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tetë ; quo le siinalacre d*une obéissance dont tonte TÎerge serait panie dans sa Tieillesse , par l'opinion même qui exige le sacrifice de sa belle jeunesse au préjugé l
Quoi de plus inutile qu'une virginité perpétuelle! o'est un fruit qu'on laisse corrompre au lieu de s*en nourrir : monstruosité digne de cet ordre civilisé qui prétend à la sagesse et à l'économie ! Et quand on garantirait à la fille décente un mariage poar prix de sa chasteté, sera-ce une récompense? elle risque fort de rencontrer un mari brutal, quinteox, joueur, débauché ; une honnête fille a rarement asses de finesse pour discerner les hypocrisies de ses prétendans , leur délicatesse fiirdée , dont une femme un peu manégée ne serait pas dupe : d'ailleurs s'il y a un bon parti en homme, il sera enlevé par quelque intrigante exercée a l'art d'ensorceler des amans; la fille décente y échouera , elle n'obtiendra qu'un stérile tribut d'estime , et vieillira dans le célibat.
Je devrais ici un chap. spécial sur les vestels, un antre sur les damoiselles et damoiseaux; maison veut un abrégé qui ne peut se faire qu'en franchissant beaucoup d'articles nécessaires ; ceux qui tonchetit aux relations d'amour ne peuvent pas être effleurés, ce sont des sujets qui de prime-abord blessent le préjugé ; il faut donc les traiter i fond, pour démontrer que l'indécence , l'hypocrisie et les mauvaises mœurs sont du côté des coutumes civili» sées ; et que les coutumes d*harmonie, quoique cho-
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qnanles au premier aperça , font nattre tootes les vertus que rêve inutilement la civilisation.
J'ai dû disserter préférablement sur le régime de Tenfance harmonienne , parce que les dispositions dont il se compose ne contredisent que des systèmes, et rarement des préjugés; par exemple, si je décris les fonctions de bonnins et bonnines, de mentorins et mentorines, faisant éclore les yocations industrielles deTenfant, le dirigeant au mieux dans les voies de santé, de fortune , d'émulation , de bonnes mœurs, et sans frais, tout père à dette lecture s'écrie, voilà ce que je voudrais pour mes enfans : mais si j'entreprends de décrire des coutumes amoureuses autres que la vestalité, des moralistes bargneux vont crier que je blesse les convenances : elles seront nécessairement blessées dans tout parallèle; par exemple dans celui des mariages vestaliques avec les mariages civilisés, où la morale n'établit que des coutumes indécentes et scandaleuses : l'union des conjoints est précédée de cérémonies obscènes appelées noces, où l'on entremet les calembourgeois et les ivrognes du quartier , qui viennent godailler, dégoiser quelques bordées de mauvaises plaisanteries sur la mariée.
Ces coutumes de dévergondage ne sauraient convenir i une société décente comme celle des vestales; elles ont des méthodes pour consommer les unions avant d'en informer les calembourgeois et les ivrognes qui ne l'apprennent que le leudemaia
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lorsqu'il ne reste plus de marge ni peur leurs éternels jeux de mots, ni pour leur goinfrerie morale.
YiSTiu. On ne commettra pas, en harmonie, Tînconsëquenoe de créer des Testales sans créer des Testels ; oe serait imiter la contradiction de nos coutumes, qui prescrirent la chasteté aux filles, et tolèrent la fornication ches les garçons* G*est prcH- ▼oquer d'un côté ce qu'on défend de l'antre : dupli* cité digne de la civilisation.
Quelle sera la classe déjeunes gens qui prendront parti au vestalat? ce seront ceux qui, comme le fib de Thésée, entraînés par des fonctions actives, inclinent peu à l'amour. Si la chasse à elle seule, suffisait pour distraire Hippolyte de l'amour , que sera-ce d'un ordre social où tout jouvenceau sera préoccupé d'une trentaine d'intrigues industrielles et ambitieuses , plus intéressantes que n'est le mé* diocre plaisir de la chasse?
