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CHAPITRE II

Bobèche et Galiraafré. — Curtius. — Les ligures de cire.— L'Épi-Seié.

La plupart des parades, comme la précédente, étaient des choses de tradition. Il y avait cependant quelques novateurs qui venaient par intervalle renouveler l'ancien fond ; tel fut Bobèche qui acquit tant de célébrité qu'on le manda chez des ministres, chez des banquiers, chez des grands seigneurs, et que son nom est devenu un substantif pour caractériser les niais spirituels. Il faisait la parade à la porte d'un théâtre de funambules, avec une veste rouge, une perruque de filasse, et chapeau gris à deux cornes, auquel un papillon était attaché par un fil de fer. Une foule nombreuse se groupait toujours autour de ces tréteaux, et des hommes de goût ne dédaignaient pas de s'y arrêter. Charles Nodier, qui avait accepté sous l'empire une pince au ministère de l'instruction publique, ne se présentait pas régulièrement à son bureau. Le ministre finit par lui adresser une verte semonce, etl'employé en faute lui avoua qu'il ne pouvait s'empêcher de faire une station sur le boulevard du Temple, pour écouter les plaisanteries de Bobèche.

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