‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 75 sur 120 · CHAPITRE TRENTE-BEDXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-BEDXIÈME

De l'a€€ord niieniiimnei pmr Its trok «nsféa maiMBlk^

L'oHitÉ est le mot le plus profané par le monde savant ; eonraiocu qu'elle derraîl être le hot en mécanique sociale, mab ne sachant par quelle Tote y arriver^ il est borné à rêver des unités en accords sociaux, unités plus illusoires les unes que les antres, depuis ceUe des 8 pouvoirs dont Tun dévore les S faibles , jusqu'à celle des ménages où un sexe opprûne les â faibles.

Un des prodiges que les curieux viendront de tous les points do globe, admirer dans la phaiaNgo

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d*eiMi « sera runîlé d*actioii , Taocord des passions idiaiidoBiiëes à la pleine libérien

Ce n'est pas un aoeord de passions qa un étal de diOfles violenté, on les sbires empôobent les dispules : nous serons par la crainte des prisons et des g%ete, amener les 4€0 fomilles d'une bourgade à ne point se battre; eHes ne sont pas pour oein amicales, aAsetneoses, unitaires ; il en est de mènie de Fin^ térieor des familles où le père, au moyen du fouet et de la morale, établit un calme qui n'est point un aceord passionné.

U faudra donc, dans une phalange de 1800 personnes, que chaque individu aime passionnément tous les autres, qu'il soit porté à les soutenir de sa bourse an besoin.

Aimer tous les autres sociétaires, cela est matériellement impossible, dira-t-on , puisque chaque caractère a ses antipathiques. Répétons à co sujet que toute assertion générale en mouvement, sousentend Texoeptien d'tin huitième : aimer taun les «Mlrst, parmi 1600 sociétaires au-dessus de A ans, c'est cm aimer 1400 par afeetion directe, et les MO antres paraffeotion indirecte, par spéculation sur tels services qu'on tire d'eux. Si l'affection directe s'étend seulement aux 7/8, il y aura accord unitaire : décrivons-le d'abord, nous en examinerons ensuite les propriétés.

Tel ménage d'ouvriers est aujourd'hui fort indifftrent an millionnaîre Dorimon qui habite Thôtel

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▼oiiin. C'est ane faniiDede inenuiners ; si Dorhnon les emploie, il les paie ; tout est fini là, il n'y a point entre eux de relations amicales.

Il arrive dans la phalange qae tons ces indindus rendent à Dorimon de précieux serviees : le père a présidé en partie à Tédiication industrielle du fils aîné de Dorimon, qui agë de 0 ttas voulait monter des chérubins aux séraphins. L*enfiant avait à fairo sept preuves de talent en divers genres ; comme il avait pour la menuiserie un goût très-prononcé, il a choisi ce travail pour une de ses sept épreuves , et le menuisier Jacques Ta si -bien dirigé qu'il a été admis d'emblée sur cette branche d'industrie.

Dans six autres branches, il a été de même enseigné par six individus envers qui Dorimon se trouve reconnaissant, parce que œs services ne sont point payés directement. L'enfant et le maître s'assemblent par convenance mutuelle, par attraction et sympathie.

Et comme le fils aine de Dorimon a dès Page de 6 ans plus de SO passions en exercice de Tindostrie et des arts, Dorimûn se trouve obligé non pas envers 30 instituteurs, mais envers cent qui ont, par pure affection, coopéré à cette instructi<m ; car ua enfant harmonien trouve commmunément S à 4 instituteurs passionnés dans chaque branche où il exerce.

Dorimon a deux autres enfans de 4 à S ans, et les soins donnés à leur éducation seront punr loi on

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«lijei de g^titttée envers 300 antret penonnes tetKMit aux 9éne9 des bonnet , des bonnîns, des meiiteirhiB, elc. Il verra ses enfans profiter dti fois plus Tîie que ceux de ciTÎltsalion ; charinë de leur progrès il aisMfa tons ceux qni y auront coopéré par affisetion pour les enfans mêmes.

Vmlà donc sur nne seale branche de relations, sur rédaeaiîon de ses enfans, 800 liens amicaux que Dorîmon aura formés arec des hommes, femmes etenfans de la phslange qu'il habite : je place dans ce nombre les enfiins ; car parmi les institoteors on compte bon nombre d'enfans qui, par amitié, enseignent k leor inférieur en âge ce qu'ils ont appiis un an avant loi.

