De pudiciia
8, De Oratione^ 46.
l'Ancien Testament, et il attribue aux évangiles et aux épîtres apostoliques une autorité égale à celle de la i Loi et des Prophètes. Énumérant' les sources de la I foi, il déclare en parlant de l'église romaine : « Istaec- I clesialegemet prophetas cum evangelicis et apostolit cis litteris miscet; inde potat fidem. » Dans plusieurs de ses écrits, il rappelle que le Nouveau Testament est un supplément de l'Ancien, qu'il est le fruit dont l'Ancien est la semence, qu'entre les deux il y a progrès et non opposition. Les termes qu'il emploie pour le désigner sont assez divers : Novum testamentum, evangelicum instrumentum, apostolica instrumenta, emngelicae et apostolicae litterae, emngelia et apostoli. « Tertullien, le théologien jurisconsulte, dit Reuss^, introduisit et popularisa le terme d'instrument évangélique et apostolique, c'est-à-dire de document, charte, acte officiel, dossier de pièces justificatives et réussit ainsi a indiquer de la manière la plus nette et la plus brève la valeur particulière des livres ainsi désignés comme écritures légales et publiques. » Quand il parle de 1 ensemble des écritures, il les appelle : Scripturae, dmnae scripturae, christianae litterae, instrumentum utriusque testamenti, utriusque testamenti paratura. ^
Ainsi que nous l'avons déjà constaté, TertuUien tenait pour inspiré tout livre qui avait immédiatement ou raediatement un apôtre pour auteur, et dont l'origine apostolique était attestée par les églises apostoliques, critérium de canonicité qu'il exprime en ces termes : « Defendentibus... et auctoritatem Ecclesiarum tradilom apostolorum patrocinantem 3. >,
Constatons enfin que TertuUien possédait son /«-
i« De praescriptione, XXVI.