NOUVEAU MOHDB
laisser à Dieu l'empire da ciel, et s'emparer de edui
de la terre; prétention bien effirayante pour des
Français , qui n'osent pas oonToiler une proviace
françaue placée à sept marches de leur capitale;
(Liège de langage et de circonscription française. }
L'intention de monarchie unÎTerselle, décelée par cette médaille, est ce qu'il y a en de plus sensé
dans les vues de Bonaparte. Chaque harmonien, femme ou homme , sera élevé dès l'enfance à ambitionner l'empire du monde ; on regardera oomme pauvre sujet , eunuqae politique, celui ou celle qui inclinera à se contenter d'une souveraineté subalterne comme le trône de France.
La thèse peut sembler bizarre au premier 001^ d'œil ; son examen va nous servir à expliquer l'un des beaux ralliemens d'ambition que j'ai annoncé en disant : Rien n'est pim meé que ie eenmtier César et Pompée* On y réussira par la variété et la multiplicité des sceptres qui ouvriront à chacun une carrière adaptée à s<m génie. César et Pompée régneront tous deux peut^tre aufiième lieu, mais dans des emplois différons , et en degrés différeas. Voyez sur les emplois ou titres monaroâux la note (1)*
(1) Les sceptres, en harmonie, sont de 16 espèces ou dtres, formant 16 emplois différenciés par autant de trônes : le litre d'hérédité, le titre d'adoption, le titre de favoritisme, le titre de vestalat, le titre de sibyl ou d'éducation , le titre de roitelet ou d'enfence, etc. , etc.
imWSTEIEL. 143
Ces sceptres , en tous litres et en tons degrés , seront une chance ouyerte a tout homme ou ferame, sans en excepter le titre héréditaire , comme celui des monarqHes ciTilisës^ et le titre ndopiiff dont nos aotiiToraini n'ont pas la Acuité d'user, privation qui
Dans chacun de ces emplois on titres, on distingue 15 degrés ou éeheloiu , occupés par une échelle de souverains , dont le plus éltevé régit le globe entier; le moins élevé ne régit qu*nne phalange; et les 11 degrés intermédiaires ont des régies d*étendue progressive, depuis une phalange seule jusqu^à la totalité du globe; de sorte que dans le degré 1 borné à la régie dVine phalange, il y aura 500,000 couples de titulaires «n début de Tbarmonie, puisqu'il y aura 500^000 phalanges ; et chacun des sceptres assignera aux femmes des fonctions distinctes, au lieu de les réduire comme aujourd'hui à une souveraineté nominale, honoraire et sans fonctions.
Dans cette échelle d'emplois et degrés d'emplois, il sera bien facile de concilier des rivaux tels que César et Pompée, car IVin peut être élo en titre de fovori, IViutre en titre d'artiste, etc.) etc. : ils sont d'un génie trop différent pour courir la même carrière. Enfin l'un peut régner en titre électif, l'autre en titre héréditaire. Tous deux (et tous quatre, s'ils sont quatre rivaux ) pourront régner dans Rome,
soîl en mêmes titres et en divers degrés , 1er, 2e, 3e, etc. ; aoii en mêmes degrés et en divers titres.
Les écIaircisseMeiM sur ce sujet exigeraient an moins une douxaine de tableaux sur les degrés , ks titres , les variantw, les croisemens et autres chances qui satisfont tous les caractères et toutes les prétentions : ce n'est pas dans un abrégé qu'il convient de s'engager en pareil détail. Voyez le Traité de rAstocîation domestique-agricole.
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les rend souvent très-malheureux ; c'est le tourment de leur yieillesse.
Le souverain et la souveraine en titre hërëdîtaire devant choisir un ^niteur ou une génitrice dans chaque division territoriale de leur domaine, à tour de rôle, chaque harmonien peut espérer que ce choix tombera sur lui ; ou s'il est âgé , sur Tnn de ses fils ou petits-fils. D'autre part, tout monarque héréditaire ayant la faculté d*élîre un successeur partiel, à son choix, pour succéder à certaines i)ranches de la souveraineté, chaque harmonien peut encore prétendre à cette dignité «idoptive, moyennant laquelle ni le prince ni les citoyens ne sont lésés comme en civilisation , où les citoyens ne peuvent pas prétendre au trône par alliance, tandis que le monarque ne peut pas transmettre à qui lui plait , son sceptre ou partie de ses fonctions monarcales.