Ajoutons que Borimon est lui-même instituteur de beaucoup d'enfans en qui il découvre instinct et vocation pour les branches d'industrie qu'il pré* fére. Cest un charme pour tout le monde que de donner l'enseignement à de jeunes élèves intelligens et télés, en qui l'on voit des successeurs industriels. liCS soins qu'il donne à ces enfans lui valent, de la part des parons, une affection égale à celle qu'il porte aux instituteurs de ses enfans. C'est ainsi que l'enseignement, à lui seul, crée pour Dorîmon une masse de liaisons amicales qui s'étendent an quart de la phalange. Et si Dorimon est un homme Agé, qui ait de petits enfans en S* et 9* degré, ses liens de gratitude en service d'éducation seront d'autant plus nombreux.

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Si nous examinoBs les ««très breacbes de rdalioDS où Dorîmon pourra former des liaisons i^feetueuses, telles que la gastronomie, les scienœs et arts, Tagriculture, les amours, eto*, on Terra qn*it se trouve lié passionnément, par afieetloa oorporatîve, ayec les 7/8 des soeiétaâres de sa phalange ; et que le peu d*entr eux aveo qui il n a pas de lien direct, sont encore considérés de lui pour serYÎoe indirect. 11 n'aime pas Géronie, il f a entre eux nne antipathie prononcée ; mais il arrive que Génmle est le sectaire le plus int^îgent de la cultore des asperges dont Dorimon est grand amateur. Sons ce rapport, il protège les travaux de Géronte, il le considère, il a pour lui une affinité indirecte, une amitié spéculative.

Cette multiplicité délions, celte allianoe passionnée avec tous les sociétaires, se fonde sur remploi des S moyens indiqués au chap. VI, savoir : séenost amrteê et vanée$, exercices paroBiiair9$ , êèries com^ pectee; moyens qui ne sont en d'autres tcmesque Texerclee des 3 passions mécanisantes, ohap* Y, auxquelles le système d'attraction industrielle est ooordonné dans tous les détails.

Gomment pourrait^on, sans les courtes séances et l'exercice parcellaire, mettre chaque individu en relation avec 90 séries, et cent groupes ou sous-groupes 9 et par suite avec la phalange entière?

C'est sur cette makiplioité de relaitons, et no-

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(aoiiMiit sur le» îi^gues deuMtronomie combinées avec celles de culture, que repose le lien général des sociétaires. Ils seraient insoucians les uns pour les autres^ si chacun d'eux s'occupait isolément, comme en civilisation, d*un travail qu'il exercerait dans toutes ses branches et sans collaborateurs norobrejux.

Les philosophes nous disent que tout est Hé et doit être lié dans le système de la nature : il faut donc établir d'abord les liens dans la plus basse des relations qui est celle de régime domestique. Nous ne savons pas même former les liens dans une petite famille do 6 personnes, tout tomberait en discorde sans l'intervention de la loi, ou du fouet et de la murale ; il faut, sans le secours de ces 8 agens, organiser des liens passionnés entre 1800 personnes composant l'état domestique, le plus bus degré des réunions sociétaires. Si on y réussit, il sera évident qu'on peut établir pveille harmonie entre 1800 phalanges formant 8,000,000 d'individus, et entre 18,000 et 1,800,000 phalanges, puisque le mécanisme est le même, pour une ou pour Tensemble des phalanges du globe qui s'élèveront an nombre de 8 millions, quand la population sera portée au complet de 5 milliards*

Lorsqu'il sera avéré par l'aspect delà 1''* phalange qu'elle atteint à l'unité domestique et industrielle» à l'accord passionné en relations de caracfèresy et en relations d'intérêt on de dividendes à

M NOOVBAU WHDB

répartir, on en oonckva que rnnilé Ta 8*4lab1ir dans lotîtes les relations da globe ; et poor (aire juger de reothousiasme qu'e&ottera cette espérance, il soffirn d'énumérer ici quelques emplois de Tonité : elle régnera

En langage, signes typographiques et voies de communication ;

lo jgn mesures sanitaires, quarantaines et purgations coUeotives de Tespéce humaine ;

^0 £q extinction des genres hostiles ou nuisibles du règne animal, et de quelques Tégétanx, des marécages, etc. ;

8° En restauration des espèces animales et Tégétaies, substitution des races précieuses aux mauvaises ;

4* En restauration eoinfoséa des climaturea : voyez la note A, Traité de TAssooiationdomestiqaeagricole ;

5*' En relations matériels, monnaies, poids, mesures, méridiens, etc. ; jusqu'au diapason ;

6" En relations indostrielles , travaux publics des armées, entreprises relatives aux soiences et arts.

1^ En relations commerciales et fiscales, approvisionnemens combinés du globe, et garanties de ffrimmum proportionnel aux classes.

