CHAPITRE XXXVII
anecdotes.
M. Duhameau, marchand de Paris, se trouvant à Rome , et voulant continuer sa route vers Naples, se rendit chez noire ambassadeur pour avoir un passe-port. L'ambassadeur lui demanda s'il avoit vu la révolte de Paris. — Quelle révolte ? lui demanda le citoyen. — Mais la révolte de Paris ; celle de juillet. — Je ne vous entends pas. JLe secrétaire d'ambassade prit alors la parole :, Monseigneur vous demande si vous avez vu la révolution. — ^4h !
oui 9 j'ai vu la révolution française.
Et quelle différence , Monsieur , reprit l'ambassadeur, trouvez-vous donc entre révolte et révolution ? La voici , répliqua le citoyen : Des esclaves se révoltent contre leur maître : un peuple libre y qui reprend ses droits , fait une
révolution. J^ous voyez bien que je ne pouvois pas vous entendre.
Ceux qui ont assisté aux séances du sénat français , savent combien elles sont quelquefois bruyantes. Le décret qui ordonne la vente des biens ecclésiastiques excita, comme cela se devoit, les plus grands cris de la part des ton~ sures. Chaque membre du clergé se levoit , cliangeoit de place à chaque instant pour augmenter le bruit que faisoit son confrère en aristocratie : une dame, impatientée de tout ce brouhaha,, s'écria : « Messieurs ! on veut vous ra- )) ser ; mais si vous remuez tant , vous )> vous ferez couper )) .