‹ Le nouveau monde industriel (volume 2)Chapitre 88 sur 120 · PREMIER POINT · texte numérisé non relu

PREMIER POINT

Erreurs en interpréuaùm deê Saintes Éeritnres.

« Heureux les pauvres d*esprit, car le royaume des cieux est à eux ; n aucune parabole n*est plus connue , aucune n'est moins comprise. Quel sont ees pauvres d'esprit que préconise J.-G ? ce sont

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les hommes qui se préservent da faux «iTOcr nommé philosophie incertaine ; elle est recueil da génie, le chemin de la perdition, en ce qu'elle nons dé* tourne de toutes les études utiles, d*où naîtrait l'harmonie sociétaire, le royaume des cienx et de justice que Jésus ordonne de chercher. Il veut noua prémunir contre l'ahus de Fesprit, contre le labyrinthe de cette philosophie condamnée par ses auteurs mêmes qui disent à sa honte ; « Mais quelle « épaisse nuit voile encore la nature ! « Voltaire. ■ » (Ces bibliothèques, prétendus trésors de connaissances sublimes, ne sont qu'un dépôt humiliant de contradictions et d'erreurs. » AtMch,

Jésus nous apprend que la vraie lumière, la découverte du mécanisme sociétaire est réservée aux esprits droits qui dédaigneront le sophisme et étudieront l'attraction ; tel est le sens de ce Terset : « Je vous bénis, ô mon père, Seigneur du ciel et «t de la terre, de ce que vous avez caché ces choses « aux savans, et que vous les aves révélées aux simples, n ( S. Matth. : XI.)

Il est donc des connaissances qui sont réservées aux simples , entre autres la découverte de Tharmonie sociale où tes esprits philosophiques ne pouvaient pas s'élever. Ainsi en disant : heureux les pauvres d'esprit I Jésus n'encense pmnt l'ignorance, comme l'insinuent les railleurs ; lui-même étonnait les docteurs par sa profonde érudition ; il n'est donc point l'apologiste de l'ignorance ; mais il

tëmoigne du mépris pour les obsoarans scientifiques obitiuës à croupir dans Tornière civilisëe^ et refusant de chercher les nouvelles sciences que Dieu réTëlera aux esprits asse« droits pour se défier de la raison humaine, et assez modestes pour se rallier à la raison divine ou attraction collective. Cette subordination doublera leur force et les conduira an but : humilem corde tuscipiet ghria.

On ne parviendrait jamais à concevoir le langage allégorique des livres saints, tant qu'on ignore qu'il est de nouvelles sciences et de nouveaux mëcanis« mes sociaux à découvrir. L'ignorance du calcul des destinées répand de l'obscurité sur divers passages de l'Écriture, où elles sont prédites indirectement et Mégoriquement , prophéties que les glossateurs les plus subtiles ne peuvent pas expliquer d*une manière satisfaisante , faute de connaître la métamorphose future , le royaume de justice et d'harmonie dont ces passages renferment le pronostic, par exemple :

Gomment expliquer ces versets de l'Evangile où Jésus nous dit : « Croyez-vous que je sois venu pour « apporter la paix sur la terre ? Non, je vous assure; u mais au contraire, la division ; car désormais s'il « se trouve cinq personnes dans une maison, elles •c seront divisées les unes contre les autres, le père tt contrôle fils, la mère contre la fille, la belle-mère « contre la belle>fille, etc. Je suis venu pour mettre M le feu sur la terre ; et qu'est-ce que je désire sinon a qu'il s'allume? » S. Luc, XII.

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Cependant Dieueiiun dietêdepaiat^non de dèâordn, dit saint Paul ; il est donc étrange d'entendre 1 ange de paix, le rédempteur, déclarer qn*il vient apporter an monde les discordes de tonte espèce! Combien d'antres passages de VEcritnre peaTent causer la même surprise, tant qu'on n'en connaît pas le vrai sens que je rais exposer en système gënÀ*al, t^ar je ne peux pas m*engager ici dans les interprétations de détail.

Deux révélations sont nécessaires à Tbumanité pour la guider : celle qui touche au salut des âmes a été faite par J.C. et les prophètes; elle n'est point objet d'étude , mats de foipure et simple. Celle qui touche au destin des sociétés , nous est faite par l'attraction ; elle est objet d*étude , objet de foi ipéeuhdvB , d'espérance en Tintervention de Dieu et recherche méthodique de son code sociétaire. Voyes ch. XL.