8* En accords généraux de passions, art de les lier et développer coopérativement par tout le globe.

A ne parler qoe du l**" de ces accords , oeloi de

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langage , signes f fpograpfaîqaes et aatres roies de oommiinienlion , comment le monde civilisé ose-Uil |Mirler d'oaité, se ranter de perfectionnement, do Tol snMkne, quand il n'est pas même arrÎTë au plus bas ressort d'harmonie, en voie de communication? Deux civilises, an Français et un Allemand, qni se disent perfeotibilîsés, par la métaphysique de Kant ou de Condillao, ne savent pas même s'entendre, se parler; ib sont dans cette branche de relations, fort au-dessous des brutes ; car chaque animal sait de prine abord établir entre lui et son semblable tontes les commnnieations dont lenr espèce est sus* ceptîUe.

Cependant l'unité de langage et d'écriture , qui est Yoîe d'acheminement à toutes les autres, est matérielleroent possible en civilisation ; car on y en voit de beaux germes. La langue italienne est unitaire pour toutes les cètesmariiimes de la Méditerranée, et même pour le Portugal , Maroc et la Mer-Noire. La langue anglaise est unitaire pour tontes les côtes maritimes du Nord, au<dessus de la Manche. Les signes musicaux et leurs mots italiens sont unitaires en tons pays civilisés , malgré les dirersités typographiques.

Si donc la civilisation échoue sur les unités les plus urgentes, celles de communication dont elle possède tous les germes, que sera-ce des unités sur lesquelles elle est réellement entravée , comme les quarantaines sanitaires, l'extirpation générale de toutes les

NOUTBAO «ONDB

naaladiet aooidentelles ^ Tiras pforitpie , TttrMiqne , siphilitîque y épisnotiqae , eio. , qai lerant estirpët par toute la terre dès la K* «nnée d'harmonie ?

On est d'autant plus arriéré sur la' pui^^tion des fléaux matériels non inhérens à l'espèce hamaine, la destruction des loups, des bètes ftrooes, des malfaisantes comme sauterelles, rats, cbenittes, des insectes mal-propres , des repiiles de marécagea , et autres vices qui disparaîtront très-promptament dès la 1'^ génération d'harmonie.

On peut voir sur les unités , le Traité de l'Asso* ciation domestique -agricole; notamment la note sur le faux système métrique établi ou feulé par les Français qui ont choisi le &ux pour imae, le nombre DIX au lieu du nombre DOUZE; et qui sdon l'usage civilisé , ont fait des travaux gigantes* qoes pour chercher ce qu'ils avaient sous la main, la mesure naturelle donnée fortuitement par le piedde-roi de Paris.

Pour établir la dtfiëreoce des métbodes nnitaires aux méthodes civilisées , j*ai démontré dans le Traité de T Association domestique-agrioole , qu'une élection qui dans l'état actud coûte à chaque éieoteur 5 à 6 jours en voyages, intrigues préparatoires, dtnés électoraux , scrutins, etc., coûte moins d'une minute en harmonie , lors même quil s'agit d'une élection univerealôf dans laquelle interviendroirt les SOO,OÛO,000 hommes, ou 800,000,000 femmes, ou M0,000,000 onCans du globe.

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Onpest, snrPiniiië de« relationii scientifiques, voir les détails , dans le Traité de rAssociation domestique-agricole, et juger par-là de la duperie des savans qui prélèf^Bt à cette immense fbrlnne, le rôle aljeet de flagorner la civilisation qui les tient comme été écoliers sons la férule , et flagorner l'agiotage qui les nomme gredins de savans à qui il ne fant qa*un grenier k ëO francs par mois. Le corps législatif les traite d'écrivains de galetas, salariés à 1200 fr. par mois; c'est un contresens; on n'habite plus au galetas qoand on reçoit 1200 fr. par mois.

Ce qu'il y a de plus clair dans ces verbiages, c'est que le monde savant est bafoué par les outres classes qni paient ses torrens de lumières par des torrens de mépris. Quelle est leur servilité de se passionner pour cette civilisation qui les traîne dans la boue ? Que ne saisteent-ils l'occasion d*en sortir et s'élever snbitement à une haute fortune , en provoquant la fondation de fétat sociétaire qui , par besoin de leors talcDs , sera obligé de se les disputer à force de largesses; et qui, à ce pactole inespéré, en joindra trois antres ; l'eiploitation des sciences neuves , Ica récompenses unitaires produisant des millions là où la civilisation ne paie qu'en stériles médailles , et les ortliqnes à puMier sur la civilisation et lea soiences fAitosophiques , sujet fécond qni, pendant phia de l&ans sera pour les écrivains eier-* ces une voie de bénéfices incalculables. Voyes la posllice.

