‹ Le nouveau ParisChapitre 26 sur 441 · JOSEPH · texte numérisé non relu

JOSEPH

C'est bien dict, mamye.

Aussi de ma charpenterie Je gaignerai quelque chosette.

Aux noces de Cana, un ivrogne témoin du miracle s'écrie :

Si sçavoye faire ce qu'il fait , Toute la mer de Galilée Seroit enmiyt en vin muée; Et jamais sur terre n'auroit Goutte d'eau, ne pleuveroit Rien du ciel que tout nefust vin.

Un des mendiants qui se pressent autour de Jésus-Christ dit avec douleur ;

HISTOIRE GÉNÉRALE

Je regarde sur mes drapeaux S'ou y a jette quelque maille :

J'ouïs, tantôt : baille luy, baille!

Y n'y a denier ne demy.

Un pauvre homme n'a point d'amy.

Les mystères n'étaient pas les seuls ébattements de cette époque de dissipation, où la société parisienne semblait chercher à s'étourdir. Les mascarades étaient fréquentes dans les grands hôtels ; on y donnait aussi des bals, et à cette occasion les salles étaient décorées de marjolaines, de muguets et de giroflées.

La musique avait fait d'immenses progrès ; les auteurs du temps font mention du rebec ou violon, de la vielle, de la guiterne latine, de la guiterne moresche, du demy-canon, de la flûte Behaigne ou bohémienne, du cornet d'Allemagne, du timbre, de la basse, des cornemuses, cimbales, tambours, clochettes, buccines, monocordes, flaîots, naquaires, flageolets, etc.

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