Mais où puiser les trésors nécessaires à psiyer tant de têtes couronnées? J'ai dit à ce sujet, qu'on ne paie pas les degrés 1, 2, 8, 4, 5, de chaque titre, sauf les frais de localité ; le traitement ne s'étend qu'aux degrés 6, 7, 8, 9, 10, 11, Id , et X pivotai, qui sont peu coûteux par leur petit nombre, car le n® 6 régissant environ 500 phalanges, est IM)0 fois moins nombreux que le n« 1. L'économie va croissant sur le n<> 7, qui régit environ 1700 phalanges^ le n» 8 environ 7000, le n» 9 environ 20000, le 10, 88000 ; le 1 1 , 250000. On n'aura au début point de
INOCSTaiEL. 146
manârqvesen IS* degré qui régirait environ 1000000 de phalanges; il n'en existera que 500000. On éta* Mira donc un couple seulement en degré 11,3 couples en degré IQ , puis là couples en degré 9, et ainsi de suite en chacun des 16 titres. Cetle échelle s*éièyera aux degrés là et >< , lorsque la population du globe sera portée avec le temps au complet de ë milliards.
Le traitement monarcal se compose d^une somme préieTée sur toutes les phalanges a l'époque do Tinventaire , avant répartition , et sans déboursé dé lo part du peuple qui tient fortement à cet impôt ; il j troQTe une chance de loterie perpétuelle et coups de fortune, presque sans avoir mis au jeu , car cet impAt frappe sur les capitaux dont le peuple ne possède qu'une faible part, et sur le lot de talent, qui est l'apanage de la vieillesse plus riche que la jeunesse*
Grâce à la perspective de ces souverainetés, presque toutes éligibles , un jeune homme , une jeune 6lle peuvent se flatter de devenir monarques du globe, élus de 1*' degré (omniarques); un père augure aisément que ^ses enfans obtiendront cette dignité en quelque titre et en quelque degré, sinon en omniarcat , au moins en 2* degré qui règne sur on tiers du globe, ou en S* degré qui règne sur un douzième. D'ailleurs il est tant de sortes et degrés de sceptres à obtenir , qn'on peut raisonnablement nourrir des espérances. Telle jeune fille peut avoir
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des sceptres a titre de roitelette, dès l'Age de donse ans. ensuite des sceptres de vestale, àl6, 17,18 ans; puis des sceptres de faqniresse à 20 ou 25 ana, ensuite des sceptres d'armée, de haute paladiae, d'hyper-fëe ; puis des sceptres en titres de scîeooea et d'arts. Il en est même une espèce, le titre de CABACTtai, qui est donne par la natare (yo3pes cbap. S7 ), et qui échoira nécessairement à ceux qu'elle aura doués du degré spécial de caractère. Chacun peut donc , sans trop d'illusion , se per« suader que lui ou ses enfans atteindront i quel* qu'une des couronnes supérieures. Tel qui n'a pas le talent de devenir le plus grand poèfe on le plus grand peintre , peut espérer que son fils y parrien-dra, et obtiendra les trônes attachés à ce rôle, sc^tres qui ne sont qu'annuels ou biennaux, afin qu'on puisse en gratifier successivement tons ceux qui en sont dignes.