Il est pour la vestàlité masculine bien d'autres chances ; d'abord, l'amour pour une vestale dont on est poursuivant , et par suite admissible avec elle aux grandes armées : les armées sont de 12 degrés en harmonie, et une campagne vestalique y est comptée pour double, même aux poursuivantes de vestels. Douze campagnes donnent le rang de pa* ladin et paladine , officiers de l'unité universelle •
Les vestels tant soit peu distingués, ont aux ar* mées une belle chance d'alliance monaroale ; ils
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peuTent être choisis par quelque haute souveraine, coniine fjféniteurs d'héritiers titulaires, et parvenir au titre d'époux , s'il survient progéniture vivante. Qu'une souveraine perde son héritière, elle vient aux armées choisir un géniteur ; et c'est d'ordinaire sur un vestel que porte son choix.
La virginité des vestels sera applaudie même des femmes , qui aujourd'hui s'en moqueraient ; elles spéculeront bien difieremment des dames civilisées qui, incertaines des jouissances futures, se pressent d'user les jeunes gens. On pourra voir à l'article Faquirat, que les femmes harmoniennes ont des moyens décens de pourvoir à leurs plaisirs , et que Tessor de passions est assuré dans cet ordre à tous les âges, dans chaque sexe.
Rappelons que ces coutumes qui, à la lecture, peuvent sembler romantiques, ont poar but de quadrupler la richesse effective , de vingtupler et quarantupler la richesse relative , en faisant coopérer Tamour, dans toutes ses variétés, au progrès de l'industrie. La richesse s'élèvera en proportion du libre essor de toutes les passions ; c'est pour cela que les vieillards qui , en harmonie , aimeront les richesses et les plaisirs plus qu'on ne les aime à présent, seront les premiers à demander l'établissement de la liberté amoureuse , à l'époque où l'harmonie sociétaire sera parvenue au degré nécessaire pour fonder régulièrement ce genre de liberté , l'étayer de tous les contre-poids qui peuvent le garantir d'abus dans
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les diTen âges , et le coordonner en tool sens au, soutien de l'industrie. Cescontre-poids se composent d'un grand nombre de corporotions dont je ne peux pas traiter, et qui établissent la concurrence des in^ atincts et des sexes.
D'autre part les Tieillards s^apercerront bien vite qu^ils sont les dupes du régime eoêrcitif. et des astuces de civilisation* Les lois civilisées ayant été de tout temps Vouvrage de la vieillesse » il est bixarre qu'elle les ait faites entièrement à son désavantage, et que nos vieillards aient organisé les amours et les relations de famille de manière à se faire baïr, persiffler et pousser dans la tombe par la jeunesse; quelques rares exceptions confirment la règle : on voit , je le sais , des familles où les enfans ne sou^ baitent pas la mort des vieillards, mais combien cette affection est rare , surtout parmi le peuple ! or je ne peux pas dans cet ouvrage , supprimer , en faveur de quelques gens vertueux , la critique des vices généralement régnans.
Je reviendrai sur ce sujet ; car nous aurons , sur l'amour, un grand problème a résoudre, celui de procurer aux pères et mères les jouissances de pater« nité dont ils sont presqu'entièrement privés dans l'état civilisé, en dépit des illusions dont ils se repaissent. IjCs harmonies de paternité étant intimement liées avec celles d'amour, il faudra traiter simultanément les deux sujets , et d'abord expliquer les harmonies de famille convoitées par tous les
IRlfSTMll. 195
pèrei cinlisét qm sont loia d'y panrenir : lorsqa'iU auront été conyaincas que les accords d*amoar et de famille sont inséparables , ils détiendront toiérans sur les innorations en ré^me amoureux , sans les* quelles il leur est impossible d*atteind^ aux jouissances de famille où ils voudraient placer leur bon* heur. Je renvoie a la S* section pour dissiper leurs illusioni et leur duperie , bien expliquées dans le Traité de TAssociation domestique*agricole« Il n*est pas de dasse plus froissée , et plus fondée i se plaindre de la civilisation»
Fin dehi^ section.
RÉSUMÉ DE hk THÉORIE EXPOSÉE.
Plus le sujet est neuf et éblouissant , plus il est nécessaire d^aider le lecteur par de fréquentes récapitulations , et de l'affermir sur les principes qu'il oublie facilement pour se rallier aux préjugés m<v raux dont il est imbu.