Cette 2« révélation est conditionnelle ; le monde social peut pénétrer le mystère des destinées henreuses s'il veut en faire Ta recherche ; mais il ne s'élève pas à cette connaissance tant qu'il ne la cherche pas; c'est pour cela que Jésus nous dit : « Cherches et tous trouverez^ demandez et vous recevrez^ frappez à h porte et on vous ouvrira. » Croyez-vous que Dieu « ait eu moins de prévoyance pour vous qu'il n'en a « pour les corbeaux, les oiseaux du ciel? S. Loc. XII.

A quoi servirait de chercher si on ne devait trouver d'autre sort que la civilisation, abîme de misères et reproduisant toujours les mêmes fléaux sous di-

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venes fermes? Il reste sans doute quelque société plus heureuse a découvrir, puisque le Sauveur nous excite si activement a la recherche : mais pourquoi ne nous a-t-il pas éclairés lui-même sur ce point ? Connaissant le passé et l'avenir , le cadre entier des destinées, selon ce verset : a mon Père m'a mis « toutes choses entre les mains, n S. Matth. ch. XI, ne ponvait^il pas nous instruire de notre destin sociétaire, au lieu de nous soumettre à en faire Tin* vention que notre folle confiance aux philosophes a différée depuis tant de siècles?

Je réponds à cette objection : chargé par son Père delà révélation religieuse, J.-G. n'avait point été chargé de la révélation sociale qui au contraire élait exceptée formellement de ses attributions, comme il le dit lui*mème en ces mots : « Rendez à César • ee qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, a Il s*isole bien positivement des fonctions dévolues soit a Tautorité, soit à la politique sociale. Il n'aurait pas pu informer les hommes de leur destinée sociétaire, sans transgresser les décrets de son Père qui avait voulu que cette découverte fût la tâche de la raison et le prix de bonnes études sur l'attraction* (ch. XL.) Jésus connaissant cette destinée heureuse •ans pouvoir nous la révéler, gémit souvent sur la Kmitequijui est imposée ; car, selon^S. Jsan, ch. III, « Dieu n'a pas envoyé son fils dans le monde pour «juger le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui. » Sa mission se bornait donc au salut des

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âmes ; c*est la plus noble partie de notre desti* née, c*est pour cela que Dieu confia cette fonction sublime à son fils bien-aimé, réservant pour la raison bumaine, la brancbe subalterne, le salut politique des sociétés, et par suite la recbercbe des Toies de Dieu en mécanique sociale, voies qu*on découTre par le calcul de rattraction.

J.-G. n'ayant pas du nous éclairer sur ce sujet, ni nous dispenser des études auxquelles son Père nous astreint, il se borne à annoncer paraboliquement la destinée sociétaire sous le nom de royaume des cieux ; elle en fait réellement partie, à titre de règne de la justice et image des barmonies célestes* C'est par allusion a cette destinée beureuse que Jésus nous dit en substance : je tous ouvre la voie de salut des âmes, c'est ce qui yoUs importe avant tout ; quant aux corps, quant aux sociétés mondaines, elles sont encore dans Tabime d'injustice nommé civilisation ; vous y laisser, c'est vous apporter Tarbre de discorde, «c la dissension du père avec le u filsj de lahelk'fnère avec la belie-fiUe » etc., obligé de TOUS cacber l'issue de cet enfer social, « Je suis « venu pour mettre le feu sur la terre et ^'est-'Ce que je désire sinon qu'il s'allume ? S. Luc, XII.

Ce soubaitr loin d'être malveillant, est de la part de J.*C. une noble impatience de voir la pbilosopbie combler la mesure de ses erreurs , aggraver tous les maux qu'elle prétend guérir, et nous amener enfio , par bonté de notre folle confiance en elle , à

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cbercher Tissoe da labyrinthe politique où elle nous a plongés.

