‹ Le nouveau spiritualismeChapitre 76 sur 86 · La physique moderne, p. 172 et · texte numérisé non relu

La physique moderne, p. 172 et

rés remplissent les interstices. Le mouvement d'attraction qui a commencé ne s arrête plus. La variété est le caractère du réseau cosmique, en raison même de son origine; il se déchire donc eà et là en nappes irrégulières, où se manifestent des effets de concentration 1 . » M. Saigey s'empresse de le reconnaître, cette explication, dans laquelle se laisse voir le plus simple mode d évolution, n'a point encore la valeur d'une hypothèse scientifique. Elle ne vaut que pour donner à l'esprit une idée de l'origine des choses, selon les principes actuels de la science. Tout autre est l'autorité de l'hypothèse de Laplace. On sait comment, en adoptant les idées d'Herschel sur la condensation progressive des nébuleuses, et leur transformation en étoiles, Laplace est parvenu, par l'application des principes de la mécanique, à expliquer la constitution du système solaire. Dans l'origine, le soleil et tous les corps qui circulent autour ne formaient qu'une seule nébuleuse, animée d'un mouvement de rotation autour d'une ligne passant par son centre. Par suite d'un refroidissement graduel, des portions de plus en plus grandes de la matière de la nébuleuse se sont condensées en son centre, de manière à former un noyau dont la masse s'accroissait ainsi peu à peu. A mesure que le refroidissement amenait la condensation de nouvelles parties, les matières se précipitaient vers le centre, exactement comme tombent les gouttes d'eau dans lesquelles se résout la vapeur condensée, dans notre atmosphère. Cette chute ne pouvait se produire sans qu'il en résultat un accroissement de la vitesse avec laquelle la nébuleuse tout entière tournait autour de son axe, et, par conséquent, une augmentation progressive de la force centrifuge due à ce mouvement do rotation. Emportées

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