On a TU qu'en fait de principes ma théorie est UNE , et invariable dans tous les cas ; quelque problème qui se présente sur l'accord des passions , je donne toujours la même solution ; former des séries des groupes libres, les développer selon les S règle* éTieheUe eompad», exercice parcMtire etcouriee eàtmoee, (cbap. yi) afin de donner cours aux trois passions, Gaiausti, Govpositi et pAPitioifiii qui doivent diriger toute Série passionnée* (cfaap* Y).
S96 ROQVIAQ MOKDI
Voilà la règle bien précise poar la formation et le dëyeloppement des séries ; qaant à leur bat , j*ai dit qu'elles doiyent établir partout la concurrence des sexes et des instincts ; j'ai appliqué cette méthode aux divers âges de f enfance , et aux fonction^ naires de Fenfanoe , depuis le berceau jusqu'à la puberté.
Telle est ma réponse aux détracteurs qui accusent ma théorie d'obscurité , en disant : on ne conçoit pas comment marcheront toutes ces séries ; la r^le est UNE pour toutes, et quand nous en Tiendrons au problème le plus important, qui est la répartition satisfaisante aux % facultés de chacun , capital, travail, talent, je suivrai constamment le même procédé , l'emploi de séries passionnées conformes aux règles précitées.
J'ai dû appliquer ma théorie à l'enfance , parce qu'elle ne connaît pas les deux passions amour et paternité, (affectives mineures), qui dans le cours des 1'^*' et 2* générations seront moins susceptibles dlianQonie , et ne s*y ployèrent que par degrés. Le lecteur est choqué à l'idée de liberté amoureuse d'où résulterait un mélange d'enfans de diverses branches ; pour le désabuser sur ses préventions à cet égard, il faudrait une théorie très-étendue que je ne yeux pas effleurer ; elle prouvera que le régime civilisé engendre tous les vices qu'on redoute de la liberté d'amours, et que cette liberté appliquée à une phalange de Séries pass., sera le préservatif de
tottt leè dëMrAreft qa*elle ]^rodiitr«tt en dvSisatidA.
Oft • TU que le» dix autres pâMiens stiai'ittdnîffent ohes IcM enfana par la pleine Uberië, Jointe au dëyeloppement par séries de groupée libres ; ëi les 2 pas* •ions «Mianr el patemUè n'ëtàient pas applicables à GO rëginie de libre essor en série , il y aurait dupli-* eilë dans le système de^ Dieu ; il aurait destiné dix passions à jouir de la liberté doht deux sef«ient ex« daes , et il oonMuettrail le conire-senK d'appliquer la liberté aux enfans, et Toppression aux pères, aiix âges pubères.
J*ai dit que la méthode eitilisée conduit ètous les écoeils qu'elle vent éf iter en relations d'amour et de famille : appliquons la thèse aux 4 Ages , en nous bornant à signaler pour chaque âge un écueil entre cent.
i^ Afê impiêbère. Il est privé do la garantie de paternité. La statistique de Paris nous posante un tiers des hommes reniant et abandonnant leurs enfans; sur 117000 jiaissances, on compte au-delà de SKMM) bâtards délabsés; et cependant Paris est le centre des lumières morales et de» perfectibilités perfeetibilisantes. S'il existait partout autant do per-^ îeetibilité qu'à Paris , on yerrait partout le tiers dés enlans condamné à l'abandon*
2<> jéffe aioUêeetU. L'ordre civilisé le rend Tictimo des maladies syi>hîlitiques ; fléau qui cesserait au bout de 4 à IS ans de quarantaine générale dont l'or* drer sociétaire est seul susoeptiMe. Les coutumes
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civilisées habituent tellement ia jeuAesse à la fana* seté , qu'elle se fait un jea de répandre ces maladies dont le danger oblige toute personne prudente à s*i« soler du monde galant,
S® Ag6 viriL II est trompé à son tour sur la fidélité des femmes qu'il a trompées préccdemm^it ; elles usent de représailles : et si dans Paris, foyer de la morale, on Toit chaque année 9000 pères abandonner leurs enfans , la tengeance des mères doit être en même rapport, et sur 27000 naissances, 9000 femmes adjugeront au mari ou à l'amant un enfant qui ne sera pas de lui': c'est réciprocité de lésion pour les enfans , les pères et les mères. Le résultat présente :
9000 enfans frustrés de l'appui paternel, 9000 mères frustrées de l'appui marital , 9000 pères frustrés de la réalité de progéniture et chargés des enfans d^autrui, après abandon des leurs. ■4^ Age avancé. Les vieillards après l'âge d'amour conçoivent le plaisaet projet de se concentrer dans les affections familiales, au sein de leurs tendres enfans et neveux élevés selon les saines doctrines ; ils ne trouvent en ce genre d'affection que duperie et simulacre de réciprocité. C'est leur fortune qu'on considère et non pas eux. Pour s'en convaincre , il faudrait qu'ils parvinssent à s'introduire dans les réunions secrètes où les amans et maîtresses glosent sur les parens ; ils s'y verraient traités comme des Harpagons ridicules ou des Argus incommodes ; ils
mMMtmu SM
•atondraiantleeoniHégafaiiit aooAérer par let Tœvx rintUinl oà on pourra jouir d'aae fortane dont ils ne MTent pas jouir , si l'on en croit la jeanesse.