Aussi le divin maitre s*élèTe-t-i1 arec chaleur contre les sophistes qui nous détournent de cette étude ; il les maudit en disant : u Malheur à tous « scribes et pharisiens hypocrites , qui vous êtes « saisis de la clé de la science , et qui n'y étant « poin^ entrés vous-mêmes , Tarez encore fermée « à ceux qui voulaient y entrer. » S. Loc, XL

Il est bien certain que les philosophes ont saisi la clé de la science , car ils ont commencé le calcul de Fattraction dans la branche inutile, et ils ne veulent pas qu'on l'achève dans la branche utile, dans celle qui nous ouvrira dès ce monde Taccès au royaume des cieux. Pour nous en fermer l'entrée, ils s'at* (achent à hérisser de subtilités métaphysiques rétude de l'homme qui est la plus simple de toutes, et qui n'exige qu'une raison libre de préjugés, confiante à l'attraction , comme les enfans. C'est pour nous ramènera cette raison naturelle que J.-G. nous dit : « laissez venir à moi les petits enfans , car le u royaume des cieux est pour ceux qui leur res* « semblent. Je vous dis en venté : Quiconque ne re- « cevra point le royaume de Dieu comme un en<- « fitnt , n*y entrera point. » S. Masc, X.

En quoi consiste cette aptitude des enfans à

recevoir le royaume de Dieu? c'est qu'ils sont tout

^à l'attraction et point à la morale : ils ont donc le

genre d'esprit convenable pour s'initier au calcul de

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l'attraction qui conduit k la dëcouyertc du royaume de Dieu ou régime sociétaire. Les pères au contraire, tout imbus de préjugés philosophiques sont inhabiles aux calculs d'attraction ; et c*est un reproche que leur adressent leurs écrivains judicieux tels que Gondillac disant : « Ceux qui n'auront rien « étudié entendront mieux que ceux qui ont fait de c grandes études, et surtout que ceux qui ont beau- « coup écrit, n En effet ces hommes imbus de sophisme sont désorientés par la moindre nouveauté qui sort de leur étroite sphère , tandis que les simples et les enfans, moins prévenus contre l'attraction, sont plus disposés à en faire la facile étude. Un grand obstacle à ce que les philosophes aient pu prendre le chemin de bonnes études , c*est Tégoîsme dont ils sont pétris, sous le masque de-philantropie. Jésus le leur reproche avec véhémence en ces termes : « Gomment étant méchans comme « vous Tètes, pourriez-vous dire quelque chose de u bon? S. Maith. chap. XII : sépulcres blanchis, « pleins d*ossemens et de pourriture , au dehors « vous paraissez justes aux yeux des hommes, mats tt au dedans vous êtes remplis d'hypocrisie et d'i- « niquités.» Jbid, chap. XXIII. En effet, leur civilisation dont ils sont infatués, ne repose que sur les principes les plus odieux , tels que ceux-ci : Il faut « beaucoup de pauvres pour qu il y ait quelques « riches, il faut s'étourdir sur les maux inséparables « de la civilisation, etc., etc. n Imbus de ces doc-

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trines d*égol8ino , ils ne penvent pas s'éloyer aux idées primordiales de justice , telles que la garantie d'un minimum à conoeder au peuple , conoession explicitement réclamée par Jésus-Christ : car lorsque les pharisiens lui reprochent que ses disciples font, le jour du sabbat , ce qui n*est point permis , il répoïid : « N'avez*vous jamais lu ce que fit David « dans le besoin où il se trouva, lorsque lui et ses « compagnons furent pressés de la faim ? comment « il entra dans la maison de Dieu, mangea les pains « de proposition , et en donna a ceux qui étaient « avec lui, quoiqu'il n'y eût que les prêtres à qui il « fût permis d'en manger?» S. Marc , chap. II. Jésus par ces paroles consacre le droit de prendre non nécessaire où on le trouve, et ce droit implique le devoir d'assurer uu minimum au peuple ; tant que ce devoir n'est pas reconnu, il n'existe point de pacte social. C'est le 1^' précepte de la charité ; la philosophie se refuse obstinément a le confesser, parce qu'elle ignore le moyen de procurer le minimum au peuple, concession vraiment impossible tant qu'on ne sait pas s'élever à quelqu'une des sociétés supé* Heures à la civilisation ; au moins a la société des garanties solidaires , qui sont l'aurore du bonheur. (Voyez l'avant-propos).

