‹ Le Nouveau Paris (volume 3)Chapitre 7 sur 48 · CHAPITRE CXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXXVI

Muscadins.

Espèce d'hommes occupés d'une^arure élégante ou ridicule , qu'un coup de tambour métamorphose en femmes. « Le fils duCzar.Pié'/Ttf / s'est brûlé les doigts , dit un de nos écrivains, pour n'être point forcé au travail que son père exigeoit de lui )). Nous avons vu un Muscadin se résoudre à se faire couper Findex , pour éviter de porter les armes contre l'ennemi* Il auroit dû le conserver pour manier l'aiguille ou la quenouille.

Ils formèrent l'opposé des sales Jacobins.

On auroit cru qu'une jeunesse ardente alloit embrasser Tes principes républicains ; mais cette jeunesse étoit riche , efféminée, et voulut se distinguer par-tout de ceux qu'elle appeloit les habits bleus. Les muscadins furent moqués, rossés , battus a

quand ils voulurent, avec leurs oreilles de chiens et leurs cadenettes, narguer les républicains. S'ils étoient les plus forts, c'étoit bien rarement , et quand ils se trouvoient quatre contre un.

Ils font les royalistes à bas bruit ; mais les émigrés les méprisent encore plus qu'ils détestent les patriotes.

Page 1