On Ta répondre qae les familles honorableê sont à Tabri de ces orgfies secrètes; oui, tant que la con* trainte 7 règne ; mais dès que les pères et les Argus sont morts ou absenr, l'orgie s'établit à Tinstant, et souyent même du vivant des pères ; car les jeunes gens persuadent au père qu'ils ne Tiennent point pour séduire les demoiselles , qu'ils sont de rrais amis de la cbarte et de la morale ; d'antre part ils persuadent a la mère qu'elle est aussi jeune que ses filles , cela est queiquefais vrai; à l'appui de ces deux argumens , ils organisent dans la maison une orgie masquée. Le père entreyoit la manigance , il essaie de regimber, mais sa femme lui prouye qu'il n'a pas le sens commun, il finit par se taire.
Et lors même que les pères saTent ^Titer ce (robnchet , ne tombent* ils pas dans vingt autres dis* grâces , dans un cercle vicieux de sottises morales ? ici c'est une fille obéissante , une Tictime qui tombe malade et meurt par besoin d'un lien que la nature exige : la c'est un enlèvement ou une grossesse qui déjoue tons les calculs des parens ; ailleurs c'est one séquelle de filles sans dot , que le père porte sur les épaules ; pour s'en débarrasser , il ferme les yeux sur les allures de plus belles , afin qu'elles en finissent de lui demander de l'argent pour leurs chiffons; il jetteles moins belles dans une prison perpétuelle
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iMi leur disant qu*elles seront btenbevrenses, qu!elles seront avec Dieu» Pins loin e*est un mariage d*at* trape qui raraène i la chai*ge du père , une fille et #a jeune famille ruinée ; il croyait avolt placé un jenfant , c est tout le contraire, il en a une demi dou* zaine de plus.
Oa citerait par centaines ces disgrâces paternelles et conjugales , ( voyez le Ti^ité de TAssociation domestique - agricole ) auiquelles la morale toujours gasconne, oppose quelques exceptions, quelques ménages heureax qui servent a prouver que le bonheur pourrait exister, mais que Tiramense majorité des ménages en est privée dans Tétat civilisé : les pères comme les enfans y sont en fausse position , le bon ordre n*y repose que sur une contrainte plus ou moins masquée; or la contrainte étouffe les affections ; elle les réduit à un simulaere de lien. Les pères n^obtiendront la réalité que dans un ordre conforme au vœu de la nature dont les moralistes n'ont jamais voulu faire aucune éf udq en amour; voici un exemple récent de leurs bévues jMT cette passion.
On vantait beaucoup un pensionnat dTverdun en Suisse, dont on promettait des merveilles, parce qu il était dirigé par le célèbre PssTAtozzi ;iidé du célèbre Ksnsi et du célèbre Boss, qui élevaient les jeunes gens d'un et d'autre sexe selon la méthode intuitive. Il arriva que oette jeunesse peu satisfaite de la mélhode intuitive, y joignit en secret la mo-
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tbode sensiUve ; de là rësaUa un galimatias épouvantable, quantité de demoiselles- enceintes du fait des maîtres d'études où des jeunes élèves , au grand dësa pointe ment des trois maîtres cé/é6res qui , dans leurs subtilités intuitives , avaient oublié de porter en compte les intuitions amoureuses. Ainsi les passions que la pbilosopbie croit supprimer , viennent inopinément supprimer les systèmes de la pauvre philosophie.