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J*ai démontré dans ces 4 chapitres que Vaeoord intentionnel régnera duna les 4 branches de rda* tîons ;

Dans celles du matériel ou de Tinlérét ;

Dans celles du spirituel ou des liens affectueux ;

Dans celles du mécanisme interne on domestique; et par suite dans celles de tendance à Tuntié d'action extérieure , source de charmes et de bénëfiœs gigantesques pour tout le genre humain.

Lorsque le désir d^un accord collectif sera si général, il sera bien aisé de parrenir à l'aecord de répartition pour peu que les méthodes soient régulières et assorties au vœu des passions : Tan va juger dans la section suirante si elles rempliront, cette coq* dition*

RÉSUMÉ SUE L'APBUGATiaOl.

Pour décrire les relations d*bannonie , pour appliquer les principes exposés aux sections 1 et !k , j*ai adopté trois divisions.

La section II !• traite des relations de Fâge impubère borné à dix passions , ignorant Tamour et la paternité.

La section IV* traite des relations de l'âge pubère,

qui est pourvu des doute passons, dont deux,

amour et paternité lisrbs, seront comprimées aa

début de l'harmonie.

•V La section V* traitera des relations d'équilibre

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jpamonnel communes à ces deax classes , reparti* iîon des bénéfices , et ralliement des antipathies sociales.

J'ai dû décrire d'abord Tâge impubère, parce ^*il est le plus susceptible de pleine harmonie, étant dégagé des deux passions qui sont criminelles selon nos coutumes , et qu'on sera obligé d'entraver pendant les premières générations.

£n traitant de Tâge pubère , section IV , j'ai été fort limité , ne pouvant parler ni de l'amour librci ni de la paternité libre, deux passions qui seront in« tardites pendant un demi-siècle , et dont Tengorge*» ment causera d'énormes lacunes dans le mécanisme d'harmonie.

J*ai rallié les relations de Tàge' pubère à deux grandes questions de mécanisme , savoir:

L'engrenage des attractions industrielles , 7* no* tioe;

Les accords intentionnels sur la 'répartition, 8* notice.

Récapitulons brièvement les sujets les plus importans de ces deux sections : les effets les pins éloignés de nos coutumes.

Eh iducaHùn, L'on a vu que nos systèmes pèchent §ar tons les points ; on n'a pas même connaissance dsbntà atteindre, on n'ose pas Venvisager : il s'agit d'élever l'enfant à sa destinée industrielle. Si l'homme doit vivre du travail agricole et manufac* tnrier y il faut le faire cultivateur et fabricant avant

M NoinriAo mmdb

de le filtre 0AT«nt. Telle est la inarclie de rëdaciittmi faannonienne où un enfant , fûuil héritier da tr6iM du monde , est élevé dans les jardins , colombiers, ateliers et cuisines d'une phalange , dès qu'il peut marcher fil y devient cultivateur et manufaotorier avant de s*oceuper des études ; il ne les abprde que peu à peu , et comme accessoires des travaux productîfs auxquels il s*entreaiiet conslammeoi de S i A ans. Ensuite il sollicite l'enseignement, pour l'appliquer â ces travaux oà il est impatient de se per» feetionner, et il obtient renseignement imtégrai donné en toutes méthodes, sur lesquelles il peut opter, sans être assujéti au système de tel sophiste»

Dans cette éducation la marche est directe, l'en*fimt va droit au but, k l'industrie* L*étude est solli* citée par l'enbnt pour emploi industriel, pour lavo«> riser les travaux où il trouva son bonheur. Hors de cette application, l'étude est toujours un ennui pour Tenfant, sous quelque forme qu'on la lui présente; et nos méthodes ont l'inconvénient de ne savoir pas la présenter. Les élèves de nos meilleure» écoles sont fatigués de 1 étude , et ne s*y liyr ent qu'avee dégoût ; les maîtres sont aussi ennuyés de donner l'enseignement que les.enfians de le reoevoir ; le salaire est Tonique mobili des instituteurs, ils ignorent tottt-à*fait l'attraction réciproque ou double aftnilé du maitre et de l'élève, pour eux pérBonneUement, et pour l'objet enseigné.

Aujourd'hui chaque maltte , chaque pensîoimat

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préiendeBl avoir inrenté des méthodes neu'* Telles , et ce qu*il y a de certain c'est qu'aocane n*approGhé du bat qui est Tapplîcation à l'indus- Irie, et TattraotioU réciproque , telles que je viens de les eipliquer.

