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CHAPITRE VI

Institution impériale des Jeunes Aveugle Organisation.

— Bâtiments.

Ne nous éloignons pas des quartiers du Gros-Caillou et des Invalides sans entrer dans quelques détails sur l'institution peu connue des Jeunes Aveugles.

Ce n'est que vers la fin du dernier siècle qu'on a songé à systématiser au profit des enfants affligés de cécité, les éléments d'instruction qu'avaient su s'approprier ça et là quelques aveugles plus intelligents que les autres; l'honneur de cette découverte revient à un Français, Valenlin Hauy, frère du célèbre minéralogiste, ué en 1745, au village de Saint-Just, en Picardie. Après avoir patiemment élaboré, pendant quelques années, sa méthode, il l'appliqua à un avengle-né, appelé Lcueur. Son succès fut rapide et éclatant, et bientôt les secours de la Société philanthropique mirent l'ingénieux inventeur à même de pouvoir étendre à d'autres enfants le bienfait de cette instruction nouvelle.

L'Institution se trouva ainsi créée vers 1785; l'année suivante Valentin Haùy quitta la maison qu'il habitait rue Coquillière, avec quelques jeunes aveugles dont il avait commencé l'éducation, pour se transporter dans un local plus favorablement disposé, situé rue Notre-Dame des Victoires, en face de l'emplacement aujourd'hui occupé par la Bourse; c'était la maison qui portait le n° 18, et l'on peut la considérer comme le berceau véritable de l'Institution., Le nombre des pensionnaires s'élevait à douze; il y avait, en outre, des externes qui doublèrent bientôt, le nombre des élèves. L'établissement était administré concurremment par son fondateur et par une commission de membres de la Société philanthropique. De fréquents exercices publics réunissaient un nombreux concours d'assistants émerveillés des progrès des jeunes disciples de Yalontin Haùy. A la fin de 1780, la cour elle-même voulut en être témoin, et l'Institution se transporta à Versailles, le 20 dédemtre, avec vingt-quatre élèves de l'un et de l'autre sexe, qui recueillirent les plus vifs témoignages de la satisfaction des augustes spectateurs.

En 1701, l'Assemblée nationale mit, par un décret du 21 novembre, l'Institution , qui comptait déjà cinq années d'existence, à la charge de l'État et lui assigna pour demeure, l'ancien couvent des Célestins, voisin de l'Arsenal, dont une partie était réservée aux sourds-muets. Une somme de vingt-quatre mille francs devait être affectée à l'entretien des maîtres et des élèves. Mais parmi les agitations sanglantes qui ne tardèrent

LE PALAIS BOURBON

pas a éclater, l'Institution fut oubliée, et Haùy eut besoin de tous les efforts de son zèle actif et persévérant, pour pouvoir la soutenir pendant les années qui s'écoulèrent jusqu'à l'an m 179S 1. A cette époque, le gouvernement vint encore à son aide. Une loi du 10 messidor de cette année constitua de nouveau l'Institution établissement national , sous le titre d'Aveugles- Travailleurs, eu statuant qu'il serait fondé quatre-vingt-six bourses, une par département, avec allocation d'une somme de 500 francs pour chaque bourse. On avait donné à l'établissement , vers la fin de l'année précédente , pour séjour une propriété nationale, dite maison Saint-Catherine ou des Catherinettes, située rue des Lombards. La encore l'Institution eut beaucoup à souffrir par suite de cette pénurie du trésor public, qui se prolongea pendant toute la durée de la période républicaine.

La première année du nouveau siècle fut marquée, pour l'Institution, par un changement funeste. Déjà plusieurs fois , dans une vue d'économie, il avait été question de la réunir à l'hospice des Quinze-Vingts." Malgré l'oppositiou de Valentin Haûy, qui regardait cette mesure comme devant amener la ruine de sa création, elle fut accomplie par un décret consulaire du 4 nivôse 1801. La translation s'opéra immédiatement, et bientôt, comme Haûy l'avait prévu , l'Institution vit déchoir les études, qu'on remplaçait par un travail de filature introduit alors dans l'hospice. Assailli de dégoûts, Haûy quitta l'Institution eu 1802, essaya de créer, rue Sainte-Avoye, un établissement particulier sous le titre de Musée des Aveugles ; et enfin, cédant en 1800 à l'appel du gouvernement russe, il se rendit à Saint-Pétersbourg pour y fonder une école semblable à celle qui avait, pendant quelques années, jeté tant d'éclat dans sa patrie.