Les demoiselles qui n*étaient pas enceintes n'en furent pas moins suspectées d'avoir essayé la méthode êetuitire , plus prudemment que leurs camarades ; il fallut congédier toute cetle orgie de nouvelles Héloîses amoureuses de leurs précepteurs. Dés qu*on veut se rapprocher de la liberté , soit en amour, soit en autre passion , l'on tombe dans un abîme de sottises , parce que la liberté n'est faite que pour le régime des séries passionnées , dont la morale n'a aucune notion. Assurément la liberté est destin du genre humain , mais avant d'en faire aucun essai, ni en ménage ni en éducation, il faut connaître le mécanisme des contre-poids a opposer auK abus de la liberté .Jusque-là l'esprit humain est dans les ténèbres , ses novateurs tombent de^ Charybde en Scylla ; et cela est assez prouvé par les essais politiques des révolutionnaires , et les essais moraux des Pestalozzi (i), des Owen et autres casseoou en
(1) Je ne connaissais pas ce dénoûment en 1832, lors-
403 ROOVBAO BOITM
llbm*t^poIitiqiMt oaamoiurea0e0. SiToaTeiU étabUr une liberté réelle en exercice d'ambition , ou dV nour, ou d^autres pasûons, la méthode k soivre est tiien inYarîable;je la résume dans la règle suiTanto imposant neuf conditions sur le iUponiifj je donne* rai celles de mécanique générale en 5^ section.
Former des Séries passionnées ; y développer A la Cabaliste, ( Trois oaum$ Chap. y, » B la Papillonne, < ressorts radicmuf
» C la Composite, ( d'harmonie;
Y établir la concurrence des instincts et des sexes ; procéderpar A échelle compacte, 1 tendance ei effets CflAr. Ti. M B G>ttrtes séances, < des â passions
» G Exercice parcell., ( mécanisantes.
Atteindre à Tunité d'action.
Cette unité n'existe qu'autant qu'une disposition satisfait en plein les personnages de tout sexe et de tout âge qu'elle entremet , qu'elle touche directe-
que j*écrivis le Traité que je cite parfois. Je voyais alors les esprits engoaés de la méthode intaitive de Pestaloxzi 4U*0D prônait dans les journaux; et je crus servir les lecteurs à leur goât, en disposant mes deux premiers volumes selon la méthode intuitive. Il s'agissait d'enseigner la distribution des Séries contrastées, je disposai le premier tome en Série composée ou mesurée et le deuxième en Série simple. Les lecteurs ont été effarouchés de cette innovation intui^ tive que je ne voulais pas continuer dans les volumes suivons, et que j*essayais croyant satisfaire leur prédilection pour la méihode intuitive.
meot OQ indirectement. La dite condition est violée dans toutes les liiiertés civilisées , notamment dans le système électoral qui exclut du poste représentatif les 99/100 de la population.
Il suildelàque les civilisés n*ont aucune connaissance exacte sur les libertés d'ambition ; comment en auraient- ils sur les libertés d amour , de famille et autres passions, dont ils n*ont jamais fait aucune étude? Les deux philosophes Owen et Pestaloxzi qui font des essais de liberté amoureuse» ignorent qu'avant de pouvoir remplir seulement la première des 9 conditions, former des séries d'amour, il faut au moins 50 a 60 ans d*harmonie , il faut une belle vieillesse, dos femmes très-robustes , et autres élémens qui n'existent chez nous qu'en exception.
Quant aux séries de famille , il faudra de tOO a 1:20 ans avant de pouvoir les former en plein; on 11*7 parviendra que lorsque l'espace humaine régénérée par degrés, aura repris sa vigueur, sa longévité primitive, et qu'elle verra communément sa 5* génération.