On ii*a guères vu dans Féduoation moderne qu'une idée neuve , c'est Vensei^^eraent mutuel , méthode eseentîelle de l'harmonie où un professeur exerçant par attraMion ne pourrait pas abonder à soigner un cent d*élèves ; a peine en admet-il aux leçons par* tîculières, 7, 8, 9, dont quelques-uns transmettent la science k pareil nombre, et ainsi de suite.

On assure que ce mode est renouvelé des Grecs de qui on reproduit tant d*idées qu'un nous donne pour neuves. ( Vojex Touvrage de ddtihs sur les découvertes attribuées aux modernes, ouvrage peu répandu 9 parce qu'il fourmille de vérités fâcheuses pour Torgueil et le plagiat. Il démontre que le génie moderne est, dans tons ses détails, une réminiscence des ébauches de Técole grecque à qui les moyens manquaient pour approfondir les sciences dentelle avait su découvrir tous les germes , notamment la théorie de Newton sur l'attraction, entrevue par Py-» thagore.)

Une école civilisée ayant à peine parmi ses élèves un dixième de passionnés , désireux de la science , l'enseignement mutuel n'y est praticable qu'en ébanohe, parce qa'on ne peut pas classer la troupe en plusieurs échelles d'étudians, passionnés chacun

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dans lear âegré, tant pour rëlude que pour la transmission.

Les antagonistes de cette înnoyation la dépeignent comme plagiat sur Tëcole de Pythagore; à supposer que ce soit TouTrage des modernes, c'est encore uo sujet de honte pour eux ; il faut donc 8000 ans pour pénétrer le moindre mystère de la nature, un procédé dont elle suggère l'idée à tout maître un peu surchargé d*écoliers ; et à peine ce procédé est-il mis en scène qu'il cause quadruple scandale : Il est dénigré commme inutile et dangereux. Il est ravalé comme réchauffe de l'antiquité , Il devient un levier de l'esprit de parti, Il est l'objet d'un plagiat sur l'école lancastrienne. Que de malfaisance dans les esprits civiliséa ! que de lenteurs dans leurs inventions , que de scandale dans l'emploi qu'ils en font ! quel chaos d'impéritie et de vices dans cette gasconne société qui Tante son progrès vers la perfectibilité ! si elle connaissait les lois du mouvement social , elle saurait qu'en éducation comme en tout, il faut d'abord conduire Vhomme au premier but de Tattraction, au luxe in» terne et externe , ( santé et richesse ; ) or la classe qui reçoit le plus d'éducation est la plus ennemie du travail actif en culture et manufacture , c'est aussi la moins robuste : elle manque donc les % voies de luxe, richesse interne ou santé, et richesse externe qui ne peut provenir que du travail productif. Dès- ^ lors les systèmes d'éducation civilisée sont tous

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auMi faux les uni qao let autres : qnelqaes légères différ«Dces n*empéchent pasqae toas ne tombent dans les fautes capitales que je Tiens d'ënumérer.

La 8* notice qui traite des 4 genres d*aecords in« tentionnels, présente un contraste surprenant du mécanisme faarmonien au mécanisme civilisé. Geloi-ci qui aurait grand besoin d accords intentionnels pour çontre-poids aux discordes qu'il engendre, ne produit aacan de ces accords ; tandis qae lliarmonie crée ces accords à profusion, quoiqu'elle n'en ait pas besoin ayant d'autres moyens suffisans pour concilier les prétentions ambitieuses.

Là nature ici semble inconséquente au premier ooup d*<Bil ; die prive de ressorts une société qui en a besoin^ elle les prodigue a celle qui peut s'en passer : est-ce une distribution vicieuse ? non , elle est fort juste selon la règle du mouvement composé ou dualisé , chap, XXXI ; on y a vu que l'homme est fait pour le double bonheur ou le double malheur , et non pour le simple : c'est en parti Tigno* rance de cette règle qui a jeté les philosophes dans l'athéisme : on incline à suspecter Dieu , quand ou ne connaît pas la cause de cette loi de mouvement composé ; la voici :

Dieu ayant créé les passions pour l'état sociétaire qui durera sept fois plus que le chaos social , et ayant donné à Tordre sociétaire la propriété de bonbeur composé, miracles redoublés, chap. XXXI « l'ordre civilisé qui est le jeu subversif des passions

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doit opérer à eontre-seiifl ; les resiorU, les 12 passionil ëlant les mêmes dans l'un et Vaalre état, ils ne penront manquer de produire un effet double en bien ou en mal. Si le malheur des civilisés n*ëtait que simple, il s'ensuivrait que le bonheur des liar* moniens ne serait que simple ; or il serait (acheux que pour favoriser les temps malheureux, Dieu eût rédimë le bonheur des temps heureux qiii dureront sept fois davantage.