Connaissant les voies de félicité sociale et do régime sociétaire, Jésus en admet franchement les conséquences , telles que la participation du peuple au bien-être , et la pratique des vertus, unie h la

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jouissance' des biens de ce monde ; iU no«is sont annoncés dans ces paroles d*Isaîe : « L*espnt da «( Seig^near est sur moi , il m'a envoyé pour guérir K ceux qui ont le cœur brisé, annoncer aux captifs « la liberté , et aux aveugles le recouvrement de la « vue ; et pour délivrer ceux qui «ont dans Toppres- K sion. » Or comment pou rra-t-on donner aux captifs, aux esclaves, aux nègres , la liberté , sinon par le régime d'attraction industrielle qui déterminera êpéculatwewenl (ous les maîtres à proposer aux esclaves rafifrancbissement ( sauf commandite) ; et qui nous délivrera de toutes les oppressions sociales et domestiques ?

En tonte circonstance le Messie nous excite à vivre dans Tinsouciance , pourvu que nous cherchions le royaume de justice , où sera l'abondance de tous biens. Jésus en donne un avant^goût a ceux qui ont la foi ; aux noces de Gana il change Teau en un vin exquis. Faut*il nourrir cinq mille hommes , qui de confiance l'ont suivi dans le désert? Il fait en leur faveur le miracle des pains et des poissona multipliés , c'est la récompense de leur foi et de leur insouciance. Lui-même se plaint de ne pas posséder les biens de ce monde ; il dit : a Les renards M ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids , « mais le fils de l'homme n'a pas où reposer sa « tète. » S. Mattb. ch. ilL II réprimande les Juifs sur ce qu'ils lui reprochent d'aimer les bons repas ; il leur dit : « Jean -Baptiste est venu, ne mangeant

« point de pain , ne bavant point de vin , et vous « ayez dît : Il est possédé du démon. Le Fils de « rhomme est venu mangeant et buvant , et voas u dites : C*est un homme de bonne chère, qui aime u à boire. » S. Luc, VU. Jésus leur répond : « La K sagesse a été justifiée par tous ses enfans ; » il juge la sagessse très-compatible avec la jouissance du bien-être, et, pour joindre Tezemple au précepte , il Ta s'asseoir à une table délicate , chez un pharisien qui l'invite : une courtisane vient ré* pandre sur lui des parfums, Jésus blâme le pharisien qui la critique, et il dit à cette femme : Vos péchés TOUS sont remis, votre foi vous a sauvée. Compatissant pour le sexe opprimé , il pardonne à la femme adultère et à Madeleine pécheresse ; aussi nous dit-il : «Mon joug est doux, et mon fardeau est u léger, n S. MàTTH. XL

On voit par ces paroles de TÉcriture, que le divin maître ne se montre jamais ennemi des richesses ni des plaisirs ; il exige seulement qu'à la jouissance de ces biens on joigne une foi vive, parce que c'est la foi, chap. XL, qui doit nous conduire à la décou* verte du régime sociétaire, du royaume de justice où tous ces biens nous seront donnés par surcroit. Il na blâme le désir des richesses que relativement aux vices qui y conduisent en civilisation; quand il dit : « Il est plus aisé à un chameau de passer par le « trou d'une aiguille qu'a un riche d'entrer dans le tt royaume des cieux* » Cette parabole s'entend des

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injustices , des violenees qae commeUeiit les cmlises pour atteindre à la fortune. II se plaint de ces crimes en disant : « Depuis Jean*6apttste jusqu'à « présent le royanme des oieux se prend par tîo* « lence , et ce sont les violens qui remportent, n S. Matth. eh. XL loi le royaume des cieux est emblématique du bien-être envahi par l'iniquité; mais pour exciter le génie à la rechercke du royaume de justice , pour nous garantir de suggestions de la philosophie qui crie à Timpénëtrahilité, Jésus dément ce sinistre augure , en disant : « Il n'y a rien « de caché qui ne puisse être découvert, ni rien de « secret qui ne vienne à être connu. » S. Luc , XL £n effet : tout était facile à découvrir , pourvu que dans Tinvestigation , Ion eût apporté les deux qualités recommandées pur J.-C, la simplicité des enfans en étude de l'attraction, et la foi aux promesses du Messie qui nous garantit l'avènement au royaume de justice^ pourvu que nous cherchions avec une pleine confiance , avec cette foi vive qui transpofiê les montagnes^ allu«ion à la force d'intelligence que fournit la foi , pour résoudre les problèmes gigantesques de Tharmonie universelle , réputés impénétrables. Ils sont enfin résolus, mais ils ont dâ être inaccessibles k des générations aveuglées , qui , selon S. M Aie , ch. VII , « abandonnent la loi de Dieu (le fanal divin de Tattraotion ) , pour s'attacher à la tradition des hommes ( aux fausses lumières do la philosophie }• »