Dans un tel ordre, chacun pouvant à tout instant eompler sur d'agréables surprises , comme de voir son enfant, son ami, promu à un trône de hante importance, il conviendra de désirer beaucoup, d'ambitionner les sceptres du monde et non pas un trône de moyen ordre comme oelni de France. Noos raiU lerions celui qui ambitionnerait de devenir un poète médiocre , un peintre médiocre ; l'artiste doit et devra aspirer au l*'rôle et par conséquent au trône du monde , lorsque diverses couronnes en tous de* grés seront le prix des arts et des sciences. Il suit de
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là que ceux qui ont ambitionné l'empire du monde, comme Alexandre, César, tk>naparte , ont été les plus rapprochés de la nature. Ce ne sont pas nos passions qu*il faut critiquer, mais la civilisation quî ne leur ouvre aucune carrière, surtout en ambition; un homme aujourd'hui ne peut pas. s*élever au-des- 80S du rang de ministre amovible; encore en voit-on «sent y échouer pour un qui y réussit : quelle pau- Treté en chances laissées aux ambitieux I
Une autre branche mai à propos critiquée dans l'ambition populaire, est celle des coups de fortune par loterie ou incidens romanesques. Le peuple est destiné à ce genre de jouissance ; chaque jour un plébéien pauvre pourra, soit pour lui, soit pour ses enfans on amis , obtenir quelque rang éminent , quelque bonne fortune inespérée ; c'est une loterie où on ne peut que gagner sans y perdre, et où il survient périodiquement pour chacun, des aubaines de bonheur; par exemple : une petite fille de 1 1 à 12 ans 9 est nommée maréchale des Petites Hordes en tel empire , comprenant 3 à 4 califats comme la France, nomination d*autant plus honorable qu^elle provient du suffrage d'environ vingt millions d'enfans dont nulle intrigue ne peut capter la majorité. G*est pour elle un acheminement i la place de haute roitelette du globe , qu elle pourra obtenir Tannée suivante, par quelque action d*éclat. Le traitement quoique modique, sera déjà une haute fortune pour l'enfant ; si elle obtient à 12 ans un honoraire de 8
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francs par vingt mille phalanges dont elle est naréchalepourun an, c'est 60,000 fr.; sî à 13 anaelle est nommée haute roitelette au traitement de 1/1 franc, c'est 250^000 fr. fournis par les 600,000 pha* langes du globe , haute fortune pour un enfant pauvre.
Le peuple aime à se repuitre de ces espérances , de ces loteries de dignités pour lui et les siens. Tous ces coups de fortune étant en harmonie le prix du vrai mérite, stimuleront les pères et mères à exciter chez leurs en fans Tamour des sciences, des arts, de Tindustrie honorable, et des hauts faits en tous genres. La classe inférieure se réjouira de voir une pe* tite somme d'impôts 1/^0 du bénéfice, appliqué au traitement de ces nombreuses fonctions en souverainetés , ministères , généralats masculins , féminins et enfantins ; dignités dont les en/ans comme les pères goûtent le charme à tout âge ; une petite fille enfant est promue aux dignités dès Tàgé de 1-S ans, elle et son père en concluent qu'elle pourra , douze ans plus tard, devenir favorite du globe* ( t )
(1) Est-il probable, dira-t-on, que lea souverains consentent à la création de tant de sceptres nouveaux ? Questioa oiseuse! Toute disposition d^harmonie cet ré^^lée scion le vœu individuel et collectif des souverains et des peuples. Il faut que chacune des souverainetés ou dignités à créer aeit aussi ai^rcable au monarque héréditaire, que le sontaujour* d'hui les fouclions de ministre et de maréchal, dont il n^cst pas plus jaloux que le pouce ne Test des autres doigts qu*il ne veut pas faire couper pour assurer sa supériorité.
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Les choix, en faToritisme, ne se fondant que sur la préférence ayeagle , il faut savoir charmer une région, un empire, un césarat, le monde entier représenté dans les grandes armées et congrès d'une cin* qnantaîne d*empires* La jeune femme qui sait mettre cinquante armées à ses pieds est élue favo* rite du glohe. Tous les moyens innocens , talent , beanté, amabilité, lui sont permis; elle peut même, selon la décision de Sarghiz, mettre enjeu le fUhu tratuparent que ce casuiste tolère quand il s'agit de solliciter les juges, et gagner un procès ; il le permettra d'autant mieux lorsqu'il s'agira de captiver des armées et s'élever au trône du monde.
Quelle carrière pour les femmes aimables dont Teropire est si borné en civilisation , et de même pour les hommes distingués par l'esprit ou les talons ! quel moyen puissant de rallier le peuple aux grands et aux grandeurs dont il est aujourd'hui l'en' nemi , parce qu'il ne peut pas y participer ! Cette perspective de sceptres et de dignités , absorbera tontes les haines du peuple contrôles castes supérieures ; elle opérera un des plus beaux ralliemens en titre d'ambition ; je vais en citer un 4* le plus difficile de tous.
4^ En PATia^rrt, en affections paternelle et filiale. C'est un sujet qu'il n'est pas possible d'abréger exactement ; je ne puis que Tindiquer , en renvoyant au Traité de l'Association domestique-agricole, encore bien succinct sur ce problème.