Jo dois ces détails pour démenti aux détracteurs qui prétendent que je propose d'établir des libertés en amour , dès le début do T harmonie , quand le contraire est exprimé en toutes lettres dans vingt passages de mon traité de 1822. Loin d'opiner ainsi, je suis le seul homme qui puisse expliquer pourquoi ces libertés seront inadmissibles au début de Tharmonie, comme en civilisation. Il existe d'abord un
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obstacle nifttériel, le syphilis qu'il faudra extirper radicalement du g;lobe entier ; p«is Tob^tacle politique des habitudes ; mais un empêchement plus fort est celui de Torgie secrète et corporative , qui nait à rînstant, partout où on laisse à I amour quelque liberté. L'orgie amoureuse est à la Série amoureuse ce qu'est la chenille au pspillon, c'est la snb* version de toutes les propriétés industrielles et de tous les caractères honorables d'une Série passionnée ; et pourtant la secte Owen hasarde de s'engager dans ce cloaque de vices, par ses tentatives de liberté confuse, sans connaissance des contre-poids naturels ; elle n'arriverait qu'à Vorgie corporative , résultat inévitable tant qu'on ne pourra pas former la série des âges et fonctions en amour.
On a vu par l'aperçu des amours du 1^'âge d'harmonie , que l'orgie corporative en est exclue mm par voie répressive, mais par prédominance de vertu et d'honneur; il en sera de même de toutes les corporations amoureuses de l'harmonie. Une science inconnue, falgèbre des sympathies essentielles et occasionnelles, transformera en anges de vertu ces corporations qui , sous les noms profanes de Bacchantes et Bayadères , peuvent être suspectées de libertinage. Si j'emploie ces noms , c'est que je ne pourrais pas leur en donner d'antres sans tomber dans la néologie, qui n'est permise en France qu'ans privilégiés du monde académique.
Quant anx vues do Dieu «*elatifement à ces mo*
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difioatkms fntores, j*ai traM ce sujet dans le Traité de rAssociation doroetitqae'agricole; et jY touche* rai à l'article Confirmation tirée dei SS. Ecriture$ , où laiif rien préjuger tur les décrets diviui qui pourront intervenir après la régénération sociétaire, je satisferai ao& doutes et ol^jecUons , en m'étayairt de faits notoires et d'autorités irrécusables.
Du reste il faut se garder de croire que Dieu ait créé la plus belle des passions pour b réprimer , oomprimery opprimer, au gré des législateurs , des moralistes et des pachas. Qu*arriTe-t*il du régime coêrciiif des civilisés ? que lessor secret et illégal de Tamour est sept fois plus étendu que Fessor légal, dont je distrais les mariages spéculatifs ou forcés qui ne sont pas liens d*amour« Est-ce un ordre sensé y naturel, que celui où la contravention est sep* (uple de Tessor licite? et lorsque les moralistes ohoisissent un tel régime pour voie de sagesse , comment osent-ils se vanter d*étudier la nature, d*éire amis de la nature ?
Ils ont organisé Tamourde manière qu'il détourne du travail et des études; il n'excite la jeunesse qu'à rîAdolence , a la frivolité , aox folles dépenses* Les premiers amours des harmoniens redoubleront rémulation à la culture et à Tétude. (Voyez chapitre XXVIII.)
Quant aux harmonies de famille auxquelles ils reulent nous amener sans connaître celles d'amour qui eo sont inséparables , je leur répondrai dans
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la section des équilibres , en dëerivant des séries defamillisme ou harmonie familiale, (Traité de l'As* sociation domestique-agricole) qui doit s*étendre à la domesticité Tune des sources de disgrâce dont se plaignent les familles civilisées : on pourra Toir combien ces familles sont loin da bonheur.
J*ai rempli dans cet article une tâche importante, en rappelant au lecteur que sur tous les problèmes d*harmonie sociale , il n'est qu*un procédé a suivre , c*est la formation des séries, selon les conditions exposées plus haut. Si je m*écartais de cette méthode , mes dispositions tomberaient dans 1 arbitraire et Tesprit de système ; qu'on me prouve que je m'en écarte en quelque point, et Ton sera fondé a critiquer et corriger ma théorie ; mais quel détracteur osera tenter pareille réfutation ?