D'ailleurs plus nos misères sont cumulées dans Tëlat civilisé , mieux le génie est avisé de son éga« rement et stimulé à chercher Tissue du labyrinthe. Si le malheur et Tinjostice n'y étaient que médiocres et simples , on pourrait croire <^ue cet ordre civilisé , est réellement perfectible , comme le persuadent les sophistes pour se dispenser d*en inventer un meilleur. Nous avons à nous préserver de cette erreur, et pour nous la faire apercevoir, il est utile que le malheur composé ou double mal soit le fruit constant de toutes nos reformes philosophiques.

En lisant le chap. XXIX, on a dû revenir des préventions civilisées contre le genre ambigu qui tient place dans les passions et caractères , comme dans les produits de tous règnes. On l'a méprisé de tout temps, on n*a dressé aucun tableau des ambigus; et dernièrement un écrivain passant d*un extrême k Tautre, a voulu faire de l'ambigu un règne à paK sous le nom de psychodiaire ; c'est une erreur, l'am* bigu n'est pas règne spécial , mais, lien de tous les

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règnes ; de même qne les transitions ne sont pas branche particulière d'un écrit , mais lien des diverses parties.

Une autre erreur où tombent les beaux esprits, est de ravaler le genre . trivial , comme Tarabigu, et vouloir qu*on exclue des calculs de raouve* ment la partie triviale qu'ils accusent de n*èlre pas à la hauteur de la philosophie. Disons plus exacte* ment, que la philosophie n*est point. à la hauteur du mouvement ; elle ignore la règle du contact des ea^irémes , selon laquelle un système de preuves en mécanique des passions , doit passer des effets les plus sublimes aux plus triviaux.

En théorie de mouvement il faut, non pas des fleurs académiques, mais de la justesse mathématique et de Fintégralité. Or la preuve n'est complète , intégrale, qu'autant quelle s'applique aux deux extré* mes et par suite aux degrés intermédiaires. Exclure le trivial , c'est raisonner comme un chirurgien qui ne Tondrait pas opérer sur certaines parties du corps parce qu'elles sont triviales, ou comme un chimiste qui refuserait d*analyser les substances triviales. Il faut se garder de cette erreur des critiques pari* siens, qui m'ont blâmé de mettre en scène, quand il kfaut, lambigu et le trivial, selon la loi de contact des extrêmes : si j'avais exclu de mes recherches œs deux genres, je n'aurais déterminé ni la corporation du vestalat , ni celle des petites hordes qui sont les deux ressorts les plus puissans en éducation

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naturelle, quoique leurs eiufilob Uetinenl à l'anbi* gu et au trivial*

Les littérateurs civilises tombent eu déraison sur tout ce qui toudie aux questions de mouremeot ; ils n'ont sur ce sujet aucun principe fixe , auoune direction raisonnée ; et comme le dit fort bien TÉ» vangile , os joiif 4le9 aoeugïea qui eanduiêeni deâ aeenghs. (St. Mati. Ghap. XV). Si on en doigtait « il suffirait pour s en conraincre , de la versatilité de leurs doctrines qui, après avoir précbë de tout temps le mépris des richesses , nons excitent aujonrdliui â Tamour du trafic.

Un journal , (Gazette de France ) a dénoncé avec raison la dépravation de la morale dont il dit : « elle » s'est bien humanisée ; douce , complaisante, elle » ne nous ensieigne plus à combattre, mais à céder. » Ce serait bien le vœu de la nature qui reut que nous cédions à Tattractton , pourvu que ce bonheilr s'é* tende à tous, dans un régime social otà chacun ait la faculté de se livrer k rattraction , et où ImU mtii Hé, selon le principe des philosophes qui enseignent que tout est lié dans le système de la nature et doit être lié de même dans le système social.