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Décriions des faits avant de poser des principes. Il faut spéculer sur des hommes de 140 à 150 ans : l'harmonie en donnera un sur douze. On en Toit dès à présent ; dernièrement la reyue hrttonnîque a cité une cinquantaine d'individus de 140 à 180, tons d'époque assez récente. -
Ithuriel décédé à 150 ans a vu sa 7* gpénëration;en tout 120 descendans à mentionner au testament. N'ayant en premier degré qu'un fils et une fille déjà enrichis , il donne de fortes parts aux 6*^ et 7* des> cendans. S'il léguait tout à sa première génération, il exciterait les six inférieures à désirer la mort de la première. Il donne a sa lignée des 7 degrés, une échelle d'environ ISO legs , comprenant moitié de sa fortune; les deux autres quarts sont répartis entre une centaine d'adoptifs industriels qu'il a titrés dans le cours de sa vie, et une centaine d'amis et collaté- raux, y compris ses épouses qui sont riches et n'ont pas besoin de fortes hoiries.
L'héritage ainsi distribué se répartira indirectement sur la phalange entière, car il échoit à plus de 800 personnes dont chacune peut avoir dans la phalange, soit en consanguin, soit en adoptif , 5 à 6 héritiers autres que les «i^OO d'ilhuricl. Au moyen de ce ricochet , la succession se distribuera avec le temps entre les 1800 sociétaires. Et lors même qu'un huitième d'entr'eux serait excepté de cette participation , l'hoirie serait encore distribuée unitaif^ment^ puisqu'elle 9*c tendrait, par voie indirecte,
INDirSTBIBL. 151
am 7/8 qui en moavera^t sont comptés pour le tout. D'ailleurs ce 1/8 exclus participera aux héritages de quelques autres gens riches. Si donc la phalange contient 40 riches, tout pauvre les considère en masse, comme ses donateurs, car il peut es* pérer de 85 d*en(r*eux une portion dlioirîe , soit directement soit indirectement; et il devient partisan des gens riches, quand, il peut.se croire participant à Thoirie de 35 riches sur 40. G*est le point où il faut atteindre pour établir Téquilibre dans l'afFecf ton familiale, en faire une Toie de ralliement entre inégaux. Il n'y a équilibre dans une passion qu'autant qu'elle est développée de manière a contenter la masse dépopulation, collectivement et individuel* lement. Mais pour amener les relaliDns de famille à ce point, il faudra combiner avec le régime des séries, une longévité qui ne naîtra que par degrés en 7 a 8 générations. Jusque là on se bornera à des approximations de mécanisme.
La morale nous engage à nous considérer comme une grande famille de frères -. c'est uu verbiage vide de sens. Laiare, jeune homme très-pauvre , peut*il considérer comme frèi*e le riche patriarche Ithu* riel , s'il n'obtient de la grande fortune de ce patriarche aucune parcelle, ni en héritage, ni en autres prestations. Lazare peut en harmonie espérer ces avantages ; il est peut-être Tun des descendans directs ; ou des adoptifs continuateurs d*lthnrid, ou Tua des collatéraux , ou l'un des héritiers
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indireÊiê; en nttendant, LaMre 8e rencontre nrec Ithariel dans dirers groupes où ils sont collègues, et dans les repas que ce yienx magnat donne à ses groupes , à titre de doyen , Tëtëran d'une industrie où il a brillé et dont il aime i s'entretenir.
Lasare qui aujourd*hui n'obtiendrait pas hêm^ teê de la table de ce riche, deviendra en harmonie , participant à sa fortune ; il aura pour lui des senti* mens de frère, et de même pour d'autres magnats de la phalange sur qui il fondera pareille espéranoe : quant à présent , Latare peut-il ressentir quelque affection fraternelle pour des égoïstes de qui il n'a rien à attendre , ni au présent ni a l'ayenir? les philosophes nous disent que tout doit être lié dans un bon système; eh ! quel lien peurent-ils voir entre les riches et les pauvres, dans leur civilisation tonte pétrie de haines et d'égoïsme ?