Les aveugles de seconde classe (ainsi appelait-on alors les élèves de l'Institution ), eurent pour maître M. Bertrand, second instituteur, appelé à remplacer Haûy, et qui fit d'honorables efforts pour soutenir son œuvre. La surveillance des classes et des ateliers était seule dévolue, au reste, au nouveau directeur. Sous le rapport administratif, l'établissement n'était qu'une annexe de l'hospice.

Le 4 mars 1814, M. Bertrand étant décédé, fut remplacé par le Dr Guillié, qui , peu après, secondé par les changements politiques survenus dans le pays, à la suite do la chute de l'Empire, parvint à faire statuer de nouveau la séparation de l'Institution et de l'hospice. L'ordonnance du roi Louis XVIII, en date du 8 février, qui prononçait cette séparation, reçut son exécution le '20 février de l'année suivante, par la translation de l'établissement dans les bâtiments de l'ancien collège Saint- Finnin , rue Saint-Victor, qu'avait habité saint Vincent de Paul , au xvne siècle, et qui fut à la fin du xvm' un des théâtres des épouvantables massacres de septembre. Là, l'Institution confiée à une administration composée de cinq membres, y compris le directeur, dut jouir, sur le budget de l'État, d'une allocation fixe de 50,000 fr. Le nombre des bourses gratuites fut porté à quatre-vingt-dix, dont un tiers affecté au sexe féminin. Les études, les travaux prirent alors un grand développement.

lin 1821, M. Guillié ayant été remplacé par le docteur Piguier, le directeur cessa alors de figurer au nombre des administrateurs. En cette même année, le vénérable fondateur de l'Institution, Valentin Haûy, de retour en France après onze années de séjour en Russie, vint assister à un concert donné en son honneur à l'Institution, et recueillir les témoignages de respect et d'admiration qui lui étaient si légitimement dus. Il expira le 19 mars de l'année suivante.

Dans la période subséquente se manifestèrent graduellement diverses causes de décadence, puissamment secondées par les inconvénients résultant du local incommode et insalubre où l'Institution se trouvait colloquéc. La nécessité, de jour eu jour plus impérieuse, d'assigner un autre séjour à cet établissement, amena, en 1838, la loi du 18 juillet, statuant érection d'un nouveau bâtiment pour la recevoir. Le 22 juin de l'année suivante, M. Dufaure, ministre des Travaux publics, posa la première pierre de ce bâtiment qui devait être situé à l'angle du boulevard des Invalides et de la rue dé Sèvres, et dont la construction était confiée à M. Philippon.

Le 28 mai 1840, M. Piguier fut remplacé en qualité de directeur par M. Dufau qui remplissait à l'Institution, depuis l'année 1815, les fonctions d'instituteur. Dans l'année suivante, une ordonnance royale, comprenant les autres établissements géné-

raux de bienfaisance, organisa ces établissements sur de nouvelles bases. L'ancienne administration fut supprimée et chaque établissement dut être administré, sous l'autorité du ministre de l'Intérieur, par un directeur responsable assisté tf une commission simplement consultative composée de quatre membres. Sous l'influence de cette réforme fondamentale, tous les : ervices furent successivement renouvelés et d'importantes améliorations matérielles et morales introduites. Le 11 novembre 1843, l'essor décisif qui avait été imprimé à l'établissement, reçut son complément par sa translation dans le nouveau bâtiment dont le dotait la munificence nationale, et où il ne devait plus s'arrêter dans la voie du progrès. La régénération fut complète.

Le nombre des bourses de l'État fut alors porté à 120 et le chiffre de la subvention à 110,000 fr.

