nos politiques.

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d'aller faire le choix h Varmëe , et comment cette formalité farorise leurs passions , en leur donnant la double faculté de choix d*une épouse et d*an successeur, deux libertés dont nos monarques cWilisés sont dépouillés). Le titre de génitrice peut conduire au titre d*épouse de souverain, si la vestale devient mère : nos rois font cette distinction , rompent un mariage stérile. Il faudrait de longues explications sur cet ordre que la phalange d'essai ni la génération présente n'auront pas besoin de connaître. (Traité de TAssociation domestique-agricole.)

Remarquons que le rôle vestalique doit, comme tout autre, donner cours aux 3 passions dites Gabaliste. Papillonne et Composite. 11 doit compenser quelques retards en amour par des chances de lustre immense et de haute fortune : a défaut, il ne serait plus rôle passionné, mais poste moral, fastidieux, accablant, comme celui de nos demoiselles, réduites a être toutes philosophes, à modérer leurs passions, étouffer leurs penchans affectueux, sans aucune indemnité pour cette pénible privation.

Au tableau des honneurs accordés en harmonie a la virginité, il conviendrait de joindre un parallèle des mépris qu'elle recueille en civilisation , où la faveur n'est que pour le simulacre de virginité, pour les jongleries de libertines qui, dans le cours de plusieurs liaisons galantes, ont appris Fart de traire les hommes, imposer aux dupes , et se faire des prôneurs parmi les aigrefins qui dirigent l'opi-

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nioa. (Traite de rÂBfociatîoii domestique-agricole.) Quel enooaragemenC troaTO parmi nous une fille décente, à ccMiserTer sa Yirginité au-delà de 16 ans ? si elle est pauvre, elle n'engeolera pas les ëpouseurs tous bons arithmëticiens, sachant que les Tertus ne sont pas des provisions pour le ménage. Ses parens seront réduits à spéculer sur quelque sexagénaire, ou quelque dévergondé qui la prostituera par spé« enlalion ; elle ne trouvera pas même un honnête komme de moyen âge ; sa beauté deviendra un sujet d'inquiétude maritale, sa vertu sera suspectée pour l'avenir.

Jouitdle d^une fortune moyenne? elle sera pen-* dast longtemps Fobjet d*on sordide négoce entre les courtiers et courtières de mariage , puis enfin livrée à quelque homme pétri de vices, car il y a beaucoup phu de mauvais maris que de bons.

Si elle fh^UM dix ans sans époux, elle est en butte an persifflage public : dès qu'elle atteint 25 ans , on commence à gloser sur sa virginité comme denrée anspeete ; et pour prix d'une jeunesse perdue dans les privations, elle recueille, à mesure qu'elle avance en âge, une moisson de quolibets dont toute vieille fille est criblée; injustice bien dî^e de la civilisation! elle avilit le sacrifice qu'elle a exigé : ingrate conune les républicains, elle paio le dévoûment des jeunes filles par des outrages et des vexations. Faut* il s'étonner après cela qu'on ne trouve chex toute denoiselle peu surveillée , qu'un masque de chas-

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