‹ Le Nouveau Paris (volume 3)Chapitre 27 sur 48 · CHAPITRE CXLIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXLIX

Emprunt forcé.

Comment a-t-on fait l'association de ces deux mots qui se repoussent ? après en avoir fait l'observation, on s'y accoutuma. L'emprunt ne portoitque sur une classe de contribuables aisés ; et la majeure partie des habitans de cette capitale se ressouvint qu'au commencement de la révolution elle avoit fait l'offre généreuse d'une partie de sa vaisselle, de

( i3o ) ses bijoux , de ses boucles de souliers. Elle avoit espéré que ces dons, joints à d'autres sacrifices , concourroient à relever le crédit ébranlé , et les fondemens de l'état penchant vers sa ruine. Mais les secousses rlouvelles lui apprirent que ces fonds avoient été insuffisans.

L'abondance du papier-monnoie rendit illusoire cet emprunt ; et la couturière , qui avoit offert son dez d'argent y avoit plus donné dans l'origine , que le millionnaire qui se débarrassoit des demandes avec des masses d'assignats.

J'ai vu un billet de cent francs par terre, et un homme du Temple dit en ma présence : // ne vaut pas la peine cVôtrt rainasse , et il avoit raison.

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