Ainsi , depuis sa fondation, dans l'espace de soixante-six années environ, l'Institution a changé six fois de séjour.

En 1855, M. Dufau, dont l'obligeante initiative nous a fourni un grand nombre de documents sur l'Institution impériale des Jeunes Aveugles, a été, sur sa demande, mis à la retraite. Il a conservé le titre de directeur honoraire. Pendant cette longue carrière, M. Dufau s'est consacré avec zèle à l'éducation et à l'amélioration du sort des infortunés confiés à ses soins. — Outre un grand nombre d'ouvrages ou mémoires d'économie politique, il a publié plusieurs écrits qui ont été accueillis avec faveur : Plan de l'organisation de l'Institution des Jeunes Aveugles ( 1833, in-8"), ouvrage qui fut récompensé par l'Acad:mie française d'un prix Monthyon de 0,000 fr.; Notice historique sur Valentin Haut/, fondateur de l'Institution ( 1844, in-S"); Mémoire sur l'éducation d'une jeune fille aveugle, sourde-muette et sans odorat , communiqué à l'Académie des sciences morales et politiques, eu 1845; et enfiu. Souvenirs d'une aveugle-née (1851, in-12), fiction touchante et ingéuieuse, dans laquelle l'auteur a essayé de retracer le développement des facultés et des sensations chez l'aveugle de naissance.

Le bâtiment, actuel de l'Institution a été construit sur des terrains réunis, et formant un îlot que bornent aux quatre côtés le boulevard des Invalides N.-E., la rue de Sèvres S.-E. et les rues peu bâties de Masséran et des Acacias S.-O. et ÎNT.-0. Ce terrain, de forme rectangulaire, a sur le boulevard une étendue de 157 mètres; sa profondeur sur la rue de Sèvres est de 73 mètres 53 cent. La superficie totale est de 11,800 mètres, dont 2,800 sont occupés par les constructions.

L'entrée principale est sur le boulevard par une grande grille, aux extrémités de laquelle sont deux pavillons dont l'un est affecté au concierge, et l'autre a été disposé comme corps de garde. Aux deux cotés de la cour sont pratiqués deux petits jardins symétriques de forme octogone et plantés d'arbustes.

La façade est ornée d'un fronton dû au ciseau habile de il. Jouffroy, et représentant Valentin Haùy, au milieu d'un groupe de jeuues gens et de jeunes filles aveugles, livrés à ces travaux divers qu'il a su créer pour eux.

Les bâtiments, au nombre de sept, forment un ensemble entièrement isolé et fort bien adapté dans ses dispositions générales à la destination de l'édifice. Le bâtiment principal consacré aux services généraux est situé au centre. Le rez-de-chaussée comprend le vestibule, le grand escalier, la cuisine et la salle des bains. Au premier, sur le devant, la salle du conseil et le cabinet du directeur, tt dans toute la profondeur du bàmeut , la salle des exercices publics et la chapelle, l'une et l'autre comprenant deux étages et pouvant être réunies ou séparées au moyen de grandes portières et de rideaux. La salle d'exercices qui présente deux rangs de colonnes en stuc, n'est pas moins sonore qu'élégante; elle peut contenir environ mille personnes. La chapelle est ornée de peintures remarquables, dues à M. H. Lehmann. L'orgue sort des ateliers de IL Cavaillé- Coll.

Au second, sur le devant, le cabinet du médecin avec ses dépendances; au troisième l'oratoire des sœurs infirmières et la pharmacie, et.dans la profondeur du bâtiment les chambres des professeurs et des salles d'archives et de dépôts divers.

Les bâtiments des élèves, parallèles au premier, forment deux quartiers opposés entre eux et joints au rez-de-chaussée par un vaste corridor, l'un au N.-O. pour les garçons et l'autre au S.-E. pour les filles. Ces bâtiments sont doubles en profondeur et élevés de deux étages. Le rez-de-chaussée est consacré aux ateliers et à la salle de récréation ; au premier, les classes, salles d'études et de conférences; au deuxième, les dortoirs, lavai. os

et vestiaires. Une bibliothèque, où sont, déposés, indépendamment d'un choix de volumes destinés aux lectures faites aux élèves, les livres, cartes et planches adaptés â l'instruction des aveugles; est au centre du premier étage, dans le quartier des garçons; le mémo emplacement est occupé dans le quartier des demoiselles par une salle d'exposition et de vente des objets confectionnés par les élèves. Dans le munie quartier sont colloques au premier la lingerie et au rez-de-chaussée les bureaux de l'économat.