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J*Ai prouTë qae le sens des SS. Ecritnres n*a pas pu être bien saisi , tant qu'on a ig^norë la destinée heureuse dont elles contiennent des prédictions voi* lées. En vain opposerait-on à cette interprétation , certaines pbrases uù le Messie s'exprime en termes généraux et ahré via tifs , comme celle*ci : mon royaume n*€êt pas de ce monde, S*il n'en est pas quant à présent, c*est parce que la loi divine sur le mécanisme des passions n'est ni connue ni établie ; mais ce bas monde peut s'élever à Tharmonie, ou règne des vertus; dès- lors il sera royaume de J.-C, de nnéroe que le monde civilisé , barbare et sauvage , est royaume de Satan etMoloch.

Certes Jésus ne veut pas régner sur les mondes qui 9ont l'image de l'enfer; mais il nous reconnaîtra pour dignes do son sceptre , lorsque dociles à sa voix nous aurons cherché et trouvé ce royaume de justice dont il nous annonce allégoriquement les dëliceSj dans un parallèle dont Jean-Baptiste est l'objet : «je vous dis en vérité que parmi ceux qui M sont nés des femmes , il n'y en a point eu » do plus grand que Jean-Baptiste; mais celui » qui est lo plus jietit dans le royaume des cieux n est plus grand que lui. » S. Luc, cb. VU ; et de même le plus pauvre dans le royaume de justice et d'barmonie qui va être fondé, surpassera en bonheur le plus riche d'entre les civilisés. (Voyez les tableaux du cliap. XXXIX. )

Terminons cette glose en disant avec Jcsus-Christ

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aux nations civilisées : « ne voyez-vous pas que yous » êtes dans Terreur, parce que vous ne comprenez » ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu? » S. Mak, chap, XII. (de Dieu dont les volontés vous sont interprétées par Tattraotion;) aussi Jésus nous dit-il : « Si quelqu'un parle contre le Fils de Thomme, son » péché lui sera remis; mais si quelqu'un blasphème » contre le St-Esprit, il ne liii sera point remis, n S. Luc, ch. XIL ni dans ce siècle, ni dans le siècle 9 à venir. » S. Matth. ch. XII.

Pourquoi cette indulgence accordée aux blasphèmes contre le Père et le Fils, tandis que l'offense faite au Saint-Esprit ne trouvera aucune grâce ? c'est que le Paraclet, l'Esprit Saint qui procède du Père et du Fils, étant l'organe de l'an et de l'autre; (d'après l'unité des trois personnes,) c'est les outrager toutes trois que de méconnaître leur organe, le St-Esprit, en résistant à son impulsion coi!/^A'i9e ; elle nous est communiquée par l'attraction dont il faut déterminer les développemens coUeciifs , la ten* dance co//ecareauroécanisni^ des séries passionnées et de l'unité universelle. (Soit dit pour réponse aux calomniateurs qui prétendent que j'admets pour bonnes , les attractions individuelles déployées en civilisation, et toujours malfaisantes hors des séries passionnées.)

C'est pour nous exciter à cette étude de l'attraction, que J.-G. pardonne les outrages dont il est Tobjet, mais non pas l'outrage fait au St-Esprit qui par

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entramwe de TaUraction , est rëTëlatear permanent des décrets de la sainte Trinité sur l*harmonie sociétaire. Gelai qui offense le Père ou le Fils par des blasphèmes 9 ne nuit qu'à lui*mènie et ne mérite que le dédain, peut-être Tindulgence ; mais un philosophe qui outrage TËsprit Saint en s'opposant au calcul de l'attraction , nuit à F hum a ni té entière , car il lui cache sa destinée, il Téloigne «l» bonheur ; il ne doit trouver grâce ni en ce monde ni en Fautre. C'est asseï prouver que TEcriture, dans certains passages mystérieux , avait besoin d*un interprète guidé par des connaissances nouvelles. Il reste a parler de notre incapacité à mettre en usage les bons préceptes dont elle est parsemée : ce sera le sujet du 2* article.

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