Pour opérer ce lien , il faut que le peuple parti* cipe aux jouissances , qu ellea ne soient pas iimit^ à la classe riche: or que veut le peuple? il tient avant tout à la nourriture , à la bonne chère : j'ai prouvé , que le monarque même ne peut pas être bien servi si le peuple ne l'est pas; il fallait dotic

décoaYrir un ordre indatCrîel, ( Séries passionnées), qui assnràt ce genre de bien-être à tontes les classes en proportion de leurs moyens pécuniaires ; nn ordre qai établit le lien recommandé par la phiio<>' Sophie , et qui l'appliquât d'abord aux subsistances dn peuple , d*où on Vaurait étendu au régime des subsistances générales du globe, (voyez le Traité de TAssociation domestique-dgricole ) > en y organisant le système lié et le mode composé qui sont la nature de^l'homme. (Ghap* XXXI )•

Au lieu de proposer ces grands problèmes, nos moralistes professent le mépris du peuple et Tinsou* ciance pour ses besoins , pour les fourberies Qom* merciales dont il est TÎctime. Ils ne songent qu'à s'introduire dans les salons de la finance ; le yeau d'or enchaîne à son char tout le monde savant ; nos philosophes dédaignent la gargotte morale , le brouet noir des Spartiates , les raves de Gurios I>en« tatus et les ragoûts à Teau de la citoyenne Phoeion; habitués maintenant aux volailles truffées des publioains , ils oublient que le peuple souffre , et qu'il faut pour le faire participer au bien-être, un système ou tout êoit Hé y où le bonheur s'étende jusqu'aux dernières classes populaires.

J'ai observé cette règle de lien général dans les relations décrites aux sections III et IV ; j'y ai tou« jours fait marcher de front le beau et le bon , tous deux y sont liés sans cesse ; je n'y ai pas négligé les fleurs pour les pommes de terre , comme aux beaux

dé NOUVBAU MMDE

joui^ de 178d, OÙ Ton pkiitoit inoralenieiit dm pommet do terre au jardia d^s Tuileries; je n'y al , pas non ploa néfiï^é lea pommés de terre pour les ûeufê , Oomme le font aojourdliai nos perfectibîU- •enrs qnî , soas prétexte de s'âever à la hauteur de la philosophie, veulent proscrire certaines fonctions qu'ils disent triviales , et dont Tobsence fait arorter les fonctions nobles ; aussi voit-on les Parisiens aussi îgnorans sur le beau que sur le bon : leurs parterres tout remplis de pissenlits arborescens , sont aussi mal tenus que leurs pota^fers ; vandales sur la eultore^ des fleurs qu ils détruisent en automne quand elles pourraient durer encore un mois , (surtout le souci), ils sont également vandales sur le soin des pommes de terre que la philosophie juge au-dessous de sa dignité. Ainsi tout est lié ; si on échoue sur le beau , on échouera sur le bon : c'est un éouell inévitable hors des Séries passionnées.

En conséquence il faudra refaire l'éducation sar le beau comme sur le bon : la morale vent n'occuper les femmes que du pot au feu ; il faudra les habituer à Tappréciation des fleurs qu'elles ne con-* naissent point ; elles ne font cas que des roses , et leurs maris n'estiment que les choux ; de là vient que pour faire l'éducation harmonienne des pères et mères engagés dans la première phalange, il fisudra employer les champs des fleurs concurremment aveo la gatironomie élevée au mode «Asraoso* rnQVB Motivons cette préférence.

Qtuilet iont les branolMs de oulture sur iMquellet lawphâlftiige d'essai pourra opérer 7 II en esl ne«f^ Grande caltore, grains, vignes, Fleurs et serres , Bestiaax ,

Vergers , Colombiers ,

Jardins , Viviers et chasses ,

Forèla,

Cuisines et coneerve.

La plupart de ces branckes ne fovmiroiit que peu ou point d'intrigues industrielles dans le débat t on ne pourra pas encore s'uoeuper des forâts ; les Tvrgers seront sans intérêt , a moins de transplantation indîqnée au devis ; lo grand bétail occupe trop de temps pour une pluilango peu experte et qui doit créer promplement des intrigues actives ; la grande cwltnw , graminées et vignes , aura le même inconvénîettt ; les viviers seront probablement réduits à pfu de chose; les fleurs et serres fourniront quelques amorces , mab le &rt de Tattraetion ne pourm porter que sur les jardins et les colombiers , deux •hjets qui se lient intimement avec le travail de ouîsîee et oonserve t les 8 branches réunies tiennent â le 0astro«omie ; on ne pourra doue les intriguer ▼tvainenl et pvonptement que par application des intrigues gastronomiques.

Je n'avais pas autant approfondi ce sujet , lorsqiif j'écrivis le traité de 18âi : par déférence pour les pf^ugés de trtvialité, j*insiatai trop peu sur la nécessité de la gastrononûe, ressort le ^us efficace

M NOUTBAU MOUDS

aa débat : je craignais qaa oetle branche de Uiéorie ne parut manquer de grayitë , et je ne la produisais qtt*étayëe de calculs très-rigoureux , comme ceux de l'article du Traité de l'Association domestiqueagricole.