Un des effets à obtenir en ralliement de paternité, est la franche affection de Théritier, le désir sincère de prolonger la carrière du donatenr. Il n'est guère en civilisation de côté plus dégoûtant que les sentimens secrets des légataires pour leurs bienfaiteurs. T/état actuel met aux prises raffecHon et /'tu- Urét*^ il est clair que les 9/10 des héritiers n'écouteront que la voix de Tintérét , et souhaiteront un prompt départ à celui dont ils attendent l'hoirie. D'antre part la civilisation habitue chaque père à oublier tout sentiment de philantropie et de charité, pour enrichir sa lignée directe , ne voir le
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monde social qâe dans cette réunion d'enfans , el souvent dans un aîné à qui Ton immole les cadets et les filles. En tout pays où les pères ne sont point réprimés par la loi, ils exposent et vendent leurs en» fans, ils les jouent aux dés , ils les mutilent par la castration, pour en Caire commerce.
Le ralliement familial doit remédier à cette double dépravation des pères et des enfans; le problème es(: d'établir entre les testateurs et les légataires , soit consanguins, soit adoptas, une affection asscM vive pour que l'héritier désire prolonger la vie du testateur qu'il est aujourd'hui si impatient de conduire au monument.
Sur ce problème , la solution est la même que celle du ralliement précédent ; une loterie de bonnes aubaines , d'héritages périodiques ; le plaisir d'hériter , si rare en civilisation , devient en harmonie aussi fréquent que le retour des 4 saisons ; en effet : quelle que soit la ]ong[évité des harmoniens, il en meurt quelques-uns chaque année , ne fut-ce qu'un centième, 18 sur 1800 ; il s'en trouvera
% de haute fortune , 4 de moyenne , 5 de basse, 6 pauvres.
Si l'hoirie se répartit, comme je l'ai dit, à 1/8 directement et à 6/8 indirectement , chacun aura dans le cours de Tannée, au moins 1 à â hoiries directes et 4 indirectes. 11 faut cette périodicité d*héritag;es, dans un ordre de choses qui doit élever à l'infini tous les plaisirs.
La soif d'héritages est entièrement calmée par
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cette diMëmination qae je Tiens de décrire ; elle habitue le jeune homme à des aubaines périodiques en lots de lignée ou d'adoption. La fréquence de ces récoltes le rend d'autant moins avide , qu'il a trèspeu de besoins en harmonie où il trouve sans dépense les plaisirs de son âf^e , la plupart lucratif pour lui : il s'habitue A considérer les héritages comme fruits successifs dont on attend patiemment les époques. On n'est goéres désireux de raisins quand on jouit de la cerise et de la fraise ; mais si on n'avait dans tout le cours de l'année qa*un seel fruit, d*ttne semaine de dorée, on aurait cinquante semaines de vive impatience. Telle est la aituation des héritiers civilisés ; elle est pire encore pour le grand nombre qui n'a aucune hoirie a espérer.
La jeunesse en harmonie n'a rien du caractère ignoble et vorace des l^alaires civilisés , réduits à souhaiter la mort du détenteur. Un harmonien recueillant chaque année quelque legs ou branche d'héritage , patiente sans peine sur les successions différées; il les envisage comme une réserve assurée, comme les bois dont on diffère la coupe afin d'en augmenter la valeur. Tel un héritier harmonien souhaite, pour son intérêt même, la longévité du testateur qui grossit le trésor ; et lorsque l'hoirie lui échoit , il peut dire , avec vérité , j'aurais désiré qu'elle fut différée ; j'aurais un ami de plus , et autant en richesse , car il conservait et grossissait ma portion dont je n'ai aucun besoin.
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Nùta. L'afflaence de dignités et fonctions publi* ques produit en harmonie même gënërosité ches tOQs les prétendans , aujourd'hui si impatiens de la mort des titulaires. Qt^and on possède une TÎngtaine de dignités, on n'est pas avide d'en obtenir une 21* an prix de la mort d'un ami ou d'un supérieur estimé.
Résumons sur le ralliement familial, objet des vœux de tous les pères ; le thème est ,
Que rétat êociéknre en donnani à <Jiaque pasiion le phiê vaete développement y {Veêêoren tous degréê, voyex le Traité de l'Association domestique agricole) es# oisuré d'en veir naUre des gages de concorde générale ^ et des ralUemens entre les classes les plus antipathiques, riches et pauvres , testateurs et héritiers , etc.
Mais pour appliquer ce principe au lien de famille, que de conditions a remplir, et dont la plupart exi« geront plus d'un siècle ; telles sont la longévité qui ne sera bien recouvrée qu'a la 8* race harmonienne , et la lignée en majorité, effet à définir.