On peut déjà faire le parallèle de ma méthode et des leurs ; ils ne savent et ne peuvent procéder que par la contrainte , ifs n'ont aucune idée de la voie naturelle ou attraction. Veulent-ils former des filles chastes, des vestales ? ils emploient les duègnes, les moralistes , les verroux , les bourreaux dans l'antiquité, les brasiers d'enfer dans l'âge moderne; quels moyens ai -je employé? La liberté, l'honneur, le charme, l'appât de la gloire et des grandeurs , les distractions d'une vie active et intriguée.
Il en sera de même sur toutes les phases de la ▼ie ; ma théorie n'emploiera que des ressorts nobles pour conduire à la vertu et à la rérité. Les phito-
iirrasTiîiL. 407
«ophas civilisés ne veulent et uê pewfent employer que la contrainte et la fourberie mercantile. lU parlent sans cesse de liberté, de libëralisroej et ne peUr ▼ent en faire aucun usage , par exemple ;
En relations d^amour^ la moindre liberté aecordée anx jeunes femmes civilisées , conduit à Torgie se* crête qui est la source de tous les vices.
En affaires d'ambition , la liberté engendre les fureurs des partis , les fourberies commerciales ; elle ne trouve de remède à ses excès , que dans des oppressions scandaleuses, comme cette loi du cens électoral, admettant à la représentation un intrigant qui a pillé 300,000 fr. , puis excluant un bomme d*honneur qui n'a que 250,000 fr.
En affaires de famille , on verrait chez les neuf dixièmes des ménages , autant de scandales que dans la famille des Atrides , si les lois coêreitives ne réduisaient les discordes à éclater en procès, en débats litigieux toujours favorables au plus fourbe.
En relations d'amitié , on no voit que le jeu des dupes et des fripons, tant de faux amis, tant de pièges, que les pères interdisent aux enfans les sa* ciétés amicales , et leur prêchent Fégolsme dont ils ont appris la nécessité.
Voilà le fruit des théories philosophiques , des perfectibilités civilisées ; c'est un ordre qui ne peut reposer que sur la contrainte et la défiance, et qui engendre tous les vices dès qu'il s'écarte de la contrainte. Qu'on prononce après cela, entre la théorie
406 NOOTÉAir nenèt
'8oeM(aire et hn «cianees morales qui hi ai Jhnenl , parce qu'elle opère pnr Attraotion et n'emploie d'antres ressorts qae la liberté et la Tëritë , dont remploi condait tout civilisé k une perte inévitable, à moins qu'il ne soit un homme puissant et opulent ; ■c'est le seul cas où il soit possible à un ciTilisé de pratiquer par/ôw la justice et la Térité.
rm DU l** VOLUME
TABLE DES MATIÈR
Ifotîee biographique sur Charles FooRisa.
AYANT'pBoros. Eotraret opposées aux inrenteurs.
PRÉFACE. Tnéieêê d'égarement, monde à reboure.
Article 1" Ex posé et notions préparatoires 1
2« Enormité du produit sociétaire. . , . . 24 S« Cercle vicieux de Tindustrie civilisée. , . 45
SECTION I. AffALTSB DB L^TTKACTION PASSIONNER.
I NOTiCB. Notione iUm» aurles Séries passion néee,
Chap. 1. Analyse de ratlraction passionnée. ... 70 II. Généralitéssur les Séries passionnées. . . 87 . III. Personnel des Séries passionnées. ... 93 IV. Relations des £^upes d'une Séné passionnée 109
11 NOTicB. Diêiribuiion du passionnel dee sériée»
Chap. Y. Des 3 causes ou passions mécanisantes. 111
YI. Des 5 effeu obligés en Série passionnée. . 159
YII. Des séries fantsées , leurs correctif. . .146
YIII. Des sortes et doses d^attraction. . • . 154
Appendice, chapitres omis 161
SECTION II. Dispositions db la phalangb d*bssai.
III NOTICB. Partie matérielle des préparatifs,
Chap. IX. Préparatifii en matériel et personnel. . «167
^X. Classification, direction, devis 181
uXI. Distribution des cultures en trois ordres. 107 XII. Distribution unitaire des édifices. . . . 204
TAILI.
IV RoricK. Partie spéeulaHpô ies préparaîifi,
Chap. XIII. Séries à préférer en r^oeanimah . . . 21G