‹ Le nouveau spiritualismeChapitre 55 sur 86 · Emile Saigey, La physique moderne, p. 14 et · texte numérisé non relu

Emile Saigey, La physique moderne, p. 14 et

et qui choquent les atomes pondérables voisins, il formerait ainsi un milieu universel qui exercerait une pression incessante sur les molécules de la matière ordinaire. La théorie nouvelle se rend compte des réactions qui se produisent entre les atomes éthérés et les atomes matériels ; elle suppose que ces réactions sont telles, que les molécules matérielles doivent tendre les unes vers les autres, précisément dans les conditions que fait d'ailleurs connaître la loi de la gravité. Elle en essaye même une démonstration, en se fondant sur les principes de la mécanique. Si cette démonstration acquiert une véritable autorité scientifique, il deviendra clair que les corps ne doivent pas leur gravité à une force intrinsèque, mais à la pression du milieu où ils sont plongés. « Le mouvement des corps graves ne nous apparaîtra plus que comme une transformation des mouvements de l'éther, et la gravité rentrera dans cette unité majestueuse à laquelle on aura ramené toutes les forces physiques 1 . »

Ainsi, chaleur, lumière, électricité, magnétisme, cohésion, affinité chimique, gravité, tout se résoudrait dans l'idée du mouvement. Tous ces mouvements se transformeraient les uns dans les autres, selon des rapports fixes dont quelques-uns seulement sont connus. Forces spéciales, puissances mystérieuses , voilà autant d'entités désormais bannies du domaine scientifique. L'hypothèse de Descartes a passé tout entière dans la science contemporaine, sauf la stérile abstraction de l'étendue identifiée avec la matière. « Que savons-nous de l'atome en dehors de la force, disait Faraday? Vous imaginez un noyau qu'on peut appeler a, et vous l'environnez de forces qu'on peut appeler m; pour mon esprit, votre a ou noyau s'évanouit, et la substance

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