Snr 1800 individus de la phalange , le patriarche Ithnriel est parent de la majorité : ses descendans vivans en ligne directe s'élèvent à 120 ; ses adoptifs au même nombre, total 240, formant au-delà du 8* du canton ; en y ajoutant les collatéraux de cette lignée directe qui doivent être en nombre quadruple , on a 1200 , les 2/S de la phalange en parens d'ithuriel ; sa lignée forme la aAioaiTi ; de sorte que par esprit de famille y il est forcé à désirer le Jnen
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pabUo , le bien de tonte la |iha1ange dont le tien , non parent ayec lai , se compose d'anciens amis et amies , et de leurs enfans. Ici rintérèt familial se trouve d'accord avec rintërôt pnblic dont il est sans cesse isolé en régime civilisé.
On a vu que ce 4* ralliement, cette fusion de la famille et de rétat, tient à absorber Tesprit de Camille, le disséminer, le noyer dans la masse énorme de ses rameaux , ce qui confirme le principe , que tcut raliiement (Taniipaihwa a'étabki en donnant à la passion ds souckOf les plus vastes développemens dont elle est eusoepHble,
Cette théorie , je Tavoue , devient très-aride en application au groupe de famille : elle serait excessivement gaie si on l'appliquait .au groupe d'amour dont les développemens , lorsqu'ils s'étendent k un grand nombre , au moins un millier d'acteurs, fournissent les combinaisons les plus gracieuses, les plus piquantes qui existent enjeux de passions. Malheureusement cette charmante branche de théorie ne peut pas être exposée à des .lecteurs civilisés : notre politiquesocialeesttroppygmée, trop bouffie de préjugés pour pouvoir s'initier à ce nouveau grimoire , j'ai dû, par déférence pour ses opinions , établir un ralliement d'amour sur la plus petite combinaison possible , bornée à deux personnes , quoii{ue les trois ralliemens d'amitié, d'ambition et de paternité, s'étendent aux plus nombreuses combinaisons qui sont en amour la voie des hautes harmonies.
INDOSTEIBL. 167
tlbàs quoique le rallienipnt de paternité soit one thëorie ardue , il convient de la faire entre* Toir 9 pour garantir au lecteur qu'aucune partie des calculs n'a été négligée; j'ai dû insister sur cet accord , plus exactement encore que sur les autres accords , parce que le groupe de famille est pivot du mécanisme civilise où il joue, parmi les là passions , le même rèle que JUDAS parmi les 12 apôtres; c'est de ce groupe que nait le vice radical, morcelietneni ei fausseté , c'est donc sur ce groupe qu*il faut porter la cognée, par un régime d'association propre a absorber complètement les influences de la famille dans le8> intérêts de la masse.
En terminant cet aperçu des rallîemens dont je n'ai fait qu'effleurer la théorie, observons que ce genre d'accords est de tous les phénomènes passionnels le plus propre k dissiper les préjugés d'impé* nétrabilité et de voiles d'airain , car il prouve que pour enlever le Toile , il suffisait d'oser sortir de l'ornière philosophique , de ne pas spéculer sur la plus petite réunion domestique , mais sur la plus grande possible; et y appliquer la distribution recommandée par les philosophes mêmes, lan/tkmseriêsjuHCturaquepolletf la sftaiB it lk lier; la série qui est méthode adoptée par Dieu dans toute la distributicMK des règnes , et d'où naissent les liens les plus sublimes , les ralliemens d'antipathies , les ressorts d'enthousiasme industriel et de perfection ému-
158 NOCTXAC MOrXÙE
latÎTe, lors^ja'elle est appliquée i des masses de 1800 sociétaires.
gomplébdeut.
L'équilibre de population.
Parmi les inconséquences et les étourderies de la politique moderne, il n'en est pas de plus choquante que l'oubli de statuer sur l'équilibre de population, sur la proportion du nombre de consommateurs , avec les forces productives. En yain découvrirait-on des moyens d'atteindre au -quadruple et même an centuple produit, si le genre humain était condamné à pulluler comme aujourd'hui, amonoeler toujours une masse de peuple triple et quadruple du nombre auquel on doit se fixer, pour maintenir r«isanoe graduée parmi les diverses classes.