Ces deux bâtiments sont reliés à celui du milieu par quatre autres savoir : deux bâtiments de face consacrés aux réfectoires, aux logements des principaux employés et aux deux infirmeries situées au troisième, et enfin deux bâtiments séparés des précédents pur la cour des ateliers d'un coté et par la cour des services de l'autre, et consacrés, celui de droite, à un grand atelier de tisseianderie au rez-de-chaussée, aux classes et cabinets pour les études musicales dans les étages supérieurs; celui de gauche, au logement de l'aumônier et de divers employés, et à quelques dépendances d'une cour de décharge, dont la sortie est sur la rue Masséran.

Au moyen de corridors situés au premier et au deuxième, les élèves arrivent de leurs quartiers respectifs au centre commun où se trouvent la chapelle et la salle d'exercices. Sur les cotés, dans chaque quartier, des jardins formés de longues allées que séparent des massifs d'arbustes entourés de treillages, leur servent du promenoir. Des appareils de gymnastique ont été» disposés à l'extrémité de ces jardins.

L'établissement est chauffé dans toutes ses parties au moyen de calorifères à circulation d'eau, construits par M. Léon Duvoir.

L'achat du terrain, l'édification entière des bâtiments et les dispositions mobilières générales ont imposé au trésor une dépense totale, de près de deux millions.

L'Institution est un établissement de l'État, où les enfants aveugles de l'un et de l'autre sexe reçoivent l'éducation et sont préparés à exercer une profession utile.

Le directeur a sous son autorité, pour la surveillance des études et travaux et le maintien de. la discipline, dans le quartier des garçons, un instituteur, et dans le quartier des demoiselles, une institutrice; pour la comptabilité et la gestion économique, un receveur économe ; pour la police et la tenue générale de l'établissement, un préposé au service intérieur. L'instituteur le remplace en cas d'absence ou d'empêchement.

Un aumônier est chargé du service, religieux catholique; des mesures sont prises de concert avec les familles pour l'instruction religieuse des enfants appartenant aux autres cultes reconnus par l'État.

Il y a pour le service de santé un médecin ordinaire, un médecin adjoint, des médecins consultants et un chirurgien dentiste. Deux sœurs de la congrégation des hospitalières de Sainte- Marie sont préposées à chacune des infirmeries.

Trois surveillants et deux 'surveillantes sont dans chaque quartier chargés de veiller au maintien de la discipline parmi les élèves, et de leur donner les soins constants que réclame leur position. Un veilleur de. nuit est sur pied dans les dortoirs des garçons et fait des rondes de sûreté dans les diverses parties du bâtiment.

Les élèves sont admis à titre de pensionnaires ou de boursiers; le prix de la pension est de 1,000 fr. Le prix des bourses est fixé au taux nominal de 800 fr., d'où il suit que la concession faite à une. famille d'un quart de bourse lui impose une charge de 000 fr., de demi-bourse 400 fr., et de trois quarts de bourse 200 fr. La bourse fondée par des particuliers, dans une pensée de bienfaisance, est également de 800 Fr. ; le prix n'est que de 000 fr. pour celles qui sont allouées sur les fonds des départements, des communes et des administrations charitables. La durée de la bourse est de huit années. Une prolongation d'un an est quelquefois accordée par le ministre, lorsque les besoins de l'éducation l'exigent.

