La vigueur des femmes, S* Les mœurs phanér
rogames,
2. Le régime gastrosophique, 4. L'exercice intégral. 1** Zai vigueur : nous en voyons déjà les influences parmi les femmes de la ville ; sur -4 stériles , il en est 3 robustes , tandis que les femmes délicates sont d'une fécondité outrée et fâche use« Les stériles sont d'ordinaire celles qu'on aurait crues les plus aptes à procréer. On va répliquer qu'à la campagne les femmes robustes ne sont point stériles $ je le sais, c'est une preuve de plus pour la méthode naturelle qui doit opérer par enchatnemeni de$ 4
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moyenê cambinémeni appUquéêf et non pas par emploi isolé d'aucun des quatre.
2^ Le régime gattrowpkique : d*où vient cette différence de fécondité en faveur des paysannes robustes? C*est l'effet de la vie sobre, de la nourriture grossière bornée aux végétaux. Les citadines ont des aliroens délicats, c'est un moyen de stérilité qui deviendra bien plus puissant dans rbanuonie où chacun est gastronome raffiné* Q|èslors en combinant Textréme vigueur des dames harmoniennes avec la chère délicate dont elles jouiront, Ton aara déjà deux moyens d'acheminement à la stérilité. (Je passe brièvement sur les objections dont l'examen remplirait un article plus long que celui-ci ; on doit se rappeler que c'est ici un abrégé).
3<^ Les mcBurs phanérogamei. Le libre amour , la pluralité d'amans, est évidemment un obstacle à la fécondité : on en voit la preuve chez les courtisanes qui sont bien rarement fécondes , il en est à peine nli dixième qui procrée , tandis qu'une fille ou femme fidèle est trop facile à la conception. Or les harmoniens auront, ( au bout d'un aiècle seulement ), beaucoup de femmes adonnées à la {pluralité dliommes, par vertu corporative et utile à la société : les Bacchantes , Bayadère», Faqutresses, et autres corporations chargées du service des armées et des caravenserais, seront nécessairement phanérogames, ce sera de leur part un acte de dévoûment dont l'état recueillera de grands avantages. Ce
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genre de mœors par son extension aux deux tiers des femmes, sera un S* et très-puissant moyen de siéniitë.
4* L'exercice intégral distribue sur tontes les facultés eorporelles, au moyen de séances courtes et alternats de fonctions. Lon n'a jamais obseryé les e£Eets qne produit sur la puberté et la fécondité une différence d'exercice corporel : les contrastes sur ce point sont frappans : nous voyons les villageois atteindre à la puberté bien plus tard que les citadins ou les enfans de riches campagnards ; la fécondité est de même subordonnée à ces influences de gymnastique. Si l'exercice corporel est intégral y étendu à toutes les parties du corps alterna tirement et proportionnément, les parties génitales sont développées plus tard , on en voit la preuve cbex les enfans des princes qui sont mariés a 14 ans, tandis qoe les jeunes villageois ne sont souvent pas nubiles à 16 ans. Ce retard provient de la différence en exercices corporels et spirituels , qui s'opèrent a <x>ntre-8ens chez les deux classes. (On ne peut pas attribuer au genre d'alimens cette précoce nubilité des princes, car ils sont très-sobrement servis)*
I^s enfans de haut parage étant tout aux exercices de l'esprit et peu à ceux du corps, il en résuite que lears facultés matérielles et vitales très-eiigorgées , font éruption de bonne heure sur les parties sexuelles , et font éclore la puberté bien avant le (enqps* On verra en harmonie l'effet contraire ; les
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liaruiOQtens atteindront à la puberté plus tard que les paysans civilisés, parce que rexercice continu et alternatif de tous leurs membres absorbera long* temps les sucs vitaux, et retardera Tinstant où par surabondance et défaut d'absorption , ils font survenir la puberté avant le terme voulu par la nature. Des enfans élevés en harmonie ne seront pas pubères avant 16 ans pour les hommes , et 15 pour les femmes ; et le délai , au bout de trois siècles , sera porté a 18 et 17 ans, même en sone torride,
L*inQuenoe de la gymnastique intégrale sera la même sur la fécondité qu elle entravera fortement, Â tel point qu'une femme harmoaienae , pour se disposer à la fécondité , devra se préparer par un régime calme et diététique observé pendant S mois, afin que le sucs moins absorbés par /'««ercm iniégral, par le mouvement industriel de toutes les parties du corps , se portent sur la partie sexuelle. Cette partie les attire fortement aujourd'hui» chez la classe des citadins riches , où elle n'est pas contrebalancée par intervention de toutes les autres parties du corps , alternativement employées au travail actif.