De tout temps l'équilibre de population a été Té* cueil ou l'un des écueils de la politique cÎTtlisée. Déjà les anciens qui avaient alentour d'eux tant de régions incultes à coloniser, ne voyaient d'autre remède a l'exubérance de population que de tolérer l'exposition , le meurtre des enfans ; égoi^r le su-* perflu d esclaves , comme le faisaient les vertueux Spartiates ; ou les faire périr dans les naumachies pour l'amusement des citoyens de Rome fiers du beau nom d'hommes libres , mais fort éloi^ptés du rôle d'hommes justes.
iNDOSTttlBL* 159
Plus Tëcemment on a tu les politiques modernes âTouer leur déconvenae sur le problème de Téquilibre de population. J'ai oitë Stewart , Wallace et Malthus , seuls écri Tains dignes d'attention sur ce sujet , parce qu'ils confessent Fimpéritie de la science. Leurs sages opinions sur le cercle vicieux de la population , sont étouffées par les jongleurs économistes , qui écartent ce problème comme tant d'autres. Stewart plus loyal l'a fort bien traité dans son bypotbèse d'une ile qui , bien cultivée , pourrait nourrir dans l'aisance mille babitans inéganx en fortune ; mais , dit-il , si cette popula* tion s*élèTeà 8 et 4000, à 10 et 30,000, comment la nourrir ?
On répond qu'il faudra coloniser, envoyer des essaims ; c'est escobarder sur la question ; car si le globe entier était peuplé , porté au complet , où pourrait-on envoyer des essaims coloniaux?
Les sophistes répondent que le globe n'est pas ]»eup1é et ne le sera pas de si tôt ; c'est un des subterfuges de la secte Owen , qui promettant le bon* heur, élude le problème d'équilibre de population, et dit qu'il faudrait au moins SOO ans avant d'atteindre au PLBiif; elle se trompe, il ne faudrait que 1 50 ans ; quoi qu'il en soit, c'est lâcher pied sur un problème que d'en renvoyer la solution à 300 ans , et sans garantir qu'elle serait donnée a cette époque. D'ailleurs fallût-il 800 ans, pour porter le globe au complet , oe serait toujours une théorie très-défec*
IM NOUVBAIJ MOUDS
tueuse que celle d*un bonheur on prétendu bonheur qui au bou( de 300 ans s*ëTanouîrait par une faute de la politique sociale , par Texubëranoe de population.
Or, conime il est certain que ce iléau ne tarderait pas 300 ans, et qu il surviendrait au bout de 150 ans, dans le cas de paix universelle et abondance générale que donnera Tétat sociétaire, il faut que la théorie de ce nouvel ordre fournisse des moyens très^efficaces de prévenir Texcès de population, réduire le nombre des habitans du globe 'à la juste proportion des moyens et des besoins, k la quantité de cinq milliards environ , sans risque de voir la population s*élever à 6, 7, 8, 10, 12 milliards, exu* bérance qui serait inévitable dans le cas où le globe entier organiserait le régime civilisé.
En tablant sur cinq milliards d*habitana riche» et heureux, je suppose une restauration de température qui dégagerait le pôle arctique de ses glaces ; à défaut le globe ne pourrait pas nourrir dans Topulence plus de trois milliards d*habilans. Quels seront les moyens de dégager et féconder ce pôle? Je me réserve de les faire connaître quand on le voudra sérieusement. ( J*y ai préludé dans le Traité de l'Association domestique-agricole ; note A }. Sans nous engager dans ces détails, tenons-nous au fond de la question , au problème de maintenir dans la haute aisance, dans Fétat de richesse progressive et de ntmimum garanti, une masse d'habitans, en la pré*
INDOSTAIBL. ' 161
serrant d« Texcès de population qui est Ton des écueils du système civilisé.
Ce moyen reposant en partie sur les coûtâmes do libre amour qui ne commenceront à s'établir que dans une soixantaine d'années ; après Textinction totale de la race ciTÎIisée, il n'y a pas d'incouTénient à en donner connaissance; d'autant mieux qu'on n'en sentira le besoin qu'au bout de œnt ans , lorS'» qne le globe approchera du complet ; provisoire* ment il faut prouver que la théorie sociétaire n'est en défaut ni sur oe point ni sur aucun autre ; et qu'elle ne doit pas être confondue avec celles qui esquivent de prime abord les problèmes les plus imiportans, population équilibrée, minimum décent, etc.
La nature dans l'état sociétaire oppose quatre dignes à l'excès de population ; ce sont :