‹ Le nouveau spiritualismeChapitre 32 sur 86 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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tion synthétique que, à l'aspect d'un fait, nous ne le rapportons pas simplement à un fait qui le précède, nous ne le résolvons pas simplement en un fait plus général et plus simple ; ce sont là les deux degrés de la détermination de ce qu'on appelle la cause physique ; mais nous le rapportons à une véritable cause, c'est-à-dire à l'action d'une perfection supérieure. Mais à cette opération synthétique, qui est spécialement, par opposition à l'analyse, la méthode philosophique, il y a un principe nécessaire. Ce principe est la méthode proprement dite de la haute philosophie, de la métaphysique : c'est la conscience immédiate, dans la réflexion sur nous-mêmes, et par nous-mêmes sur l'absolu auquel nous participons, de la cause ou raison dernière. Toute perspective est relative à un point, un seul point. Vue de partout ailleurs, elle n'offre que disproportions et discordances; vue de ce point, elle devient juste dans toutes ses parties, et présente un ensemble harmonique. On peut dire que 1& perspective universelle, qui est le monde ou l'universelle harmonie, a pour point de vue, pour unique point de vue, l'infini ou l'absolu. L'absolu de la parfaite personnalité, qui est la sagesse et l'amour infinis, est le centre perspectif d'où se comprend le système que forme notre personnalité imparfaite, et par suite celui que forme toute autre existence. Dieu sert à entendre l'âme, et l'âme la nature f . »

« Dieu sert à entendre l'âme, et l'âme la nature : ces mets pourraient faire croire à une méthode transcendante, même mystique, si on n'y ajoutait les explications qu'en donne Fauteur. Rien de plus simple, en réalité, que cette méthode, dont le nom est bien connu dans l'école spiritualiste : c'est la psychologie mise au

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