‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 118 sur 259 · Die aliehr. LUteratur, p. 312, Freiburg · texte numérisé non relu

Die aliehr. LUteratur, p. 312, Freiburg

tien de Septime Sévère (202-203), et dut mourir entre 211 et 215. Le premier de ses écrits que nous possédions, V Exhortation aux Grecs, serait de l'an 190; le Pédagogue et les Stromates seraient de date subséquente, ainsi que le Quis dives saWetur et les Hypoty poses, TTcoTUTrwdgtç, Esquisses, que nous ne possédons plus.

Le recueil des écrits néotestamentaires de Clément était très étendu, car, outre les livres canoniques, il contenait des écrits acceptés par quelques églises, puis rejetés, et d'autres qui ont toujours été tenus pour des apocryphes. La question se pose de savoir si Clément a mis sur le même pied ces livres, que nous devons qualifier d'extracanoniques, et les livres canoniques; en d'autres termes, s'il n'a fait aucune distinction entre ceux-ci et ceux-là. Présentons d'abord les données du problème.

Clément a très abondamment cité les livres canoniques du Nouveau Testament, et une première preuve qu'il leur attribuait plus d'autorité qu'aux apocryphes, c'est qu'il les a cités beaucoup plus souvent que ceux-ci. D'après Kutter^, il a cité saint Matthieu environ 300 fois ; saint Luc, 140 ; saint Jean, 95 ; les épîtres aux Romains, 90; aux Corinthiens, 50; auxÉphésiens, 45; saint Marc, 40; l'épître aux Galates, 35; laP® à Timothée, 30; aux Colossiens, 25 ; la à saint Pierre, 23; aux Hébreux, 25; la P® à saint Jean, 15; aux Philippiens, 12; la P^aux Thessaloniciens, 10; les Actes des apôtres, 10; la IP épître à Timothée, 8; l'Apocalypse de saint Jean, 8; l'épître à Tite, 7 ; la II® aux Thessaloniciens, 3; l'épître de saint Jude, 3. Il n'a pas cité la Ih épître de saint Pierre, ni celle de saint Jacques, ni

1. Clemens AUxandrinuê und dxs Neue Testament, p. 99, Giessea,

ÉGLISES D'ORlEiNï (170-220).

la IP et la IIP épître de saint Jean. Il a cité le Kerygma Pétri 7 fois; PApocalypse de Pierre, 3 fois; la Didachè, 2 fois, et d'autres écrits extra-canoniques, dont nous parlerons plus loin.

Les Hypotyposesy d'après Eusèbe * , contenaient un exposé abrégé de toutes les Écritures canoniques, y compris les livres discutés, àvTtXsYOfxsva, c'est-à-dire l'épître de saint Judeetles autres épîtres catholiques, ainsi que Tépître de saint Barnabé et l'apocalypse dite de Pierre.

Dans les Hypotyposes, Clément a rapporté, d'après la tradition des anciens presbytres, l'ordre d'origine des évangiles. Ceux qui contenaient les généalogies, Matthieu, Luc, furent écrits les premiers, puis vinrent les évangiles de Marc et de Jean. Il raconte aussi pourquoi furent écrits les évangiles de saint Marc et de saint Jean 2.

D'après Zahn, les livres IV et V expliquaient les épîtres pauliniennes, adressées à des communautés; le livre VI, les Actes et peut-être les évangiles ; le livre VII, les épîtres pastorales, l'épître à Philémon?et les épîtres catholiques, sauf la seconde épître de saint Pierre ; le VHP, l'épître de saint Barnabé, la seconde épître et l'Apocalypse de saint Pierre, et l'Apocalypse de saint Jean. D'après Photius^, les Hypotyposes commentaient la Genèse, l'Exode, les Psaumes, les épîtres de Paul, les épîtres catholiques et l'Ecclésiastique. Cassiodore^ nous apprend que Clément a interprété les épîtres canoniques, c'est-à-dire la P® et la IP de saint Pierre et celle de saint Jacques . Il nous a laissé un recueil latin de notes qu'on a intitulé : Adumbrationes Clemen-

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