Pour être admis avec concession de bourse ou de fraction de bourse de l'État, il faut être âgé de neuf ans accomplis et n'avoir pas dépassé la treizième année. La demande, â l'effet d'obtenir une nomination, doit être adressée au ministre de l'Intérieur et accompagnée 1° d'une, déclaration délivrée par un médecin, portant que la cécité est complète et ne. parait pas curable ; que l'enfant jouit de. toutes ses facultés intellectuelles; qu'il n'est point épileptique; qu'il n'est atteint, ni de scrofule au second degré, ni de maladie contagieuse, ni d'aucune infirmité

qui puisse le rendre, inhabile aux travaux dont les aveugles sont capables ; enfin qu'il a eu la petite vérole ou qu'il a été vacciné, et, dans ce dernier cas, que l'éruption vaccinale a eu son entier développement; 2" de son acte de naissance.

La nomination aux bourses de la fondation Vignette, instituées par une dame de ce nom, appartient également au ministre de l'Intérieur; les préfets nomment aux bourses départementales.

Pour être admis comme pensionnaire, on s'adresse au directeur. Les étrangers sont également, reçus â ce titre. Le prix do la pension se paie, d'avance et par trimestre. Tout mois commencé est dû en entier à l'établissement.

Tout élève est tenu de fournir â son entrée un trousseau dont rétablissement se charge, moyennant une somme une fois donnée de 300 fr. Les boursiers de la fondation Vignette sont exemptés de la charge du trousseau et en reçoivent un neuf et complet â leur sortie. Le trousseau ne. se rend pas, h moins que l'élève n'ait séjourné moins de quatre mois dans l'Institution. Une partie du trousseau, composé d'objets de vêtements et de linge, est rendue en nature â chaque élève lors de sa sortie.

Les principales règles, adoptées pour l'ordre intérieur dans l'établissement, sont les suivantes : Le lever a lieu à six heures et le coucher à neuf heures, suivis ou précédés de la prière et d'une lecture pieuse. Les repas sont fixés, savoir : le déjeuner à huit heures, et consiste on une soupe en hiver et une tasse de lait froid dans ia belle saison; le dîner, â midi, composé de la soupe, d'un plat, de viande et de légumes; la collation, en pain, à trois heures et demie ; le souper, â sept heures, composé d'un plat et d'un dessert. Chaque repas est suivi d'une récréation d'une demi-heure. Les intervalles sont remplis par les classes, études et travaux divers spécifiés ci-après.

Les élèves sont visités par les parents ou protecteurs les jours de congé, lesquels peuvent devenir aussi pour eux des jours de sortie.

Les élèves sont partagés aux repas, aux récréations, dans les dortoirs, etc., en deux divisions, les grands et les petits, la quinzième année formant en général la ligne de partage. Sous le rapport alimentaire, les élèves de la seconde division reçoivent des portions moyennement réduites du cinquième au dixième. Ceux de la première reçoivent en moyenne par jour 75 décagr. de pain; '22 centilit. de vin; 18 décagr. de viande, etc. Une constante sollicitude est apportée au choix des aliments qui sont simples, mais toujours de première qualité. Les employés adultes nourris reçoivent généralement la même nourriture que les élèves, mais en quantité plus élevée. Les élèves de. constitution faible et valétudinaires sont admis â la table de convalescence tenue, dans chaque quartier, â l'infirmerie sous la direction des sœurs; on y admet également, pendant un certain temps, les plus jeunes enfants qui réclament des soins particuliers.

Toutes les précautions hygiéniques sont prises pour fortifier le tempérament des élèves. Des bains sont donnés chaque mois. Des promenades au dehors ont lieu, dans la belle saison, le jeudi, et plus fréquemment pendant les vacances, qui s'ouwent. â l'issue de la distribution des prix, vers le milieu du mois d'août et durent deux mois.

Les élèves ont un uniforme qui consiste, pour les garçons, en un habit (ancien modèle du costume militaire) et un pantalon bleu national, et pour les filles, en une robe, de laine avec pèlerine de couleur marron. En petite tenue, les garçons portent une blouse en tissu bleu rayé, et les filles, une robe, avec tablier i corsage, en cotonnade marron, rayée de blanc.

Les professeurs portent habituellement l'uniforme des élèves et ne sont distingués que par des insignes au collet, qui varient selon le grade. Les dames professeurs portent, la robe do laine de Couleur noire.

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