Op. cit, p
parties : les prophètes, le Seigneur et les apôtres. Cette expression : les apôtres, prouve que, pour saint Hippolyte, les épîtres formaient une collection comme les évangiles.
La plupart des critiques pensent queles Philosophoumena sont Pœuvre de saint Hippolyte. Cet ouvrage, écrit vers Tan 230, renferme des citations des évangiles; des Actes des apôtres, des épîtres pauliniennes, à l'exception des épîtres aux Thessaloniciens, à Tite, à Philémon, de la seconde à Timothée et de l'épître aux Hébreux. Les Philosophoumena rapportent que Simon le Magicien et ses disciples écrivirent des livres au nom du Christ et des apôtres, afin de leur donner plus d'autorité auprès des chrétiens, ce qui indiquerait, d'après Grégory\ qu'il existait de son temps chez les chrétiens des écrits reproduisant les paroles du Christ et des épîtres apostoliques.
Saint Hippolyte^ reproche aux Théodotiens d'avoir falsifié audacieusement les Écritures divines, rejeté la règle de l'ancienne foi et méconnu le Christ. Il a cité aussi divers passages du Pasteur d'Hermas, de la Didachè, de l'épître de saint Barnabé, de l'Apocalypse de Pierre, des Actes de Pierre, des Actes de Paul, mais on ne voit pas ^ qu'il ait tenu ces écrits comme Ecritures divines. Quant aux écrits hétérodoxes, cités dans les Philosophoumena^ il est évident qu'il les rejetait.
De Aleatorihus . — L'opuscule intitulé De Aleatoribus, attribué par Harnack au pape Victor P^, fin du II® siècle, est probablement une homélie du commencement du m® siècle, ou, au plus tard, du milieu du m® siècle. Cet opuscule est intéressant à examiner