‹ Le Nouveau Testament dans l'Église Chrétienne (volume 2)Chapitre 123 sur 259 · Paedag. II · texte numérisé non relu

Paedag. II

trouvent pas dans le Nouveau Testament. Tantôt il les attribue au Seigneur, tantôt il les introduit par le terme Ypa^p^ ou cpriaiv yp»?^» cpr,alv ô Kupioç, ^lyçiccTzxoLij Xlyet 6 Gta^p, et ne les distingue en rien des sentences authentiques du Seigneur ^ Il a cité l'évangile selon les Égyptiens en l'introduisant en ces termes : 4>6pgTat 81, oTtxai, xar' Aiy^tîtiouç

F.\)(xfysUM ^, mais il déclare nettement qu'il est en dehors des quatre évangiles qui nous ont été transmis. Parlant d'une parole attribuée au Seigneur, il affirme : DpwTOv [jt.èv ouv Iv xotç 7rapa§iSofji^voi; ^[JLtv xé-rTapaiv B\)OL^^{kio\(; oùx "^^ pr,TOv, àXX' sv to) xaT* Xlf\jKxio\j<;^ .

Et il part de cette constatation pour discuter cette sentence, ce qu'il n'aurait pas fait s'il l'avait trouvée dans les évangiles canoniques. Il n'attribuait donc pas aux apocryphes la même autorité qu'aux canoniques. Il a rapporté cependant un passage de l'évangile selon les Hébreux avec la rubrique yê'yP'^^'^^^'-

Trois passages des Traditions de Matthias nous ont été conservéspar Clément sous ces formules : Maxôiaç Iv xatç

7rapa5oj£Ti Tcapaivoîiv ^ ; Xsyoudi Si sv Taï; TîûtpaSoaréŒi MaTÔtav tov aTTOdToXov stpriKsvai^, etc. Clément n'attribuait aucune autorité à cet apocryphe, puisque, d'après lui, les hérétiques, Valentin, Marcion et Basilides, prétendaient appuyer leurs doctrines sur l'enseignement de Matthias ^.

D'après Zahn*^, Clément aurait connu l'évangile de Philippe et l'évangile des Ebionites. Il est vraisemblable qu'il a utilisé le Protévangile de Jacques et peut-être l'évangile de Pierre.

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