Lorsqu'on saura employer comhiftémet^ les quatre moyens exposés ci-dessus , les chances de fécondité et stérilité tourneront à coatre^sens du mode actuel , c est-à-dire qu'au lieu d'excès en population , l'on n'aura à redouter que le éàfieU ; et on prendra des mesures pour exciter celle fécondité ,
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qae tout homme prodent redoute anjourd'huî. L'homme sensé veut n'avoir qa*an petit nombre d*enfans, afin de leur assurer la fortune, sans laquelle il n'est point de bonheur ; Thomme sans raison et toat charnel procrée des enfans par dousaine, comme Fbtb-Au-, schah de Perse, en s'excuaant sar ce que ti'eH Dimt qui ie$ envoie , et qu'il n'y m jamaû trop éThonnêteê genê. Dieu yent au contraire en limiter le nombre en proportion des moyens de sabeistanoes ; et Thomme social se ravale au niveau des insectes ,' quand il crée des fourmilières d'enfans , qui seront réduits à se dévorer entre enz par excès dénombre; ils ne se mangeront pas corfiorel* lement comme les insectes , les poissons , les bêtes féroces; mais ils se dévoreront politiquement par les rapines , les guerres et les perfidies de civilisation perfectible.
A quoi bon cet excès de population , quand il est avéré que Tordre civilisé , quelque populeux quil soit, ne parvient jamais à cultiver son territoire 7 En France plus d'un tiers des terres est en friche ; en Chine ou trouve de vastes déserts à 4 lieues de Pékin ; et je gagerais qu*on en trouve beaucoup en Irlande, pays le plus populacier de l'Europe. (Je ne dis pas populeuse ; la Flandre est populeuse , Tir* lande est populacière).
Lorsque des hommes bien pensans , oomme le Suédois Herrenschwand , se sont élevés contre le double fléau de rexubérance numérique et de Tin*
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digenco, lorsqu'ils ont prétendu qa on avait inanqaë en politique toutes les voies d'amélioration « Ton a étouffé leurs voix, on les a accusés de détneiioe; leurs philippiques avaient un côté iaible, c'était de dénoncer le mal ^ avant d*eii avoir découvert le remède ; les obscorans nommés pbiknophes ont répondu qu'il fallait s'étourdir sur des maux inséparables de la civilisation perfectible ; aussi Tindigence n'a-t-elle cessé de s'accroître, même en^Angle* terre, malgré l'excès d'industrie, et la taxe annuelle de deux cent millions pour les pauvres. Confuse de ces résultats , la philosophie se retranche dans l'odieux principe qu'il faut beaucoup de pauvres pour quil y ait quelques riches. On a vu , par l'exposé du mocanrsme d'harmonie, quel cas mérite cette opinion, ainsi que tous nos aphorismes politiques dont on rougira bientôt , notamment de ceux qui excitent à amonceler des fourmilières de populace , avant d'avoir pourvu à leur assurer un minimum décent.
J'ai dissipé, dans cette 9" notice, les préjugés qni traitent de vision l'idée d'équilibre en passions ; j'ai prouvé que cet équilibre doit se fonder sur les vastes développemens et non sur l'engoii^ement ; que les penchans réputés les plus vicieux, tels que les goûts de domination universelle , bénéfice de loterie on fortune subite, convoitise d'hoiries, et tant d*aatres pcncbans qui ne poussent aujourd'hui qu'à tous les vices , deviennent des sources de vertus dans
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ïétMi sociëtnire. C'en est asseï pour confondre cet esprits forts qui prétendent que le roouyenfentet les passîoBS sont l'effet du hasard , et que Dieu aToit besoin des lumièreé de Platon et Sënèque.ponr apprendre à crëer les mondes , et diriger les pas* •ions à rhariBonie.