Aujourd'hui^ après six ans d'obsenrations qui ont mûri d'autant la théorie , j'insiste sur la nécessité de spéculer principalement sur la gastronomie appliquée aux travaux culinaires et agricoles ; c*est le plus sûr moyen de faire éclore en peu de temps les attractions industrielles*

il faudra surtout désabuser les femmes toutes prévenues contre cette passion , les façonner à l'amour de la table par les repas de corps et de fiintaisie alternés , par les mélanges de sexes et les serviteurs aimables; une réunion de 10 à IS hommes entre en gaité si elle voit le service dn.diné fiait par 3 ou 8 jolies filles ; le repas sera beaucoup moins gai si on le fait sefvir par 3 ou 8 béates.

11 faudra , dans la phalange d'essai , ménager de même aux tables de femmes un service de beaux jeunes gens , ce sera un moyen de plus pour rame* ner le sexe aux raffinemens gastronomiqpies« Je parlerai des antiennes , qui sont un moyen très-puissant (9* notice); d'ailleurs la table plaira aux fiemmes par le choix de compagnies passionnément assorties au moyen des négociations faites jour par jour à la bourse. Les femmes n'auront plus l'ennui d*nn comité maie , qui à table ne les entretient que de la •

ININJSTBIBt. 97

charte, da budget, du trois pour cent, des élections, du commerce et autres pesanteurs assoramantes pour elles. Qaant aux hommes et aux enfans, on ne sera pas en peine de les passionner promptément pour la gastronomie appliquée.

Il est encore de nombreux ressorts d'attraction industrielle, qui influeront puissamment sur les femmes et les enfans ; tels seront , à la cuUure, les champs de fleurs cultÎTées sous tente mobile , pour la parfumerie , et pour les graines ; aux aie" Uerêj une chance très^propre à passionner les fem* mes, sera celle du travail de faveur, de bien- Teillance , de courtoisie , tel que celui de Céliante pour Bastion ; la faculté assurée â chaque femme, de trayailler pour tel jeune homme , en passionnera bon nombre pour les fonctions qu'elles dédaigneraient sans cette amorce, et dont Tamour leur donnera le goût , l'initia tire , pas le plus difficile à franchir.

Une conclusion à tirer des tableaux contenus dans les sections III et lY , c'est que plus le sexe mâle donne de liberté aux deux autres sexes , femmes et . enfans , plus il est riche et heureux. On a tu qu'en harmonie un père est délivré du fardeau dispendieui^ nommé ménage , entretien de femme et enfans , frais d'éducation , de placement , dotation , etc. ; tout le monde, est placé dans sa phalange même, à la pntture , aux fabriques , aux sciences , aux arts , dont il tire d'amples bénéfices : le père n'a d'antre

SA NOVVBiltO HO?n>B

tâche que de féliciter se» enfans , sans dëpenser une obole pour eui. Le prodoit ^ estimé aujourd'hui

enfant 1 , enfant 7.

mère i , devient mère 9« Diffëretiee de 7 à M«

père 5, père 12.

Te) sera le fruit de la vraie liberté fondée sur Tessor de raitraction. Les résultats en richesse et bonheur seront plus brillans encore , quand on ponrra, au bout d^on demi-siècle, or^^niser l'amour et Ja paternité libres.

Entravé sar ce deux passions, l'état sociétaire ne sera^ point entravé sur i*ambition , qui nous partit lA plus indoitiptable de toutes ; on verra en 5* section qu'elle est la plus flexible , et que rien n'est ^i aisé que de concilier César et Pompée, Bonaparte et Louis XVIIl. C'est un problème qui doit répandre de Tintérèt sur la 5** section, à laquelle^ noue allons pfféser, et qui enseignera fart d'établir d'autant plus de justice et d'hirmonie sociale, que les ambi* fions fieront plus insatiables de grandeurs et de riebessè^. Le problème petit sembler gigantesque atit yeut des philosopheâ , il n'est qti*an jen d'enfami pour qui conrtatt Is théorie du Mécanisme iMaire des passionfe.

J'ai irtoh Un préalable bien «lile qn'il eftf eoftvenu de pliieer avaftt le procédé de répâr^imi ; c*eM le ciilcul dès ralKemens passiotifiels ou accords

UCBUSTWSL. W

des sme antipathies sociales. J'ai expliqué un de ces ralliemens , en traitant de la domesticité pas* sionnée. J'ai préludé pur quelques autres, on peut donc renvoyer l'ensemble du sujet a la 9* notice, et passer dès à présent au raécauisme de répartition, que le lecteur se lasserait d'attendre.

100 IfOVVBAIT MONDE

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